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Le 1er dialogue avec mon investisseur (Fiche 6)

businessfinance Dans la série "10 fiches conseils pour lever des fonds" nous avons eu une phase introductive avec "Les questions essentielles à toute démarche de financement",la fiche Comment et quand me faire connaître ? puis la fiche 2: Signaler mon entreprise auprès d’investisseurs potentiels, suivie de la fiche 3: Choisir les intervenants extérieurs à mon entreprise ,la fiche 4: Rechercher mon investisseur potentiel, la fiche 5 "Sélectionner son investisseur", enchainons maintenant sur la fiche 6 "Le 1er dialogue avec mon investisseur"


Une bonne compréhension des motivations et des attentes d’un investisseur est fondamentale pour bien cerner la façon dont il entend travailler avec les actionnaires principaux et l’équipe dirigeante.

1. Qu’est-ce qui vous intĂ©resse le plus dans notre secteur d’activitĂ© (type de produits et services,technologies spĂ©ciques, taille et croissance du marchĂ©, profils des clients, canaux de distribution, degrĂ© de concurrence, rentabilitĂ© attendue…) ?

2. Qu’est-ce qui vous intĂ©resse le plus dans notre entreprise (produits et services, technologies spĂ©ciques, portefeuille de clients, canaux de distribution, Ă©quipe humaine, partenariats spĂ©cifiques, croissance, rentabilité…) ?

3. Comment nous comparez-vous Ă  nos principaux concurrents (liste des concurrents, critères utilisĂ©s pour nous comparer, opinion sur les points forts relatifs de chacun…) ?

4. Comment vous ĂŞtes vous documentĂ© sur nos principaux concurrents pour former votre opinion ? Comment vous ĂŞtes vous documentĂ© sur nous ? ĂŠtes-vous prĂŞt Ă  signer un accord de confidentialitĂ© pour avoir accès aux informations requises pour votre « due diligence » ?

5. Quelle expĂ©rience de travail avec des sociĂ©tĂ©s comme la nĂ´tre avez-vous ? Pouvez-vous nous citer des exemples spĂ©cfiques ? Parmi ceux-ci, lesquels vous ont apportĂ© le plus de satisfaction ? Pourquoi ? Que pouvez-vous dire sur les autres ?

6. Comment envisagez-vous votre participation Ă  notre aventure commune ?

· Quel niveau d’investissement envisagez-vous ? Sous quelle forme ?

· Quel est l’horizon de temps de cet investissement ?

· En retour de cet investissement, quelle participation attendez-vous dans les organes de gouvernance de l’entreprise ?

· Quelle mĂ©thodologie utilisez-vous pour valoriser notre entreprise ?

· Quelle rentabilitĂ© minimum attendez-vous de votre investissement ?

· Seriez-vous prĂŞt Ă  faire un investissement supplĂ©mentaire dans quelques mois / annĂ©es si nous voulions rĂ©aliser une acquisition ou accĂ©lĂ©rer la croissance interne ?

7. Ă€ quelle occasion avez-vous actuellement – ou avez-vous eu dans un passĂ© rĂ©cent – des contacts semblables avec l’un de mes concurrents ?

8. Si nous n’arrivons pas Ă  Ă©tablir un accord de participation satisfaisant pour tous les deux, avec lequel de ces concurrents essaierez-vous de « faire affaire » ?

9. Qu’est-ce qui vous intrigue le plus dans notre entreprise ? Quelles informations additionnelles aimeriez- vous recevoir ?

10. Parmi les entreprises citĂ©es au point 5 ci-dessus, quelles sont celles que nous pourrions contacter ?

Une bonne compréhension de l’expérience de l’investisseur et des résultats obtenus dans d’autres cas permet de mieux comprendre l’apport respectif de chacun et la contribution que le nouvel investisseur pourra apporter au développement de votre société. Il est donc nécessaire d’engager dès le début un dialogue ouvert et constructif.

 

i>TELE et Marc Simoncini souhaitent offrir aux entrepreneurs la possibilité de promouvoir leur projet avec une émission TV

simoncini2Après plusieurs mois de retard ce nouveau programme télévisuel sera présenté par Capucine Graby et Marc Simoncini. Il mettra en avant une initiative originale du net ou des nouvelles technologies. Chaque entrepreneur aura quelques minutes pour présenter son projet et ses besoins. Marc Simoncini proposera ensuite un diagnostic rapide de la société.

Les personnes intéressées trouveront plus d'informations sur l'entrepreneur et son projet sur le site web de l'i>L@B.

Marc Simoncini est un "serial entrepreneur" de la nouvelle économie. Parce qu'il n'y aura jamais assez d'entrepreneurs, il lance aujourd'hui son i>L@B avec i>TELE pour vous aider à réaliser vos projets.

