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OSEO lance le nouveau Prêt à la Création d'Entreprises (PCE)

Fin novembre sous le patronage de Renaud DUTREIL, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales, le groupe OSEO a organisé une conférence de presse avec une double finalité:

1- La première était de montrer l'intérêt du Prêt à la Création d'Entreprises (PCE) en faisant témoigner plusieurs entrepreneurs ayant eu recours à cette source de financement.

La société ERALIS (ici), actuellement accompagnée par notre pépinière d'Entreprises (EOLE sur Narbonne), par son exemplarité, a présenté ses activités et l'effet positif du Prêt à la Création d'Entreprise (PCE) pour constituer la trésorerie de départ.

En cliquant ici vous accéderez à une vidéo présentant le savoir faire de la société en matière de conception de systèmes de vidéo surveillance pour des grands comptes (Airbus, Motorola).

2- La seconde finalité de cette manifestation était de présenter les nouvelles modalités du Prêt à la Création d'Entreprises (PCE) afin de passer de 15 000 dossiers par an à 30 000.

Ainsi le PCE nouveau est arrivé avec les caractéristiques suivantes:
  • c'est un pr√™t bancaire de 2 000 euros minimum √† 7 000 euros maximum,
  • la dur√©e de remboursement est de 5 ans avec un diff√©r√© de remboursement du capital
    de 6 mois,
  • le PCE est accord√© sans aucune caution personnelle ni aucune garantie,
  • le PCE finance des op√©rations de cr√©ation d'entreprises ex-nihilo mais √©galement des reprises d'entreprises ou de fonds de commerce,
De plus pour pouvoir recourir au PCE il faut obligatoirement que l'entreprise bénéficie en parallèle d'un autre emprunt bancaire.

Pour faire simple, √† partir du moment o√Ļ une banque accepte de financer une partie de vos besoins OSEO vient en compl√©ment.
Un exemple : une société contracte un emprunt classique pour financer l'acquisition de matériel, le PCE va quant à lui financer le besoin en fonds de roulement et/ou les dépenses immatérielles (honoraires, dépenses de communication).

J'entends ici les sceptiques penser ¬ę c'est bien gentil tout √ßa mais encore faut il qu'une banque accepte de se lancer en premier, de d√©cider de financer une partie de mes besoins ¬Ľ.

C'est pour cela que le Groupe OSEO va endosser le r√īle d'assureur aupr√®s de votre banquier. Si votre soci√©t√© est dans l'incapacit√© de rembourser l'emprunt initial c'est OSEO qui va rembourser √† votre place et ce jusqu'√† 70% de la somme pr√™t√©e.

Supposons qu'une banque vous prête 10 000 euros et bien OSEO remboursera votre banque à hauteur de 7 000 euros si votre société est défaillante.

Très intéressant comme procédure car finalement cela rend moins risqué le financement des entreprises puisque le banquier ne prend un risque que sur 30% de la somme versée et non plus sur 100%.

Autres caractéristiques du Prêt à la création d'entreprises (PCE):
  • le Pr√™t bancaire initial doit repr√©senter deux fois le montant du PCE,
  • le taux d'int√©r√™t du PCE sera identique √† celui pratiqu√© par la banque initiale
Pour obtenir un Prêt à la création d'entreprises (PCE) il n'est pas nécessaire de prendre un rendez vous avec OSEO et de monter un dossier de demande de financement. Jusqu'à un montant de financement global de 40 000 euros votre banque peut monter les dossiers et réaliser la demande auprès d'OSEO.

Notons qu'il existe √©galement des partenaires d'OSEO qui peuvent monter le dossier de demande de financement qui sera adress√© √† OSEO. Ce faisant certains banquiers peuvent avoir tendance √† sous traiter cette ¬ę mission ¬Ľ. Pour des raisons de rapidit√© il est quelque fois int√©ressant d'insister pour que ce soit votre banquier qui prenne en charge la totalit√© de la d√©marche.

Pour avoir plus d'informations plusieurs outils à votre disposition:
  • une hot line d'information : il suffit de composer le 3620 (0.15 euros/munutes) et de dire
    ¬ę OSEO ¬Ľ et des conseillers seront l√† pour r√©pondre √† vos questions.
Une précision, je ne travaille pas "en sous-marin" pour OSEO, mais force est de constater qu'au sein des différentes Pépinières d'Entreprises que nous gérons beaucoup d'entrepreneurs ont bénéficié de cette source de financement qui a prouvé son efficacité.
 

Des créateurs d'entreprises trop "scotchés" à leur entreprise ?

Le programme Gazelles a été lancé en mai 2006 par l'identification de 2 000 entreprises à fort potentiel car ayant affiché un taux de croissance de leur chiffre d'affaires de plus de 80% entre 2003 et 2004.

Les prestations proposées (voir billet ici) doivent leur permettre de continuer sur leur lancée.

