ALTO-STUDIO
 

Un classement européen des universités

Carte de la francePour en savoir plus sur ce futur classement européen des universités voici reproduit ci dessous les propos de madame Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, lors de la conférence organisée dans le cadre de la Présidence française de l'Union européenne sur «les indicateurs de comparaison internationale».

Un classement pour favoriser la mobilité étudiante en Europe

Les Ă©tudiants europĂ©ens veulent suivre des parcours de formation dont ils peuvent ĂȘtre certains Ă  la fois de la qualitĂ© et de la pertinence par rapport Ă  leur projet professionnel.

Un semestre ou une année d'études à l'étranger, c'est bien sûr une formidable expérience humaine. Mais une mobilité reste avant tout un temps de formation, un temps précieux qui, comme tous les autres semestres ou toutes les autres années, doit également concourir à la future insertion professionnelle des étudiants.

Une mobilité, c'est donc une décision réfléchie, un choix reposant notamment sur l'évaluation des atouts supplémentaires qu'elle apporte dans un parcours de formation.

Aujourd'hui, les repÚres nécessaires pour que tous les étudiants européens puissent faire ce choix, à un moment ou un autre de leurs études, sont encore insuffisants.

De là naissent bien des réticences, de la part d'étudiants qui hésitent à envisager le coût financier, matériel et affectif d'un tel dépaysement pour un gain universitaire qu'il ne leur est pas possible d'évaluer avec précision.

Aussi nous faut-il désormais agir. Il faut non seulement simplifier la vie quotidienne des étudiants qui se lancent dans cette belle aventure, mais aussi mieux les informer, bien avant leur départ, sur la nature et la qualité des cursus qu'ils pourront suivre hors de leur pays d'origine.

Si nous voulons donner un nouvel élan à Erasmus et plus généralement à la mobilité étudiante en Europe, il nous faut donc offrir à nos étudiants une véritable information sur l'offre de formations en Europe: pour choisir un pays d'accueil, bien sûr, mais aussi pour choisir l'université et le cursus qu'ils fréquenteront.

C'est cela mĂȘme que nous voulons leur apporter en construisant ensemble un classement des universitĂ©s: une information objective, comprĂ©hensible et claire, qui permette Ă  nos Ă©tudiants de savoir dans quoi ils s'engagent lorsqu'ils partent Ă©tudier dans l'un de nos pays.

Construire un classement européen pour cesser de subir les défauts des classements existants

Avec l'incroyable essor médiatique du classement de Shanghai, nous avons pris la mesure des effets que pouvaient provoquer de tels exercices lorsqu'ils sont construits sur des critÚres qui ne nous sont pas favorables.

Selon la ministre le classement de Shanghai a de nombreux défauts, ce faisant nous aurions le choix entre continuer à subir, année aprÚs année, la parution de classements que nous avons toutes les raisons du monde de contester, ou alors nous pouvons construire ensemble un classement européen, objectif et bien pensé, qui fera rayonner nos universités dans le monde et viendra mettre un terme au quasi monopole des classements existants.

Subir ou faire entendre notre voix, voilĂ  l'alternative et sur ce point, le choix de la France est trĂšs net : il nous faut construire ensemble un vĂ©ritable « classement de Bruxelles » des universitĂ©s mondiales et europĂ©ennes.

C'est cet outil qui nous manque aujourd'hui si nous voulons vraiment faire de la mobilité au cours des études supérieures la rÚgle, comme je le proposerai la semaine prochaine à mes collÚgues européens lors du Conseil des ministres de l'Education.

Nous le devons aussi si nous voulons attirer vers nos universités les étudiants du monde entier. Pour l'heure ils se dirigent trop souvent en masse vers les formations nord-américaines et hésitent encore trop à rejoindre les nÎtres, faute, pour nombre d'entre elles, de réputation internationale bien établie.

