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Dur, dur
 d’ĂȘtre banquier !

Remi GuilletCet article a Ă©tĂ© Ă©crit par RĂ©mi GUILLET aujourd’hui retraitĂ©. IngĂ©nieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en MĂ©canique et EnergĂ©tique (UniversitĂ© H. PoincarĂ©-Nancy 1-2002) et diplĂŽmĂ© en Economie/Gestion (DEA UniversitĂ© Paris 13-2001).
Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂźtre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale).

Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siÚge de OSEO entre 1995 et 1998



Les dĂ©bats sur l’actualitĂ© des banques et leur « redressement spectaculaire » tant il est rapide, sont remarquables de
 confusion : tohu-bohu souvent dignes de ce qu’on entend au cafĂ© du commerce, interpellant plus qu’ils n’expliquent mĂȘme Ă  ceux qui sont relativement instruits de la « chose Ă©conomique » 

Dans ce contexte, peut-ĂȘtre n’est-il pas inutile de rappeler trois temps forts qui ont marquĂ© l’histoire rĂ©cente des banques
 au service de l’économie !

D’abord le krach boursier de 1929 venu du dysfonctionnement ou de dĂ©rives dans l’allocation des crĂ©dits et dont les consĂ©quences dĂ©sastreuses auront Ă©tĂ© dĂ©terminantes pour la suite de l’histoire du XX Ăšme siĂšcle : 10 ans de rĂ©cession et de chĂŽmage massif
 qui ont menĂ© Ă  la deuxiĂšme guerre mondiale et tout ce qui a suivi.

Ensuite, Ă  partir des annĂ©es 60, la mise en place et le dĂ©veloppement intensif du crĂ©dit Ă  la consommation avec comme consĂ©quence la naissance de la sociĂ©tĂ© du mĂȘme nom
qui aura ruinĂ© en moins de 50 ans le patrimoine naturel de la planĂšte


Enfin, en 2006 / 2007, avec l’attribution abusive de crĂ©dits Ă  des consommateurs prĂ©caires ou en situation de ressources insuffisantes avĂ©rĂ©es, la crise dite des subprimes qui allait Ă©branler Ă  nouveau le monde de la finance et provoquer une nouvelle crise Ă©conomique majeure


PlutĂŽt triste bilan ! Et pourtant les banques (et autres organismes financiers) sont des « utilitĂ©s » de premiĂšre importance. Faut-il rappeler qu’aux XV Ăšme et XVI Ăšme siĂšcles ce sont elles qui ont permis au commerce de se dĂ©velopper en Ă©vitant des transports de fonds mal sĂ©curisĂ©s, ce sont elles qui ont permis le dĂ©veloppement du transport maritime, le dĂ©veloppement de la manufacture et de l’industrie puis, avec la mise en place de sociĂ©tĂ©s anonymes d’actionnaires, les grands chantiers des XIX Ăšme et XX Ăšme siĂšcles


Alors, il ne faut certainement pas jeter le bĂ©bĂ© - pardon !-
 le banquier avec l’eau du bain !

Le métier traditionnel de la banque



Faire le lien entre l’épargne et le crĂ©dit

A vrai dire l’échange direct de valeurs entre un emprunteur et un crĂ©ancier est possible et a toujours Ă©tĂ© pratiquĂ© 
 Cependant il suppose un lien de confiance absolue entre les deux protagonistes et en pratique concerne rarement de fortes sommes.

Apparues au XV Ăšme siĂšcle, d’abord en Italie, en Allemagne,
 les banques constituent un terrain neutre oĂč crĂ©anciers et emprunteurs n’ont pas Ă  se rencontrer ni Ă  se connaĂźtre, oĂč des crĂ©ances d’origine multiple peuvent ĂȘtre allouĂ©es Ă  un seul emprunteur, oĂč la confiance passe par la caution morale du banquier.

Il y a lĂ  la premiĂšre « utilitĂ© » de la banque : Faire la liaison entre l’épargne et le crĂ©dit.

