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100 000 Entrepreneurs dans nos collèges et lycées

L'opération « 100 000 Entrepreneurs » organise des témoignages de chefs d'entreprise et de responsables associatifs dans les collèges, les lycées et l'enseignement supérieur en France.

Si vous pensez qu'il est urgent de :

  • Sensibiliser les 13-25 ans au monde de l'entreprise et des associations,
  • Leur faire prendre conscience que l'avenir peut ĂŞtre une source d'Ă©panouissement et d'opportunitĂ©s pour qui veut bien le prendre en main
Alors soutenez cette action en vous inscrivant sur le site: http://www.100000entrepreneurs.com/
 

Comment la concurrence démocratise notre confort de vie et notre portefeuille

Ce billet prend naissance dans un avion en partance de Carcassonne en direction de Charleroix (Belgique) avec la compagnie de transport aérien Ryanair.

Bien que professionnel, ce déplacement est l'occasion de constater comment la concurrence lorsqu'elle est pleine et entière profite aux consommateurs.

Qui pourrait regretter le monopole de l'ex Air France, lorsque pour 80 euros (A/R) des compagnies low cost vous proposent de faire des milliers de kilomètres en une poignée d'heures et d'euros.

L'ouverture du ciel français à la concurrence depuis 1990 a généré une baisse significative des prix et ainsi permis au plus grand nombre d'accéder à ce type de transport: la mixité sociale est devenue une plus grande réalité dans nos aéroports.

Avec la chute des prix sur de nombreuses destinations, l'avion est devenue plus accessible: personne ne peut raisonnablement regretter le temps où le trajet Nice/Paris rapporté au kilomètre était le plus cher au monde.

Au-delà de notre confort personnel et financier combien de régions, de communes ont vu leur tissu économique stimulé suite à la création de lignes à bas coût. Ainsi Marseille va se doter d'une aérogare réservée exclusivement aux compagnies low cost avec à la clé 1 millions de touristes attendus sur les bouches du Rhône, le Var et le Vaucluse.
 

Et si nos sociétés de capital risque Françaises s'inspiraient de leur consoeurs Américaines ?

Sur Techcrunch une info intéressante concernant une société de capital renommée : Charles River Ventures (1.8 milliards de dollars investi sur ces 36 dernières années).

Cette dernière lance le projet Quick Start qui consiste à financer des projets en phase d'amorçage: phase cruciale où le créateur formalise son idée, détermine les solutions techniques afin d'aboutir à un prototype ou un démonstrateur.

Ce qui est intéressant dans la démarche c'est la relative faiblesse des tickets d'entrée : les créateurs doivent avoir un besoin de financement compris entre 100 000 et 500 000 dollars.

Notons que la plupart de leurs confrères US interviennent sur des levées de fonds où l'unité de compte est le million de dollars.

De plus les modalités d'interventions sont originales par rapport à notre pays:

Ils financent l'entreprise avec un outil financier qui ressemble fortement à nos obligations convertibles en actions :l'apport d'argent est réalisé sous la forme d'un prêt avec les caractéristiques suivantes :
  • un taux d'intĂ©rĂŞt est appliquĂ©,
  • la sociĂ©tĂ© de capital risque a la possibilitĂ© de convertir son prĂŞt en actions et donc de devenir Ă  terme propriĂ©taire d'une quĂ´te part de l'entreprise financĂ©e.
Lorsque la « start up » va passer à une phase de production et de commercialisation de l'innovation, un nouveau tour de table va être lancé. C'est à ce moment là que l'originalité de la démarche apparaît:

De nouveaux capitaux risqueurs vont être appelés afin de financer cette seconde phase. Ces nouveaux entrants vont retenir une valeur de la société qui va déterminer le niveau de dilution des actionnaires initiaux.

Par rapport à cette valorisation Quick Star va bénéficier d'une décote de 5% par mois avec un plafond correspondant à 25%.

