ALTO-STUDIO
 

"La France d'en bas" des Entrepreneurs indépendants est elle suffisamment écoutée par nos �lus?

Le Président de la République a lancé courant septembre le haut conseil de la science et de la technologie. Sous son autorité les membres du conseil seront appelés à conseiller, éclairer le gouvernement sur les choix et orientations à prendre en matière de :
  • recherche scientifique,
  • transfert de technologie et d'innovation.
Les 20 membres composant ce conseil appartiennent Ă  l'AcadĂ©mie des sciences ou au Collège de France ou Ă  dâ??autres structures de recherche.

On peut sâ??interroger sur la composition de ce comitĂ©; sans remettre en cause les compĂ©tences des membres il aurait Ă©tĂ© peut ĂŞtre opportun dâ??Ă©largir cette instance de rĂ©flexion Ă  des entrepreneurs, ingĂ©nieurs, consultants, techniciens qui au travers de start-up ou de PME-PMI font lâ??Ă©conomie de demain.

Le ministère de lâ??Ă©conomie et des Finances a su quant Ă  lui sâ??entourer dâ??experts dâ??horizon divers pour son rapport
« Les technologies clés 2010 ». L'étude qui a été menée répond à deux interrogations:
  • quelles sont les technologies qui assureront un avantage de compĂ©titivitĂ© et d'attractivitĂ© Ă  la France dans le monde Ă  l'horizon 2010-2015 ?
  • quelles orientations technologiques doivent prendre les acteurs publics pour rĂ©pondre Ă  ces impĂ©ratifs ?

La rĂ©alisation de lâ??Ă©tude a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  5 sociĂ©tĂ©s sous la conduite dâ??un cabinet de conseil.

Plus de 100 experts de lâ??industrie, des PME/PMI, de la recherche publique et des rĂ©seaux locaux dâ??accompagnement ont Ă©tĂ© mobilisĂ©s pour apporter une contribution prospective.

Pour Ă©valuer lâ??intĂ©rĂŞt que reprĂ©sente le point de vue des PME-PMI dans les problĂ©matiques dâ??innovation et de transfert de technologie on peut sâ??appuyer sur le bilan 2004 du CrĂ©dit ImpĂ´t Recherche.

Ce mĂ©canisme fiscal qui aide les entreprises dans leurs opĂ©rations de recherche et de dĂ©veloppement (via une rĂ©duction de lâ??impĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s ou le remboursement dâ??une partie des dĂ©penses de R/D pour les jeunes entreprises) est intĂ©ressant puisquâ??il concerne Ă  la fois les TPE, PME et grands groupes.

Or si on analyse les bénéficiaires on remarque que sur 2004 :
  • 6 369 entreprises
  • 4 176 (TPE-PME indĂ©pendantes, non liĂ©es Ă  un groupe)
  • 880 groupes
Ainsi au niveau du CIR, presque 7 entreprises sur 10 qui innovent sont des TPE/PME/PMI.

Ces dernières doivent sûrement avoir quelques idées sur les tendances technologiques actuelles et futures�.
 

Et sâ??il y avait une corrĂ©lation entre le budget dâ??une Ecole de Commerce ou dâ??ingĂ©nieurs et sa rĂ©putationâ?¦

(Si vous ĂŞtes Français et Directeur dâ??une structure dâ??enseignement; pour votre moral ne lisez pas ce billet)

Privées ou publiques, les universités américaines peuvent percevoir des financements provenant du gouvernement fédéral et des Etats et instances locales, directement ou indirectement, sous forme de subventions pour le fonctionnement des établissements, contrats de recherche, ou bourses et autres aides pour les étudiants.

A cela, il faut ajouter deux modes de financement privés, très spécifiques à la culture économique américaine:

1- Le "fund raising", qui consiste à mener de véritables campagnes de levée de fonds auprès d'un large public (anciens élèves, entreprises, et autres), est pratiqué par les universités individuellement ou bien en groupe. 22 établissements d'enseignement supérieur privés et publics ont ainsi déjà recueilli en un mois un total de 256,3 millions de dons et promesses de dons , la somme de leurs objectifs pour l'année en cours est supérieure à un milliard de dollars.

2- Les "endowment funds" correspondent au capital financier des universités, principalement constitués et abondés par les dons collectés et une partie des intérêts de ce capital. Le placement de ces fonds peut engendrer des revenus très appréciables suivant l'importance des sommes placées .