Aujourd’hui, le crĂ©dit concerne aussi bien l’investissement, indispensable aux entreprises, que la consommation. A ce titre il est devenu indispensable aux mĂ©nages les moins nantis alors maintenus en permanence dans la situation de consommer plus que ne leur permet leur « avoir » disponible. Et le crĂ©dit est devenu un outil « doublement » nĂ©cessaire au fonctionnement de l’économie moderne !

Ainsi la responsabilitĂ© du banquier est-elle particuliĂšrement importante entre le « trop » et le « pas assez »  de crĂ©dit !

Mais si, comme dans toute activitĂ© Ă©conomique, le profit des banques est fonction des quantitĂ©s traitĂ©es, il est aussi fonction du « diffĂ©rentiel » pratiquĂ© entre les taux moyens de rĂ©munĂ©ration de l’argent Ă©pargnĂ©, et celui de l’argent prĂȘtĂ©. Plus ce diffĂ©rentiel est Ă©levĂ© et plus la banque gagne sur chaque opĂ©ration


Certes les banques sont soumises au rĂ©gime de la concurrence mais dans un contexte oĂč elles sont un passage obligĂ© pour des acteurs Ă©conomiques de plus en plus demandeurs de crĂ©dits (sauf ralentissements conjoncturels), notre propos est d’attirer l’attention sur les marges pratiquĂ©es en moyenne et sur le fait que la pratique d’abus ne peut que lĂ©ser l’ensemble du reste des circuits Ă©conomiques. Les banques ont donc, avec les quantitĂ©s de crĂ©dits allouĂ©s et leurs « marges », une responsabilitĂ© de premiĂšre importance


Par ailleurs, et pour appuyer notre propos, les banques doivent Ă©galement se soucier de l’inflation que le crĂ©dit peut engendrer via les intĂ©rĂȘts que l’emprunteur doit verser. En effet, du point de vue macro Ă©conomique, le « commerce du crĂ©dit » doit ĂȘtre source de croissance, Ă  la hauteur des intĂ©rĂȘts qu’il suscite. Plus la quantitĂ© de crĂ©dit allouĂ©e est grande et/ou le taux du prĂȘt Ă©levĂ©, plus la croissance doit l’ĂȘtre! En cas de croissance insuffisante, il y a inflation (1).

Aux banques et autres organismes de prĂȘt de tenir compte du risque d’inflation implicite Ă  l’allocation de crĂ©dit
 


Une nouvelle activité florissante



 Le trading

Au centre de leurs activitĂ©s nouvelles et trĂšs « productif » se trouve, depuis les annĂ©es 80 et particuliĂšrement florissant depuis la fin des annĂ©es 90 avec le dĂ©veloppement d’internet, l’activitĂ© boursiĂšre des banques : le trading et ses surenchĂšres ; une vĂ©ritable « machine Ă  bulles »  Ă  profits virtuels !

L’actualitĂ© a rĂ©cemment mis en lumiĂšre les dĂ©rives de comportement de certains agents de trading et plus rĂ©cemment encore celui de banques qui
 continuent Ă  provisionner des « bonus » pour « leurs traders » 

Alors la collectivitĂ©, au travers des pouvoirs publics, revendique l’encadrement de cette activitĂ© hautement spĂ©culative
 qui engage Ă  nouveau et au plus haut niveau la responsabilitĂ© des banques vis-Ă -vis de l’ensemble de la sociĂ©tĂ©.

Mais que veulent les banques au nom de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ? 


Nous avons dit tohu-bohu


Notre point de vue

Pour tenter d’expliquer ce redressement spectaculaire, revenons sur les raisons donnĂ©es au risque de « faillites bancaires » .

- Des subprimes titrisĂ©s : Mais alors, ce sont les Ă©pargnants (qui se sont vus octroyer ces titres, le plus souvent dans un package plus ou moins opaque, qui ont fait les frais des subprimes ! Et mon voisin, mon cousin
 possesseurs de tels titres devraient ĂȘtre, par prioritĂ©, devenus les propriĂ©taires - au moins partiellement - d’habitations construites au Colorado, en Floride
que leurs occupants, dans l’incapacitĂ© de payer leur « mensualitĂ©s » ont dĂ» quitter ! Et les banques n’ont pas Ă©tĂ© affectĂ©es par la crise des subprimes autant que cela a pu ĂȘtre laissĂ© entendre !

