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Comment la concurrence démocratise notre confort de vie et notre portefeuille

Ce billet prend naissance dans un avion en partance de Carcassonne en direction de Charleroix (Belgique) avec la compagnie de transport aérien Ryanair.

Bien que professionnel, ce déplacement est l'occasion de constater comment la concurrence lorsqu'elle est pleine et entière profite aux consommateurs.

Qui pourrait regretter le monopole de l'ex Air France, lorsque pour 80 euros (A/R) des compagnies low cost vous proposent de faire des milliers de kilomètres en une poignée d'heures et d'euros.

L'ouverture du ciel français à la concurrence depuis 1990 a généré une baisse significative des prix et ainsi permis au plus grand nombre d'accéder à ce type de transport: la mixité sociale est devenue une plus grande réalité dans nos aéroports.

Avec la chute des prix sur de nombreuses destinations, l'avion est devenue plus accessible: personne ne peut raisonnablement regretter le temps o√Ļ le trajet Nice/Paris rapport√© au kilom√®tre √©tait le plus cher au monde.

Au-del√† de notre confort personnel et financier combien de r√©gions, de communes ont vu leur tissu √©conomique stimul√© suite √† la cr√©ation de lignes √† bas co√Ľt. Ainsi Marseille va se doter d'une a√©rogare r√©serv√©e exclusivement aux compagnies low cost avec √† la cl√© 1 millions de touristes attendus sur les bouches du Rh√īne, le Var et le Vaucluse.
 

Et si nos sociétés de capital risque Françaises s'inspiraient de leur consoeurs Américaines ?

Sur Techcrunch une info intéressante concernant une société de capital renommée : Charles River Ventures (1.8 milliards de dollars investi sur ces 36 dernières années).

Cette derni√®re lance le projet Quick Start qui consiste √† financer des projets en phase d'amor√ßage: phase cruciale o√Ļ le cr√©ateur formalise son id√©e, d√©termine les solutions techniques afin d'aboutir √† un prototype ou un d√©monstrateur.

Ce qui est intéressant dans la démarche c'est la relative faiblesse des tickets d'entrée : les créateurs doivent avoir un besoin de financement compris entre 100 000 et 500 000 dollars.

Notons que la plupart de leurs confr√®res US interviennent sur des lev√©es de fonds o√Ļ l'unit√© de compte est le million de dollars.

De plus les modalités d'interventions sont originales par rapport à notre pays:

Ils financent l'entreprise avec un outil financier qui ressemble fortement à nos obligations convertibles en actions :l'apport d'argent est réalisé sous la forme d'un prêt avec les caractéristiques suivantes :
  • un taux d'int√©r√™t est appliqu√©,
  • la soci√©t√© de capital risque a la possibilit√© de convertir son pr√™t en actions et donc de devenir √† terme propri√©taire d'une qu√īte part de l'entreprise financ√©e.
Lorsque la ¬ę start up ¬Ľ va passer √† une phase de production et de commercialisation de l'innovation, un nouveau tour de table va √™tre lanc√©. C'est √† ce moment l√† que l'originalit√© de la d√©marche appara√ģt:

De nouveaux capitaux risqueurs vont être appelés afin de financer cette seconde phase. Ces nouveaux entrants vont retenir une valeur de la société qui va déterminer le niveau de dilution des actionnaires initiaux.

Par rapport à cette valorisation Quick Star va bénéficier d'une décote de 5% par mois avec un plafond correspondant à 25%.

Pourquoi nos capitaux risqueurs Français ne proposent pas cette offre qui répondrait pourtant à:
  • une demande de financement de l'amor√ßage (parent pauvre de la cha√ģne de financement en France),
  • une demande de financement pour des tickets relativement faibles. On assiste depuis 5 ans √† une augmentation r√©guli√®re des tickets d'entr√©e ; pour exemple tr√®s difficile de mobiliser un FCPI pour des tickets inf√©rieurs √† 1 millions d'euros,
  • une demande de r√©activit√© et de rapidit√© dans la mise en place d'un tour de table. La proc√©dure amenant √† une lev√©e de fonds est souvent extr√™mement longue (en moyenne plus de 8 mois) Le fait de ne pas n√©gocier d√®s le d√©part la valorisation de la soci√©t√© rend l'accord plus ais√© et rend peut √™tre les diligences plus rapides et centralis√©es sur l'essentiel.
 

Lancement de la 9e édition du Concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes.

A partir du 1er décembre 2006, les dossiers de participation seront disponibles sur les sites Internet:

- du ministère délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche: www.recherche.gouv.fr (ici),

- de l'Agence nationale de la recherche (ANR) : www.agence-nationale-recherche.fr (ici),

- d'OSEO: http://www.oseo.fr/ (ici),

- et également auprès des délégations régionales à la recherche et à la technologie (DRRT) et des directions régionales d'OSEO.

