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Les VC américain sont ils différents des VC Français?

Dans un entretien sur le blog Techcrunch.com Paul Graham expose deux réflexions:

  • Il pense que nous ne sommes pas actuellement dans une bulle internet en terme de financement des start up,
  • Il insiste sur le fait que les startups ne devraient pas se soucier du modèle Ă©conomique.
Paul Grahmam dispose d'une certaine autorité aux USA en tant Partner dans le fonds d'investissement YCombinator basé à Mountain View et qui investit dans de jeunes sociétés high tech.

Le fait de ne pas se focaliser sur le business model et les sources de revenus mais sur la capacité du projet à répondre aux attentes des utilisateurs (puisque les clients ne sont pas encore définis) est intéressant. En effet une fois que le projet a atteint un volume suffisant d'utilisateurs les possibilités de rentrées financières s'imposeront: Google a su répondre à cette problématique, You tubes y travail actuellement....

Cette manière de penser la création d'entreprise innovante est elle envisageable en France?

Difficile car en phase de création, même lorsque le modèle économique est défini la plupart des VC demandent à ce que ce dernier soit validé.. comment? par du chiffre d'affaires ou des commandes fermes. Ce qui constitue en soit une barrière au financement assez importante.

Alors rechercher des fonds en phase d'amorçage tout en expliquent que l'équipe n'a pas encore pu déterminer comment le projet va générer du cash parait complètement surréaliste (mais il doit exister, enfin je l'espère, des contres exemples)

Le référentiel des VC Français semble sur ce point trés éloigné de celui des américains; en France la plupart du temps seul des business angels qui sont issus du secteur peuvent adhérer à un projet où le modèle économique n'est pas encore défini.
 

La difficulté pour financer la phase de faisabilité technologique et commerciale

Aujourd'hui il est trés délicat d'entreprendre en France lorsque l'on a comme objectif final la création d'une entreprise innovante:

Une des difficultés tient au financement des premiers prestataires qui vont valider ou non la faisabilité du projet.

Avant de passer par la phase de création juridique de l'entreprise il est plutôt intéressant de répondre à des questions somme toute basiques:
  • la technologie que j'ai identifiĂ©e correpond-t- elle exactement Ă  mes besoins ?
  • suis-je assurĂ© que les adaptations envisagĂ©es sont rĂ©alisables dans le temps et en fonction de mes revenus ?
  • y-a-t-il vĂ©ritablement une demande solvable correpondant Ă  mon produit ou service ?
  • mon idĂ©e a-elle fait l'objet d'un dĂ©pĂ´t de brevet ?
C'est grâce à une étude de marché, à la conception d'un prototype, à des recherches documentaires techniques, à l'identification de sous-traitant(s).... que toutes ces questions trouveront réponses.

Ainsi avant de créer l'entreprise, de mobiliser des ressources humaines plus conséquentes, de recourir aux financements bancaires, des fonds doivent être réunis pour financer cette phase de faisabilité.

Même s'il existe quelques instruments financiers publics (OSEO...), que nous aborderons dans d'autres billets, force est de constater qu'il existe un manque dans la chaîne du financement de la phase ante création.
 

Les fonds d'investissements cèdent leurs participations- pour quoi faire?

Dans le quotidien La Tribune de ce jour un article sur la multiplication des cessions de participations réalisées par des fonds d'investissements:
" Les fonds d'investissement accélèrent les sorties notamment gràce aux conditions de financement trés favorables ", explique Arnaud Bouyer, vice-président de Morgan Stanley en France.

Par la vente de ces participations les fonds assurent une rentabilité des capitaux propres investis à court terme et démontrent à leurs bailleurs de fonds une saine et efficace gestion.
Les fonds d'investissements peuvent céder leur titres dans la mesure où il existe une demande forte de la part d'industriels (qui souhaitent acheter des entreprises) mais également d'autres fonds d'investissements.

Avec ces cessions réussies les fonds trouveront plus facilement d'argent de la part d'épargnants, qu'ils soient privés ou institutionnels.

Il faut espérer que les plus values réalisées seront investies auprès de jeunes entreprises....
 

Exonération de charges sociales: info ou intox?

On nous annonce une suppression des charges sociales...à première vue plutôt une bonne nouvelle lorsque l'on sait l'impact de ce type de "friandises" sur les comptes d'une entreprise.

Pour certaines sur 100 euros de salaire brut versés à un salarié il faut rajouter 50 euros au titre des charges patronnales.

Mais au delà des effets d'annonce, cette suppression des charges sociales ne concerne que celles de la sécurité sociale et donc porte sur:
  • l'assurance maladie, dĂ©cĂ©s, maternitĂ©
  • l'assurance vieillesse
  • l'allocation familiale
Or pour les salariés touchant le SMIC les charges de sécurité sociale à payer par l'entreprise représentent 2.1% de la rémunération versé.

En conclusion on nous annonce une réduction des charges sur les salaires de 2,1%, intéressant mais on peut rester sceptique sur l'effet entrainant que cela peut avoir sur la création d'emploi.
 

LMPE, une association d' Ă©conomie solidaire

Reprendre, mĂŞme sans moyens financiers, une entreprise employant 10 Ă  30 personnes,
Créer, reprendre ou développer une entreprise, cela s'apprend !

LMPE est une association d'économie solidaire dont l'objet est d'enseigner comment susciter la création d'emplois en donnant le goût, l'idée et les moyens à certains micro projets ayant un réel potentiel de croissance de mettre en oeuvre ce potentiel pour devenir de véritables PME créatrices d'emplois.

Cette association sera réunie le:Jeudi 31 aout 2006 à 17h45
Mairie du 20ième arrondissement
Place Gambetta - Métro "Gambetta " Sera présentée notamment l'association love money:
http:/www.love-money.org