- Trop de games pour les traders : Ou bien les traders mettent en jeu des actions dĂ©tenues par les investisseurs privĂ©s ou bien ils mettent en jeu les fonds propres de la banque pour laquelle ils « travaillent »  Dans le premier cas, s’il y a enregistrement de plus-value, le « gain » en revient Ă  la banque, au trader et Ă  l’investisseur actionnaire. Donc tout va bien pour tous. S’il y a « perte », la banque peut le dĂ©plorer mais la perte affecte surtout l’investisseur actionnaire qui voit son capital fondre
 En revanche, s’il y a prise de risque du trader jouant avec les fonds propres de « sa » banque, c’est la banque qui perd en cas d’échec. Mais alors, il n’y a pas de raisons « statistiques » pour penser que des pertes colossales puissent affecter un grand nombre de banques simultanĂ©ment
 sauf s’il y a des imbrications entre elles
 mais lesquelles ?

Donc au final, reste une crise « psychologique »  une crise de confiance – comme cela a Ă©tĂ© souvent dit aprĂšs l’effondrement d’une banque « phare » amĂ©ricaine et l’affaire des subprimes - ou plus justement encore la crainte des pouvoirs publics (plus qu’un risque rigoureusement Ă©valuĂ©) de voir s’effondrer le systĂšme bancaire international !

Cold case or not ? That’s the question


Mais nous n’irons pas plus loin dans la tentative d’analyse des causes ou des raisons Ă  un redressement aussi rapide des banques
 Nous nous contenterons d’enregistrer ce dernier comme de bon augure !

Malheureusement, en attendant et de son cĂŽtĂ©, l’activitĂ© Ă©conomique rĂ©elle est bien en panne
 avec des perspectives qui restent moroses et un grand besoin - mĂȘme s’il n’est pas toujours manifestĂ© (le contexte de prĂ©caritĂ© de l’emploi induit une grande fĂ©brilitĂ© des demandes de crĂ©dits Ă  la consommation) - d’une intervention trĂšs volontariste de la finance pour favoriser la relance !

Les banques doivent donc par prioritĂ© en revenir Ă  leur premier mĂ©tier en soutien Ă  l’économie rĂ©elle, en accepter les risques en cette pĂ©riode de rĂ©cession (se rappeler des annĂ©es qui ont suivi le krach boursier de 1929).

Mais la rĂ©ussite d’une telle relance passe par des marges trĂšs imprĂ©gnĂ©es du contexte, des taux du prĂȘt de l’argent trĂšs bas, en harmonie avec les (mauvaises) perspectives de croissance rĂ©elle. Le dĂ©fi que doivent relever les banques relĂšve dĂ©sormais de l’intĂ©rĂȘt (sociĂ©tal) gĂ©nĂ©ral


Par ailleurs et par induction, le comportement des banques peut influencer celui des Ă©pargnants et investisseurs (marchĂ© du capital oblige), pouvant amener les actionnaires Ă  revoir leur exigences de rentabilitĂ© de leurs placements
 pour, au final, permettre des gouvernances d’entreprises plus enclines au maintien de l’emploi avant tout et ainsi Ă©viter, autant que faire se peut, le dĂ©veloppement d’un chĂŽmage dĂ©jĂ  dramatiquement Ă©levé 

De mĂȘme, le risque du trading doit (sĂ©rieusement) ĂȘtre encadrĂ©, activitĂ© Ă  revoir Ă  la baisse (d’autant plus qu’elle repose sur l’évaluation de valeurs, Ă  venir, avec le risque de produire des richesses virtuelles, Ă©phĂ©mĂšres, inflationnistes
).