Si vous avez une idée de création d'entreprise dans les nouvelles technologies, si vous recherchez un financement pour votre société, des conseils ou tout simplement de la visibilité, envoyer votre candidature.

Après sélection, vous viendrez présenter votre entreprise sur i>TELE

Actualisation de Mai 2011: l'Ă©mission ne figure plus dans la grille des programmes.

Voir l'article: ArrĂŞt de l'Ă©mission de Marc Simoncini sur I>TELE?

D'autres articles en lien avec Marc SIMONCINI:

 

Retour sur le lancement du statut d'auto entrepreneur en 2008 par Hervé NOVELLI

Hervé NOVELLI, Secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l' Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises...avait présenté le 18 décembre 2008 à l’université Paris-Dauphine le statut de l’auto-entrepreneurdevant plus de 1 200 invités.

D'une dizaine de minute la vidéo ci-dessous, reprend la présentation générale par Hervé NOVELLI des objectifs et des avantages de ce statut, avec un point particulier sur les documents à remplir pour en bénéficer.



 

Raincampaign et Clean Tag...et le steet marketing

Cela fait quelques temps que je n'ai pas publié de billet un peu décalé.

Aujourd'hui intéressons nous au street marketing, ces techniques de communication qui n'utilisent pas les médias généralistes et qui sont développées dans la rue, au plus près des cibles, pardons des clients visés.

Commençons par le Raincampaign:

Cela consiste à utiliser le sol (un trottoir, un mur...) comme support de communication. L'originalité réside dans la soudaine apparition du message publicitaire. Ce dernier n'apparait que lorsqu'il pleut ou que le support est humide.






La société Continental pour insister sur l'adhérence de ses modèles de pneus par temps de pluie a bien sur été la première à utiliser ce concept original.

Poursuivons par le Clean Tag:

Pas besoin d'être fluently en anglais, presque tout est dans le titre. Le Clean Tag consiste à utiliser la pollution ambiante comme support..En effet nos routes, nos murs sont souvent noircis par la pollution. Alors un nettoyeur haute pression + un pochoir vous donne la possibilité d'écrire un message.

Le jet d'eau Ă  haute pression remplace la bombe de peinture...ce n'est pas Ă©cologique cela ?

Il y a un paradoxe...compte tenu du degré de pollution de notre environnement je ne suis pas certain que la durée de vie du message Clean Tag soit vraiment plus courte qu'un tag avec de la peinture...

Greenpace a utilisé cette technique; l'huile de coude remplace le jet à haute pression



Les collectivités locales "s'y mettent" également:

Profitant de la campagne d’information sur la nouvelle collecte du tri sĂ©lectif en porte Ă  porte, en partenariat avec la communautĂ© de communes « Les Rives de l’Odon », la mairie de Verson la eu recours au Clean Tag avec comme message: « Sacs jaunes : pensez au tri ».

Les lieux ont été choisis en fonction de la fréquentation des habitants. Les versonnais peuvent découvrir et constater cette action de communication: allée de l’Amitié (près du marché), aux sorties des écoles… ( lorsque l'on fait un billet il faut toujours être précis...)

 

Toutes les inventions ne sont pas brevetables...et bénéficier d'un pré diagnostic gratuit de l'INPI

rechercheBeaucoup d'entrepreneurs ont le réflexe BREVET...sauf qu'invention ne rime pas automatiquement avec brevet...En la matière le chemin est tortueux...car pour qu'il y ait brevet il faut prouver qu'à une problématique technique il y a une nouvelle réponse technique qui peut être un produit ou un procédé.

Notons qu'une idée ne peut pas être protégée, par contre les solutions techniques que vous allez mettre en œuvre peuvent être brevetées.

Pour être plus précis pour qu'il y ait brevet il faut:

1 - que la solution soit nouvelle

L'entrepreneur doit vérifier que son invention apporte une nouveauté par rapport à l'état de l'art de la technique au jour du dépôt auprès de l'INPI.

Ce faisant il doit vérifier qu'aucune communication écrite ou orale (lors d'un colloque..) n'a fait référence à son invention. D'une manière générale toute communication publique qui aurait été réalisée avant la date de dépôt rendra caduc la demande de brevet.

Notons qu'il peut y avoir une certaine ironie dans votre démarche: supposé que lors d'une conférence de presse, ou même lors d'une mini conférence vous parlez de votre invention...et le lendemain vous prenez la direction de l'Inpi pour déposer votre brevet...Vous pouvez faire demi-tour !!! car il y aura bien eu une communication publique avant votre dépôt et même si elle vient de vous et que vous êtes l'auteur de l'invention le dépôt ne sera pas recevable.