Harvard University, dont les activités de " fund raising " sont parmi les plus fructueuses, vient d'annoncer un retour d'investissements de 16.7% sur son capital financier, lequel atteint ainsi 29,2 milliards de dollars, ce qui fait d'elle l'université la plus riche des Etats-Unis, très loin devant Yale University, classée en 2ème position par la National Association of College and University Business Officers (NACUBO), avec un capital nouvellement évalué à 18 milliards grâce à un rendement de 22.9% cette année !

Les revenus du considérable patrimoine de Harvard, subdivisé en environ 11.000 différents fonds, lui permettent de couvrir une grande partie de ses dépenses annuelles (aides-étudiantes, salaires des professeurs, maintenances des locaux, etc.).

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/39311.htm
 

Les Incubateurs d'Idées: un nouvel outil pour stimuler la création d'entreprises

Pour aider Ă  la crĂ©ation et au dĂ©veloppement dâ??entreprises il existe des incubateurs/pĂ©pinières dâ??entreprises. Au sein de ces structures vous trouverez des bureaux ou ateliers de production mais surtout des conseils et un accompagnement gratuit sur toutes les problĂ©matiques rencontrĂ©es par un futur entrepreneur (technologie, marketing, financeâ?¦).

La France avec plus de 300 pĂ©pinières/incubateurs nâ??est pas la seule Ă  dĂ©velopper ce type dâ??outil destinĂ© Ă  stimuler la crĂ©ation dâ??entreprises Ă  potentielles tout en luttant contre le taux de mortalitĂ©.

En effet en IsraĂ«l les 24 incubateurs crĂ©Ă©s en 1991 ont gĂ©nĂ©rĂ© plus dâ??un millier de projets, qui pour 45% dâ??entre eux se sont transformĂ©s en crĂ©ation dâ??entreprises technologiques.

DorĂ©navant il faudra compter sur un nouveau type dâ??outil dâ??aide Ă  la crĂ©ation dâ??entreprises: l'Incubateur dâ??idĂ©es. Le journal Globes dĂ©crit le concept :

Une personne ayant des idĂ©es de crĂ©ations dâ??entreprises mais ne souhaitant pas les mettre directement en Ĺ?uvre les exposent et si elles dĂ©bouchent sur une crĂ©ation effective lâ??auteur recevra entre 10% et 40% du capital de la nouvelle entitĂ© juridique.

Selon le promoteur de cet incubateur, Monsieur Yossi Delevie, il y aurait près de 30 000 bonnes idées technologiques en Israël qui ne sont pas exploitées.

Dâ??ailleurs plusieurs entreprises ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© crĂ©Ă©es en respectant ce principe.
 

Google gobe You Tube....

Le rachat de You tube par Google a été confirmé.

Les fondateurs de cette start up qui héberge des vidéos et la société de capital risque Sequoia Capital, qui possède 30% des actions, font une belle plus value:

  • Sequoia a vu sa mise initiale multipliĂ©e par 41 en 2,5 ans
  • Les fondateurs Chad Hurley, Steve Chen, et Jawed Karim devraient rĂ©cupĂ©rer chacun entre 100 et 200 millions de dollars
Google va lâcher dans cette histoire 1 ,65 milliards de dollars, reste Ă  savoir sâ??il sâ??agit de cash ou dâ??Ă©change dâ??actions.

Cette opération va indirectement revaloriser aux yeux des capitaux risqueur tous les business qui tournent autour de la vidéo sur le web.

Ce faisant Dailymotion, qui a son siège Ă  Paris et qui compte aujourd'hui 17 salariĂ©s et vise une trentaine d'embauches d'ici fin 2007devrait voir sa cĂ´te monter auprès des financiers. En effet lâ??entreprise propose aux amateurs de vidĂ©os de mettre leurs
« Ĺ?uvres » sur le site Dailymontion.

Après une première levée de fonds de 150 000 euros réalisé en juin 2005, la société française a levé en août 2006 7 millions d'euros auprès des sociétés de capital-risque Atlas Venture et Partech International.

Billet Ă  partir des sources : Techcrunch et news
 

Microsoft france accompagne gratuitement les entreprises innovantes (suite)

Lors d'un billet précédent, ici, avais été abordé l'intérêt du programme d'accompagnement des créateurs de start up lancé par Microsoft France. Julien Codorniou, responsable de l'opération vient de faire un point sur son blog: Sur les 40 startup partenaires de Microsoft en France:
  • 32 ont levĂ© des fonds
  • 18 ont levĂ© des fonds depuis la signature du partenariat (3Mâ?¬ en moyenne).
  • Elles ont toutes constatĂ© une croissance tres significative de leur CA depuis le partenariat. 1000% 800%, pour certaines..
  • 5 partenariat technologiques avec Microsoft Corp
  • 10 success stories d'internationalisation.