Les dossiers de participation pourront être déposés jusqu'au jeudi 15 février 2007 auprès des directions régionales d'OSEO (sauf pour les TOM : auprès des délégués régionaux à la recherche et à la technologie).

La vocation du "concours" est de d√©tecter, de faire √©merger des projets de cr√©ation d'entreprises de technologies innovantes et de r√©compenser les meilleurs d'entre eux gr√Ęce √† un soutien financier et un accompagnement adapt√©.

2 catégories de projets peuvent ainsi être présentées :

* " les projets " en √©mergence ", qui n√©cessitent encore une phase de maturation et de validation technique, √©conomique et juridique peuvent b√©n√©ficier d'une subvention d'un montant de 45 000 ‚ā¨ maximum pour financer les prestations n√©cessaires √† la maturation de leur projet.

* " les projets " cr√©ation-d√©veloppement ", dont la preuve du concept est d√©j√† √©tablie et dont la cr√©ation d'entreprise peut √™tre envisag√©e √† court terme peuvent b√©n√©ficier d'une subvention d'un montant de 450 000 ‚ā¨ maximum destin√©e les aider √† financer leur programme d'innovation.

Depuis maintenant 8 ans, le ministère chargé de la recherche oeuvre pour favoriser la création d'entreprises innovantes et renforcer le soutien à l'innovation. Au fil des années le concours est devenu une des pièces majeures de ce dispositif de soutien à l'innovation.

La procédure pour participer est la suivante:

Préalablement sélectionnés par des jurys régionaux à travers l'ensemble des territoires, les projets " création-développement "retenus sont présentés à un jury national qui établit le palmarès définitif et la répartition des dotations.

A partir de cette année, le jury national délègue aux jurys régionaux . le choix des lauréats de la catégorie " en émergence ".

Organisé dans toutes les régions françaises, rassemblant tous les profils de porteurs de projets, tous secteurs confondus, le concours récompense les personnes qui ont su relever le défi de l'innovation et prendre le pari de la création d'entreprise.
 

3I, une soci√©t√© de capital investissement √† conna√ģtre

Interview de Guy Zarzavatdjian (Directeur Général de 3i France) dans Easy bourse (ici) qui éclaire le fonctionnement et la stratégie de 3i.

En résumé nous pouvons retenir plusieurs éléments:

- en France 3i comprend 23 investisseurs dont 3 pour le capital risque.

- Répartition de l'activité:

50% en reprise/transmission,
40% en capital développement,
10% en capital risque.

- Les filières visées par 3I:

En Reprise d'entreprise et capital développement: les biens de consommation, notamment la distribution et l'agro-alimentaire, les médias, l'nternet, la santé, les transports.

En Capital risque: les technologies de l'information, l'électronique, les semi-conducteurs, ainsi que les biotechs.

En France, 3I est présent depuis plus de 20 ans et a accompagné plus de 350 entreprises de toutes tailles et tous secteurs d'activités.

3I réalise le plupart de ses opération auprès des PME-PMI que ce soit en capital développement ou lors de reprise d'une entreprise via la création d'une holding qui rachète la société cible.

Ce faisant les √©quipes accompagnent des entreprises de taille moyenne √† grosse, ce qui s'appelle le ¬ę mid market ¬Ľ.

Ils considèrent que ces sociétés sont au coeur de la vitalité de l'économie, et qu'elles sont confrontées à de nouveaux enjeux, notamment l'internationalisation et la croissance externe. Elles répondront d'autant mieux à ces enjeux qu'elles le feront avec un partenaire capable de leur apporter financement et conseil.
 

Une nouvelle société de capital risque dans les zones sensibles

Aziz Senni, un jeune patron qui a créé une agence de taxi vient d'initier avec de grands noms de l'économie (Claude Bébéar, Eric de Rothschild, Gérard Worms, Gilles Cahen-Salvador ou encore Gonzague de Blignières) la création d'une société de capital risque qui interviendra exclusivement dans les quartiers sensibles.

Ces "Business Angels des Cités" vont investir 5 millions d'euros afin de financer des projets de création d'entreprises par un apport d'argent frais pour constituer le capital social. La fourchette d'intervention sera entre 30 000 et 250 000 euros.

La structure "Business Angels des Cit√©s" apportera √©galement un accompagnement sous la forme de conseil afin de favoriser le d√©veloppement des entreprises issues de quartiers o√Ļ le ch√īmage est cons√©quent.

L'équipe devrait être opérationnelle début 2007.