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L'université de plus en plus à l'écoute des besoins des Pme-Pmi

Une information du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises:

Renaud DUTREIL, donne le coup d'envoi du programme Bourses PME en signant cette semaine une première Convention avec l'Université Paris-Dauphine.

Ce programme a pour objectif de favoriser les formations qui répondent effectivement aux besoins des petites et moyennes entreprises et d'attirer vers ces petites et moyennes entreprises françaises un plus grand nombre d'étudiants de haut niveau.

Il permet aux étudiants qui choisissent cette orientation de bénéficier d'une formation efficace et d'un soutien financier au cours de leurs études, d'un montant maximal de 5.000 Euros par an pour deux années d'études.

Un comité de sélection a été installé, composé de trois professeurs de l'Université Paris-Dauphine, de trois représentants du monde des petites et moyennes entreprises, et d'un représentant du Ministère des PME, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions Libérales.

Les candidats devront √™tre titulaires d'un dipl√īme universitaire de niveau licence, choisir une formation de type Master de l'Universit√© Paris-Dauphine r√©pondant aux besoins des petites et moyennes entreprises, dont la liste est annex√©e √† la Convention.

Ils s'engagent à réaliser une mission d'une durée minimum de 4 mois dans une ou plusieurs PME, et à effectuer les trois premières années de leur carrière au sein des PME françaises, en France ou à l'étranger.

Le comité de sélection s'attachera par ailleurs à favoriser les candidatures d'étudiants en situation de difficultés financières et celles des étudiants originaires des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

D'autres Conventions Bourses PME sont en cours de négociation avec d'autres universités et grandes écoles.

L'objectif fixé est de 10 Conventions Bourses PME et de 1.000 Boursiers PME pour la rentrée 2007.

 

SOFINCO va permettre aux ménages exclus du crédit à la consommation une solution

Une opération intéressante est menée actuellement par la société SOFINCO ( filiale du Crédit Agricole) spécialisée dans le crédit à la consommation.

A titre personnel j'ai plut√īt un regard assez m√©fiant vis √† vis des cr√©dits √† la consommation car il sont hors de prix (14%,15%,19% de taux d'int√©r√™t annuel).

Mais en l'esp√®ce leur nouvel angle d'attaque semble int√©ressant puisqu'il consiste √† proposer des pr√™ts √† des particuliers qui jusque l√† √©taient exclus du syst√®me bancaire car pr√©sentant une situation jug√©e √† risque (ch√īmage, niveau d'endettement √©lev√©,...).

Ainsi une filiale dédiée va être lancée (Crédit Lift) avec une stratégie originale puisqu'elle ne proposera pas un taux d'intérêt prohibitif pour essayer de compenser le risque avec le discours suivant: " mesdames, messieurs vous êtes risqués mais nous allons financer quand même vos projets mais à charge pour votre ménage de payer une sur-prime, un sur-intérêt de 1%, 2%;4%...."

Non l'objectif de Cr√©dit Lift est de pouvoir compenser cette prise de risque non pas par une augmentation du chiffre d'affaires par dossier mais par une baisse des co√Ľts de gestion commercial.

En effet l'op√©ration ne sera rentable que si les co√Ľts d'exploitation de Cr√©dit Lift avec ses clients risqu√©s seront plus faibles que ceux de Sofinco avec ses clients moins risqu√©s.

Pour baisser les co√Ľts d'exploitation Cr√©dit Lift mise sur la cr√©ation d'une plateforme t√©l√©phonique de vente localis√©e.. √† Narbonne....√† Marseille......√† Paris.............mais non au Maroc.

A suivre donc.....

 

Les formalités de création d'une entreprise vraiment allégées

Renaud Dutreil, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales, a annoncé récemment qu'à compter d'avril 2007 les formalités de création d'entreprises seront entièrement réalisables via Internet.

Certains pourront me dire que cela √©tait d√©j√† le cas puisque cette facult√© √©tait inscrite dans la loi pour l'Initiative Economique du 1er ao√Ľt 2003. C'est exact mais comme souvent la loi n'√©tait pas appliqu√©e car:

  • il manquait certains d√©crets d'application,
  • De plus certaines pi√®ces originales devaient quand m√™me √™tre transmisent sous format papier. Par exemple en d√©cembre 2006 j'ai particip√© √† l'immatriculation d'une nouvelle soci√©t√© dans notre P√©pini√®re d'Entreprises; les dirigeants ont du fournir au CFE les statuts originaux sign√©s.