Construire le classement européen en tenant compte de la nature de nos universités

Aux yeux de la France, nous avons donc toutes les raisons d'agir : en continuant Ă  subir les classements existants, nous donnerions le sentiment de les accepter par dĂ©faut, et nous en renforcerions ainsi la lĂ©gitimitĂ© et la crĂ©dibilitĂ©. Ce serait un paradoxe.

Or ces classements ont d'indiscutables dĂ©fauts : trop souvent, ils font la part belle aux indicateurs de rĂ©putation, plus faciles Ă  construire, et nĂ©gligent les indicateurs objectifs, qui supposent de recueillir, de compiler et de hiĂ©rarchiser des donnĂ©es d'une autre complexitĂ©.

La performance réelle des universités leur échappe ainsi bien souvent et ce défaut se trouve démultiplié lorsqu'il se heurte aux effets de la taille infiniment diverse des établissements.

A mes yeux, ces classements souffrent Ă©galement d'un autre vice, plus nĂ©faste encore : ils ne saisissent le plus souvent qu'une petite part de l'activitĂ© de nos universitĂ©s : certains n'Ă©valuent que les formations, en laissant massivement de cĂŽtĂ© la recherche ; d'autres, souvent plus complexes, ne s'attachent qu'aux travaux de recherche, en ignorant alors les activitĂ©s d'enseignement.

Nous ne pouvons nous satisfaire de ces Ă©valuations « Ă  la dĂ©coupe », y compris lorsqu'elles sont sĂ©rieuses et crĂ©dibles. Tous ensemble, partout en Europe, nous avons en effet dĂ©cidĂ© de refonder nos systĂšmes d'enseignement et de recherche en rĂ©affirmant leur complĂ©mentaritĂ©.

Mais permettez-moi Ă©galement de le prĂ©ciser, Mesdames et Messieurs, le classement europĂ©en que la France appelle de ses vƓux doit offrir des informations non seulement sur les atouts et les qualitĂ©s de chaque Ă©tablissement, mais aussi sur la valeur et le dynamisme de leurs formations ou de leurs dĂ©partements.

Les classements qui se rĂ©sument Ă  une hiĂ©rarchie des Ă©tablissements sont dans une large mesure inutiles aux Ă©tudiants : ils n'apportent pas une information suffisamment prĂ©cise.

Chaque Ă©tudiant a au contraire besoin de connaĂźtre la qualitĂ© de l'enseignement de la discipline qui le concerne, de sa discipline. C'est pourquoi, un classement europĂ©en doit construire une vĂ©ritable cartographie des disciplines en Europe. Il faut que les Ă©tudiants europĂ©ens disposent de toutes les informations nĂ©cessaires pour construire un parcours europĂ©en de formation autour de leur propre projet professionnel. L'Ă©tudiant en droit n'a pas le mĂȘme besoin que le mathĂ©maticien, l'historien ne cherche pas la mĂȘme information que l'Ă©tudiant en biologie.

Le classement européen des universités est donc à mes yeux un outil au service des étudiants, leur permettant de s'orienter parmi les formations proposées en Europe et de choisir sur la base d'une information objective et calibrée en fonction de leurs besoins individuels. C'est en ce sens qu'il deviendra un véritable moteur de la mobilité étudiante en Europe.

Et il en irait de mĂȘme de nos enseignants et de nos chercheurs, dont nous voulons Ă©galement dĂ©velopper la nĂ©cessaire mobilitĂ© : car eux aussi souhaitent pouvoir rejoindre une Ă©quipe de recherche ou d'enseignement bien prĂ©cise, pour y poursuivre leurs travaux dans les conditions les plus stimulantes.

Point d'analyse:

J'espĂšre que cette dĂ©marche est vraiment fondĂ©e et que comme l'indique madame la ministre le classement de Shanghai n'est pas objectif, car sinon cela revient Ă  casser le thermomĂštre en espĂ©rant lutter contre la fiĂšvre. Autrement dit le rĂ©sultat du classement ne nous convient pas donc changeons les critĂšres du classement...aprĂšs le classement europĂ©en est il envisagĂ© un classement franco français oĂč tout le monde est gagnant???