Par conséquent, jusqu’au dépôt, vous devez garder un secret absolu sur votre invention. Dans le cadre de négociations commerciales avant le dépôt, vous devrez ainsi vous assurer que votre partenaire ne divulguera pas l’invention en lui faisant signer un accord de confidentialité.

Une solution: L’enveloppe Soleau qui permet de dater, tout en gardant le secret, vos projets et vos inventions en cours :

  • avant de contacter un futur partenaire financier, industriel ou commercial, si l’idĂ©e ou le projet n’est pas encore concrĂ©tisĂ©, et de nĂ©gocier des accords confidentiels faisant mention de votre enveloppe ;
  • avant de dĂ©poser un brevet d’invention, si l’inventeur souhaite achever la mise au point de son projet (un nouveau produit, une amĂ©lioration apportĂ©e Ă  un produit, un procĂ©dĂ© innovant) ;
  • en phase de recherche et dĂ©veloppement, pour protĂ©ger les travaux et minimiser les consĂ©quences d’éventuelles indiscrĂ©tions…

Pour vous aider dans votre dĂ©marche de dĂ©pĂ´t de brevet, dans chaque rĂ©gion vous disposez des services de l'ARIST (Agences RĂ©gionales d’Information StratĂ©gique et technologique). Les conseillers des Agences RĂ©gionales d’Information StratĂ©gique et technologique analysent les projets de l’entreprise en tenant compte de son environnement technologique et concurrentiel. Ils aident les PME-PMI Ă  mieux maĂ®triser l’information utile au dĂ©veloppement de nouveaux produits et services dans diffĂ©rents domaines dont :

  • Recherches d'antĂ©rioritĂ© : s'assurer que votre invention est nouvelle, brevetable et que vous pouvez l'exploiter librement.
  • Etats de la technique : dĂ©couvrir des technologies proches, identifier la concurrence et Ă©tablir un Ă©tat de l’art

Notons qu'en Languedoc Roussillon le Conseil Régional via la procédure A.R.A (Aide à la Recherche d'Antériorité) prend en charge 100% du coût d'intervention de l'ARIST pour les entreprises de moins de 1 année d'existence ou les porteurs de projet (futur créateur) suivis par un réseau d'accompagnement.

2 - que l'on puisse constater de l'inventivité

Et là est posée la problématique: à partir de quel niveau considère t-on qu'il y a inventivité? Visiblement pour qu'il y ait inventivité il est nécessaire:

  • que vos solutions techniques sortent des schĂ©mas connus, qu'elles ne soient pas Ă©videntes aux yeux des "hommes du mĂ©tier", c'est Ă  dire Ă  des personnes proches de votre mĂ©tier, de vos compĂ©tences.
  • qu'il ne s'agisse pas simplement de l'assemblage de solutions techniques prĂ© existantes

3 - qu' une application industrielle soit possible

Un exemple de demande de brevet non éligible explicitée par l'INPI avec le crayon gomme

Imaginons que le crayon gomme ne soit pas encore créé. Vérifions s’il répondrait aux conditions de brevetabilité.

  • La solution technique rĂ©pond-elle Ă  un problème technique ? Oui.
  • Est-elle susceptible d’application industrielle ? Oui, on peut fabriquer des crayons gomme.
  • Est-elle nouvelle ? On peut le supposer si son inventeur ne l’a pas divulguĂ©e avant de dĂ©poser sa demande de brevet.
  • Mais y a-t-il activitĂ© inventive ? Non, car le crayon et la gomme Ă©taient connus Ă  la date du dĂ©pĂ´t. Il Ă©tait alors Ă©vident, pour l’homme du mĂ©tier (c’est-Ă -dire le fabricant de crayons), de juxtaposer un crayon et une gomme pour Ă©crire et gommer avec le mĂŞme outil.

Les conditions de la brevetabilité du crayon gomme ne sont donc pas réunies.

Pour terminer vous pouvez bénéficier d'un pré diagnostic gratuit de l'Inpi:

Si vous avez placĂ© l'innovation au cĹ“ur de votre entreprise et vous voulez protĂ©ger vos crĂ©ations ? Brevets, marques, modèles… ou alors Ă©valuer le potentiel de votre entreprise demander Ă  l’INPI un prĂ©-diagnostic gratuit.

Rapide et confidentiel, ce service vous permet d’avoir une vision claire sur les protections possibles de vos innovations. Il vous donne des pistes d’action concrètes pour mettre en œuvre ou optimiser votre stratégie de propriété industrielle.

Pour en bĂ©nĂ©ficier une inscription en ligne est requise, alors cliquer sur : PrĂ© diagnostic de l'Inpi