Nous avons eu l’occasion de montrer ce que pouvait apporter la rĂ©percussion du coĂ»t du trading sur la rĂ©munĂ©ration des traders pour aller dans le sens souhaitĂ© (2).

InstallĂ©es souvent dans des immeubles de verre - symbole de fragilitĂ©- mais dans une mise en Ɠuvre qui n’autorise pas la transparence attendue de ce matĂ©riau, de leur « hauteur » dans les plus grands quartiers d’affaires du monde, les banques doivent assumer la grande responsabilitĂ© qui leur incombe dans la gestion de la crise en cours
 Mais en plus et en dĂ©passement Ă  cela, elles doivent Ă©galement prendre part Ă  la rĂ©flexion de fond et plus que jamais nĂ©cessaire Ă  propos des dĂ©fis sociĂ©taux de plus long terme


DĂ©cidĂ©ment, dur, dur d’ĂȘtre banquier !

(1) Petite dissertation sur l’inflation

(2) La fidélisation des actionnaires passe aussi par la rémunération des traders

Vous voulez poursuivre la lecture d'autres articles de Remi GUILLET, alors:

 

ASTER CAPITAL une société de capital risque créée par Alstom et Schneider Electric

businessfinanceAlstom et Schneider Electric viennent de s’associer pour lancer un nouveau fonds de capital risque destinĂ© au financement de jeunes sociĂ©tĂ©s innovantes dans les domaines de l’énergie et de l’environnement.

Le communiquĂ© de presse des deux groupes indique que la sociĂ©tĂ© de capital risque est dĂ©nommĂ©e Aster Capital. Ce fonds sera dotĂ© progressivement de 70 millions d’euros par Schneider Electric (Ă  hauteur de 40 millions d’euros) et Alstom (Ă  hauteur de 30 millions d’euros).

D’autres partenaires industriels pourront s’associer Ă  cette initiative afin de constituer le fonds europĂ©en de rĂ©fĂ©rence dans les domaines de l’énergie et de l’environnement.

Aster Capital bĂ©nĂ©ficie de l’expertise en capital risque acquise par l’équipe de Schneider Electric Ventures depuis 2000 avec son premier fonds de 50 millions d’euros qui a financĂ© plus de 20 sociĂ©tĂ©s en AmĂ©rique du Nord et en Europe (www.se-ventures.com). Cette Ă©quipe a Ă©tĂ© renforcĂ©e rĂ©cemment par deux experts en provenance d’Alstom.

Aster Capital (www.aster.com) a pour vocation de prendre des participations minoritaires dans des start-up innovantes en Europe, en AmĂ©rique du Nord et en Asie dont les technologies nouvelles seront sources d’évolutions majeures dans les domaines de l’énergie et de l’environnement.

En crĂ©ant Aster Capital, Alstom et Schneider Electric, qui occupent des positions de leaders mondiaux dans leurs activitĂ©s respectives, partagent des objectifs communs : contribuer au dĂ©veloppement de jeunes sociĂ©tĂ©s innovantes et mettre en place des coopĂ©rations et des partenariats pour leurs marchĂ©s.

Lien:Aster Capital

 

La création d'entreprise en 24 heures Chrono

advanciaADVANCIA, École de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, dĂ©diĂ©e Ă  l'entrepreneuriat lance la troisiĂšme Ă©dition des "24 Heures Chrono d'ADVANCIA".

80 Ă©tudiants issus d'universitĂ©s ou d'Ă©coles supĂ©rieures sont attendus pour participer Ă  cette opĂ©ration de sensibilisation Ă  l’entrepreneuriat. L'annĂ©e derniĂšre ont participĂ© des Ă©tudiants de:ESSEC, Dauphine, Sorbonne, HEC, IUT CompiĂšgne, Centrale Lille, IAE Poitiers, ESC Lille, Sup GalilĂ©e


Les modalités pour relever ce challenge:

Des étudiants de toutes filiÚres confondues sont regroupés en équipe-projet. Ils ont 24 heures pour présenter un projet d'entreprise viable.

Chaque Ă©quipe dispose de l’aide d’experts dans les domaines clĂ©s : juridiques, financiers, marketing et communication.