Pourquoi nos capitaux risqueurs Français ne proposent pas cette offre qui répondrait pourtant à:
  • une demande de financement de l'amorçage (parent pauvre de la chaĂ®ne de financement en France),
  • une demande de financement pour des tickets relativement faibles. On assiste depuis 5 ans Ă  une augmentation rĂ©gulière des tickets d'entrĂ©e ; pour exemple très difficile de mobiliser un FCPI pour des tickets infĂ©rieurs Ă  1 millions d'euros,
  • une demande de rĂ©activitĂ© et de rapiditĂ© dans la mise en place d'un tour de table. La procĂ©dure amenant Ă  une levĂ©e de fonds est souvent extrĂŞmement longue (en moyenne plus de 8 mois) Le fait de ne pas nĂ©gocier dès le dĂ©part la valorisation de la sociĂ©tĂ© rend l'accord plus aisĂ© et rend peut ĂŞtre les diligences plus rapides et centralisĂ©es sur l'essentiel.
 

Lancement de la 9e édition du Concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes.

A partir du 1er décembre 2006, les dossiers de participation seront disponibles sur les sites Internet:

- du ministère délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche: www.recherche.gouv.fr (ici),

- de l'Agence nationale de la recherche (ANR) : www.agence-nationale-recherche.fr (ici),

- d'OSEO: http://www.oseo.fr/ (ici),

- et également auprès des délégations régionales à la recherche et à la technologie (DRRT) et des directions régionales d'OSEO.

Les dossiers de participation pourront être déposés jusqu'au jeudi 15 février 2007 auprès des directions régionales d'OSEO (sauf pour les TOM : auprès des délégués régionaux à la recherche et à la technologie).

La vocation du "concours" est de détecter, de faire émerger des projets de création d'entreprises de technologies innovantes et de récompenser les meilleurs d'entre eux grâce à un soutien financier et un accompagnement adapté.

2 catégories de projets peuvent ainsi être présentées :

* " les projets " en émergence ", qui nécessitent encore une phase de maturation et de validation technique, économique et juridique peuvent bénéficier d'une subvention d'un montant de 45 000 € maximum pour financer les prestations nécessaires à la maturation de leur projet.

* " les projets " création-développement ", dont la preuve du concept est déjà établie et dont la création d'entreprise peut être envisagée à court terme peuvent bénéficier d'une subvention d'un montant de 450 000 € maximum destinée les aider à financer leur programme d'innovation.

Depuis maintenant 8 ans, le ministère chargé de la recherche oeuvre pour favoriser la création d'entreprises innovantes et renforcer le soutien à l'innovation. Au fil des années le concours est devenu une des pièces majeures de ce dispositif de soutien à l'innovation.

La procédure pour participer est la suivante:

Préalablement sélectionnés par des jurys régionaux à travers l'ensemble des territoires, les projets " création-développement "retenus sont présentés à un jury national qui établit le palmarès définitif et la répartition des dotations.

A partir de cette année, le jury national délègue aux jurys régionaux . le choix des lauréats de la catégorie " en émergence ".

Organisé dans toutes les régions françaises, rassemblant tous les profils de porteurs de projets, tous secteurs confondus, le concours récompense les personnes qui ont su relever le défi de l'innovation et prendre le pari de la création d'entreprise.
 

3I, une société de capital investissement à connaître

Interview de Guy Zarzavatdjian (Directeur Général de 3i France) dans Easy bourse (ici) qui éclaire le fonctionnement et la stratégie de 3i.

En résumé nous pouvons retenir plusieurs éléments:

- en France 3i comprend 23 investisseurs dont 3 pour le capital risque.

- Répartition de l'activité:

50% en reprise/transmission,
40% en capital développement,
10% en capital risque.

- Les filières visées par 3I:

En Reprise d'entreprise et capital développement: les biens de consommation, notamment la distribution et l'agro-alimentaire, les médias, l'nternet, la santé, les transports.

En Capital risque: les technologies de l'information, l'Ă©lectronique, les semi-conducteurs, ainsi que les biotechs.

En France, 3I est présent depuis plus de 20 ans et a accompagné plus de 350 entreprises de toutes tailles et tous secteurs d'activités.

3I réalise le plupart de ses opération auprès des PME-PMI que ce soit en capital développement ou lors de reprise d'une entreprise via la création d'une holding qui rachète la société cible.

Ce faisant les équipes accompagnent des entreprises de taille moyenne à grosse, ce qui s'appelle le « mid market ».

Ils considèrent que ces sociétés sont au coeur de la vitalité de l'économie, et qu'elles sont confrontées à de nouveaux enjeux, notamment l'internationalisation et la croissance externe. Elles répondront d'autant mieux à ces enjeux qu'elles le feront avec un partenaire capable de leur apporter financement et conseil.