 

Besoin de financement: demander un prĂȘt BEI

DollarsLa Banque EuropĂ©enne d’Investissement (BEI) dĂ©die 30 milliards d’euros aux PME en Europe, sous forme de nouveaux prĂȘts, par l’intermĂ©diaire de banques commerciales

À la demande des ministres des finances de l’Union europĂ©enne rĂ©unis en Conseil informel Ă  Nice les 12-13 septembre 2008, le Groupe Banque europĂ©enne d’investissement (Groupe BEI) renforce et modernise son appui aux Petites et Moyennes Entreprises en Europe, afin de les soutenir en pĂ©riode de crise financiĂšre.

Le Conseil d’administration de la BEI a adoptĂ© le 23 septembre une premiĂšre sĂ©rie de mesures:

  • La BEI va consacrer 15 milliards d’euros sur la pĂ©riode 2008-2009 Ă  des prĂȘts pour les petites et moyennes entreprises en Europe par l’intermĂ©diaire de banques commerciales, dans le cadre d'une enveloppe de 30 milliards d'euros d'ici 2011.

Ceci représente une augmentation significative par rapport à son activité habituelle dans ce secteur.

La BEI va donc faire plus, mais Ă©galement faire mieux : elle a dĂ©veloppĂ© une nouvelle formule de prĂȘts, appelĂ©e prĂȘt BEI pour les PME, toujours accordĂ©e par l’intermĂ©diaire de banques commerciales, mais plus simple, plus flexible et plus transparente de façon Ă  bĂ©nĂ©ficier concrĂštement Ă  un plus grand nombre de PME. Ce dispositif rĂ©novĂ© fait suite Ă  une large consultation des acteurs du marchĂ© des PME, menĂ©e par la BEI en 2007-2008.

  • Dans un deuxiĂšme temps, d’ici la fin de l’annĂ©e, la BEI proposera aux banques intermĂ©diaires des produits plus sophistiquĂ©s par lesquels elle interviendra en partage de risques afin de stimuler les segments oĂč les banques commerciales ont du mal Ă  s’engager (PME dont le risque est perçu comme trop Ă©levĂ© ou dont les garanties sont jugĂ©es insuffisantes).

Le prĂȘt BEI pour les PME:

ConcrĂštement, qui peut en bĂ©nĂ©ficier, pour financer quel type d’investissement et comment procĂ©der pour obtenir un prĂȘt BEI pour les PME?

  • Qui peut bĂ©nĂ©ficier d’un prĂȘt BEI pour les PME?

Toutes les entreprises autonomes de moins de 250 employĂ©s. Les filiales ou les sociĂ©tĂ©s holdings des groupes industriels ne sont pas Ă©ligibles, car ces prĂȘts BEI sont rĂ©servĂ©s aux petites et moyennes entreprises.

  • Pour financer quoi?

Les prĂȘts BEI peuvent soutenir des investissements matĂ©riels, immatĂ©riels ou de fonds de roulement. Les prĂȘts BEI pour les PME peuvent soutenir tous types d’investissements ou dĂ©penses nĂ©cessaires au dĂ©veloppement au sens large d’une petite entreprise. Les investissements peuvent ainsi ĂȘtre:

- MatĂ©riels, c'est-Ă -dire l’achat d’équipement ou de biens immobiliers. En principe l’achat de terrain foncier est exclu sauf s’il est vital pour l’investissement mais l’achat de terres agricoles est exclu totalement.