Les 24 heures comprennent 6 phases de 4 heures:

Chaque phase s’articule en sĂ©ance collective rĂ©unissant les Ă©quipes autour d’un atelier technique (crĂ©ativitĂ©, Ă©tude de marchĂ©, prĂ©visions financiĂšres
). Les Ă©quipes sont ensuite invitĂ©es Ă  travailler, chacune avec leur coach, Ă  la mise en application du contenu de l’atelier technique dĂ©livrĂ© au prĂ©alable.

A l’issue des 24 heures, chaque Ă©quipe prĂ©sente son projet face Ă  un jury de professionnels. Des prix sont en jeux pour les finalistes. Ainsi sur l'Ă©dition 2009 les trois Ă©quipes finalistes ont Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©es par un trophĂ©e et des chĂšques cadeaux allant de 150 Ă  450€ par participants.

Les modalités pratiques:

Cette opération de sensibilisation à l'entrepreneuriat constituera le "fil rouge" de la 17Úme édition du Salon des Entrepreneurs de Paris, des 3 & 4 février 2010. Ce faisant Xavier KERGALL, Directeur Général du Salon des Entrepreneurs sera également le parrain de cette troisiÚme édition.

La course contre la montre pour formaliser son projet de création d'entreprise débutera le mercredi 3 février à 13h00.

  • DĂ©pĂŽt des candidatures en ligne: du 2 novembre au 22 janvier 2010
  • ADVANCIA : 39 avenue Trudaine, Paris 9e
  • Contacts: Nadine Leblanc ou Madjid Yahiaoui au +33 1 49 70 61 09
  • mail: 24h-chrono@advancia-negocia.fr

Quelques informations sur les finalistes de l'Ă©dition 2009:

  • L’équipe gagnante des 24 heures chrono a conçu un projet de traitement de recyclage des eaux pour les entreprises et les mĂ©nages.
  • La deuxiĂšme Ă©quipe finaliste a rĂ©alisĂ© un site internet, portail de services d’aide aux particuliers dans la vente de leurs biens immobiliers.
  • La troisiĂšme Ă©quipe a, quant Ă  elle, proposĂ© un site destinĂ© Ă  amĂ©liorer le pouvoir d’achat des particuliers.
 

Thierry LHERMITTE acteur et business angel

Thierry lhermitteLorsque l'on lance un nouveau projet de création d'entreprise pour s'assurer de l'existence d'une demande l'idéal est d'avoir une aide indirecte d'institutions publiques qui par des décisions réglementaires vont créer ou stimuler le marché.

Ainsi Charles BEIGBEDER a profité de la libéralisation des placements financiers souhaitée par l'Europe pour lancer Self trade.

Puis toujours sous l'impulsion de l'Europe la France a du accepter la libĂ©ralisation de l'Ă©nergie et voici que le mĂȘme BEIGBEDER lance POWEO et investi personnellement 2 millions d'euros.

Et bien une nouvelle Ă©volution rĂ©glementaire va peut ĂȘtre bĂ©nĂ©ficier Ă  une autre personnalitĂ©...Thierry LHERMITTE, avec la loi HADOPI.

En effet l'adoption de la loi HADOPI va générer directement de nouveaux business.

Pour rappel la loi Hadopi doit permettre de lutter contre le tĂ©lĂ©chargement illĂ©gale d'Ɠuvres artistiques avec diffĂ©rentes opĂ©rations:

  • comme la mise en place de dispositifs permettant d'identifier les internautes qui s'adonnent aux tĂ©lĂ©chargements illĂ©gaux,
  • Suite Ă  cette identification, les internautes recevront un message d'avertissement,
  • En cas de rĂ©cidive, la justice sera saisie.

Pour rendre effective la loi HADOPI il faut donc ĂȘtre en mesure d'identifier les "coupables" et les informer des risques...Cela suppose des compĂ©tences techniques spĂ©cifiques pour surveiller la toile.... visiblement ce challenge serait pris en charge par la sociĂ©tĂ© Trident Media Guard (TMG).