Un questionnaire leur a été présenté afin de mieux les identifier : l'on apprend que sur les 2 000 entrepreneurs lauréats 120 (6%) pensent qu'ils cèderont leur entreprise dans 5 ans.

Ce chiffre parait très faible, car je croyais que l'approche patrimoniale de l'entreprise (on crée une entreprise pour la vie et pour la transmettre à ses enfants) était en phase de disparition dans la nouvelle économie.

Cet attachement particulier, voire cette dépendance existentielle pour certains, constitue également un frein pour le développement du capital risque en France.

Un financier professionnel sera d'autant plus motivé par une entrée au capital d'une entreprise que la phase de cession à un industriel ou sur le marché boursier est réellement envisagée.
Dans le cas contraire la plus value résultante du rachat par le créateur des actions appartenant à la société de capital risque sera moins élevée car dépendante de la capacité d'endettement de l'entrepreneur.

Loin de moi l'idée d'imposer une norme en la matière, le serial entrepreneur est aussi légitime qu'un entrepreneur pariant sur le long terme. J'insiste juste sur une certaine divergence entre la vision d'une entreprise selon les sociétés de capital risque et celle majoritaire des entrepreneurs.

Cette divergence n'est pas gênante tant que l'on n'a pas besoin de capitaux risqueurs ou de business angels (lire ici) pour se développer.

 

Une société de capital risque à vous présenter

Le secteur du tourisme présente également des lacunes en matière de financement de projet de développement d'entreprises.

Par exemple il peut être problématique pour des futurs entrepreneurs d'arriver à mobiliser suffisamment de fonds pour ouvrir des agences de voyages voir même de réaliser des opérations de reprises.

Afin d'apporter une réponse partielle à cette problématique la société AFAT Voyage va lancer courant 2007 une société de capital risque qui aura donc deux finalités:
  • Faciliter la cr√©ation de nouvelle agence en proposant un nouvel outil de financement √† des entrepreneurs ind√©pendants qui voudrait acqu√©rir une licence,
  • Aider les agences de voyages (licenci√©es AFAT) qui souhaitent c√©der leurs affaires en proposant aux repreneurs un financement.
Source : l'écho touristique
http://www.lechotouristique.com/article/page_article.cfm?nrub=1104&idoc=85286&navartrech=1
 

Capitaux risqueur et banquiers: fournisseurs et clients à la fois ?

Je discutais il y a peu avec un créateur d'entreprise qui avait obtenu 300 000 euros d'une société de capital risque et 200 000 euros d'une banque. Nous relations les démarches réalisées, les difficultés rencontrées et puis dans un élan sémantique il m'annonça "qu'au final les chargés d'affaires avaient été sympas en finançant son projet".

Bien que je ne remette pas en doute le caractère sympathique des chargés d'affaires (quoique certains...) néanmoins dans le cadre d'un levée de fonds la notion de sympathie parait assez éloignée du sujet.
  • Un organisme de financement qu'il pr√™te de l'argent ou qu'il intervienne en fonds propres ne le fait jamais par sympathie mais parce qu'il en voit voit un int√©r√™t personnel/professionnel.

  • En simplifiant un peu, une banque ou un capital risqueur "ach√®te" de l'argent pour le revendre aupr√®s d'entrepreneurs. A ce titre vous devez consid√©rer ces organismes comme des fournisseurs, qui comme leur confr√®re, vivent et prosp√©rent gr√Ęce √† vous...

    ...Donc aucune raison d'arriver lors des entretiens en position de soumission.
  • Dans le m√™me temps il convient de consid√©rer les repr√©sentants de ces organismes avec le m√™me √©gard que vous r√©servez √† vos clients: de l'attention, de l'√©coute, une envie de les convaincre, une compr√©hension de leurs objectifs, une capacit√© √† adapter votre argumentaire...

    ...et surtout comme avec tous vos clients parler en dernier de ce qui f√Ęche : le prix (dans votre cas on parlera de valorisation de votre projet ou de votre entreprise).

En résumé si l'on suit ce billet il faut considérer les banques et les sociétés de capital risque comme des fourinsseurs mais également comme des clients...c'est clair non ?

J'aime bien me faire des noeuds dans le cerveau, désolé !.....
 

Un société de capital risque à contacter... j'insiste

Un de mes derniers billets (lire ici) faisait référence à une société de capital risque qui était intéressante à double titre:
  • En terme de comp√©tence et de savoir faire... on peut lui accorder quelques cr√©dits puisque ses √©quipes ont investi lors de la cr√©ation de SKYPE,
  • Son activit√© de financement en fonds propres d'entreprises √† potentiel rayonne sur toute l'europe...alors pourquoi pas vous ?
S'il fallait encore vous motiver, une dernière information: Cette société de capital risque vient de "récolter" 100 millions d'euros pour financer ses futurs investissements.

Voilà vous savez tout... sauf son nom: Mangrove Capital Partners