A compter d'avril le créateur d'entreprise devra uniquement devra se connecter soit sur le site internet du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) dont il dépend soit sur le site CFE net.

Ce faisant le créateur pourra créer son entreprise en ligne en scannant les pièces justificatives (statuts, pièce d'identité) et en les certifiant à l'aide de la signature électroniques.

De plus la dématérialisation du paiement est également au rendez-vous puisque le créateur pourra payer par carte bancaire les frais d'immatriculation.

Enfin les services CFE devront prendre en charge les demandes destinées à bénéficier d'une éxonération de charges sociales pour la première année d'activité (dispositif Accre). Notons que maintenant il n'est plus nécessaire de déposer un dossier économique; visiblement une demande simplifiée pemettra de bénéficier du dispositif.

 

Au secours nous n'allons plus pouvoir détester le grand capital (joke)

Si le concept de d√©veloppement durable concerne tous les compartiments de notre vie en soci√©t√© (social, √©conomique, politique, environnement...) il est un secteur o√Ļ on le pensait √©tranger: celui de la finance et en particulier du financement des jeunes entreprises par les soci√©t√©s de capital risque.

Et bien détrompez vous un article intéressant de newsmanager indique les points suivants:

"Au total, quelque 1,25 milliard d'euros d'engagements ont été enregistrés dans le capital risque durable européen en 2006.

A titre de comparaison, 72 milliards d'euros avaient été levés par des sociétés de capital risque ou sociétés de MBO "traditionnelles" en Europe en 2005, dont environ 30 % (ou 20 milliards d'euros) uniquement dédiés au capital risque."

Certes, la proportion du financement par capital risque de projets liés au développement durable reste modeste.

"Mais il faut souligner que, il y a cinq ans, le marché du capital risque durable était quasi-inexistant", insiste Eurosif.

Les sociétés de capital risque intervenant sur ce secteur (Venture Capital for Sustainability) ont tendance à effectuer des investissements situés entre 1 million et 5 millions d'euros, et se focalisent sur la phase initiale de développement des sociétés.

Décidément si même les sociétés de capital risque décident d'investir dans des projets permettant le développement durable que va t il rester aux manichéens de tout bord qui fustigent le grand capital et les méchants financiers....

 

Imp√īt sur les soci√©t√©s (IS) encore plus fort sur 2007 ?

Jusqu'alors les cr√©ateurs d'entreprises qui v√©ritablement r√©alisaient une activit√© nouvelle, pouvaient b√©n√©ficier d'une exon√©ration de l'imp√īt sur les soci√©t√©s.

Il est vrai que d'année en année les conditions et critères pour en profiter s'accumulent réduisant de fait le nombre de bénéficiaires; mais enfin ce dispositif restait intéressant pour de nombreuses créations.

D'ailleurs je suis étonné par la capacité qu'ont nos élus et notre administration pour concevoir et réfléchir à des nouveaux dispositifs, pour quelque temps après concevoir et réfléchir à la mise en place de critères permettant de limiter les effets du dispositif initial.

Pour en revenir à l'exonération d'IS, une condition importante pour en bénéficier était que votre entreprise soit localisée dans une zone "autorisée". Par exemple il y avait un zonage appelé PAT (Prime à l'aménagement du Territoire) et si votre entreprise était dans cette zone, sous conditions de respecter d'autres critères, elle pouvait appliquer le barème suivant d'exonération:

  • les 2 premi√®res ann√©es l'entreprise est exon√©r√©e √† 100% de l'IS
  • la troisi√®me ann√©e abattement de 75%, ce faisant l'entreprise n'est impos√©e que sur 25% du b√©n√©fice
  • la quatri√®me ann√©e abattement de 50%, ce faisant l'entreprise n'est impos√©e sur 50% de ses b√©n√©fices
  • la cinqui√®me ann√©e abattement de 25%, ce faisant l'entreprise n'est impos√©√©e sur 75% de ses b√©n√©fices.

Depuis 2007 le zonage PAT n'existe plus et il doit √™tre remplac√© par un zonage appel√© : zone d'aide √† finalit√© r√©gionale (AFR)

Nous sommes dans l'attente de ce zonage, mais je crains qu'il soit plus restrictif au niveau géographique et ce faisant exclure des entreprises qui avant 2007 en aurait profité.