CrĂ©Ă©e en 2002, TRIDENT MEDIA GUARD (TMG) a dĂ©marrĂ© son activitĂ© Ă  partir d’une solution technique logicielle dĂ©veloppĂ©e par les fondateurs pour contrer les tĂ©lĂ©chargements illĂ©gaux de fichiers musicaux sur les rĂ©seaux peer to peer (P2P).

La mission de l’entreprise est de fournir, de maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale, aux maisons de disques et studios de cinĂ©mas un service de protection de leurs Ɠuvres Ă  partir de cette solution logicielle. AprĂšs avoir conquis l’industrie de la musique et de l’édition vidĂ©o, la sociĂ©tĂ© a dĂ©veloppĂ© une solution pour protĂ©ger les jeux vidĂ©os ainsi que les logiciels d’une maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale. A ce jour, la sociĂ©tĂ© compte plusieurs dizaines de clients parmi les acteurs les plus prestigieux de l’édition musicale et cinĂ©matographique.

Comme l'indique pcinpact.com l'entreprise recevra par exemple de la part de la SACEM une dizaine de milliers de chansons à surveiller afin d'identifier ceux qui sont illégaux et surtout leurs hébergeurs....

Et savez-vous qui sont les partenaires financiers de cette entreprise ?

la socité de capital investissement Ouest Venture sur Rennes,

et donc Thierry LHERMITTE....

Découvrant la capacité de l'acteur à prendre des risques économiques on peut s'interroger sur les relations capitalistiques qu'il pourrait avoir avec le site People For Cinema.

Vous connaissez tous le concept de My Major Compagny oĂč comment tout Ă  chacun est en mesure de devenir producteur d'un chanteur en investissement sur le dĂ©veloppement de son premier album avec en contrepartie une quote part sur le chiffre d'affaires. People For Cinema propose la mĂȘme dĂ©marche mais en permettant aux internautes de devenir producteur de film de cinĂ©ma.

Ainsi Le Siffleur, film sortie en salle mercredi dernier avec comme acteur principal...Thierry LHERMITTE, a Ă©tĂ© financĂ© ( pour une infime partie) par 72 producteurs associĂ©s. Les mises officielles: entre 20 et 5 000 €.

Alors Thierry LHERMITTE Ă©galement actionnaire de l'Ă©diteur du site People For Cinema???

 

Les investissements de Marc SIMONCINI

simonciniAu-delà de PRESTIGIUM, Marc SIMONCINI a réalisé d'autres opérations financiÚres:

  • Winamax est une entreprise de jeux de poker en ligne. C'est Patrick Bruel qui est Ă  l'origine de l'idĂ©e et qui a contactĂ© SIMONCINI afin de profiter prochainement de la libĂ©ralisation des jeux en ligne en France.


Ainsi Winamax qui est basée sur Londres aura une déclinaison française dÚs que le législateur aura...légiféré....

  • CrĂ©ation de JAINA CAPITAL, un fonds de capital risque qui devrait pouvoir mobiliser 100 millions d'euros sur 2010. Ce fonds aura un panel d'intervention large avec un seul crĂ©do: accompagner des entreprises qui proposent une cĂ©sure par rapport aux offres du marchĂ©.

Une attention particuliÚre sera portée sur les TIC mais également la filiÚre environnement (biotechnologie, énergie renouvelable...)

Quelques investissements déjà réalisés via JAINA CAPITAL:

  • le marchĂ© de la tĂ©lĂ©phonie mobile en tant qu'opĂ©rateur virtuel. Courant 2010 des “offres mobiles innovantes et low cost” avec la sociĂ©tĂ© CoFiTel devraient ĂȘtre commercialisĂ©es.
  • le marchĂ© de la location d'Ă©quipement et de matĂ©riel entre particulier...sur le net bien Ă©videmment avec le site Zilok

J'avoue qu'avec ce billet il est probable que j'Ă©crire dans quelques mois "Je ne suis pas Marc Simoncini... le retour"