- ImmatĂ©riels, comme le financement des dĂ©penses liĂ©es directement Ă  des activitĂ©s de recherche et dĂ©veloppement, la constitution ou la reprise de rĂ©seaux de distribution, y compris dans un autre pays membre de l’Union europĂ©enne, le dĂ©pĂŽt ou l’achat de brevets ou les dĂ©penses induites lors de la transmission d’une entreprise lorsque celle-ci permet le maintien de l’activitĂ© Ă©conomique (lorsque l’acheteur et l’entreprise mise en vente sont des PME et le montant de financement de la transmission n’excĂšde pas 1 million d’euros).

- L’augmentation permanente des fonds de roulement nĂ©cessaires au dĂ©veloppement d’une PME en expansion.

Dans presque tous les secteurs de l’économie:

Les prĂȘts BEI pour les PME peuvent soutenir des investissements dans tous les secteurs de l’économie, sauf l’armement, les jeux d’argent, le tabac, les activitĂ©s impliquant des expĂ©riences sur les animaux, les activitĂ©s dont l’impact sur l’environnement ne peut ĂȘtre largement attĂ©nuĂ© ou compensĂ©, les secteurs moralement ou Ă©thiquement controversĂ©s (comme le clonage humain), ni la pure promotion immobiliĂšre.

Sont Ă©galement exclues les transactions purement financiĂšres (par exemple le rachat d’entreprises) Ă  l’exception des transmissions d’entreprises dans les cas spĂ©cifiques dĂ©crits ci-dessus.

  • Pour quel montant et Ă  quelles conditions?

Les prĂȘts BEI pour les PME peuvent soutenir des investissements de tous montants, depuis de trĂšs petits projets jusqu’à des investissements d’un coĂ»t maximum de 25 millions d’euros.

Le soutien de la BEI pourra ĂȘtre obtenu pour des prĂȘts d’une durĂ©e comprise gĂ©nĂ©ralement entre 2 et 12 ans. La durĂ©e effective sera fonction de la durĂ©e de vie Ă©conomique des investissements financĂ©s. Le montant maximum soutenu par la BEI ne pourra dĂ©passer 12,5 millions d’euros par prĂȘt.

Les prĂȘts BEI pour les PME seront attribuĂ©s par l’intermĂ©diaire de banques commerciales dans toute l’Union europĂ©enne, chargĂ©es d’évaluer chaque demande de prĂȘt prĂ©sentĂ©e par une petite ou moyenne entreprise. Sur la plupart des opĂ©rations, la dĂ©cision d’octroyer ou non un prĂȘt Ă  la PME appartient entiĂšrement Ă  la banque intermĂ©diaire. L’intervention de la BEI permet d’amĂ©liorer les conditions financiĂšres d’un prĂȘt ainsi accordĂ©, et elle veillera Ă  ce que ces amĂ©liorations soient clairement communiquĂ©es aux PME concernĂ©es.

Sur certaines opérations, la BEI pourra également intervenir en partage de risque avec le partenaire bancaire ou à travers des opérations mezzanines. Les modalités pratiques de ses deux options seront précisées ultérieurement.

  • ConcrĂštement Ă  qui s’adresser?

Plus d’une centaine de banques travaillent dĂ©jĂ  rĂ©guliĂšrement avec la BEI dans les 27 pays membres de l’Union europĂ©enne. Pour chaque pays, veuillez trouver leurs coordonnĂ©es rĂ©guliĂšrement mises Ă  jour (voir le lien ci-dessous).

  • Quand les nouveaux prĂȘts BEI pour les PME seront-ils disponibles?

Les premiers prĂȘts BEI pour les PME nouvelle formule seront disponibles dĂšs dĂ©but octobre, dans plusieurs pays. Ils feront l'objet d'annonces sĂ©parĂ©es.

  • Quel est l’avantage des nouveaux prĂȘts BEI pour les PME?

La BEI est la banque de l’Union europĂ©enne. GrĂące Ă  ses statuts et ses actionnaires, qui sont les 27 États Membres, elle jouit de la meilleure notation possible sur les marchĂ©s des capitaux (« AAA »). La BEI peut ainsi emprunter des fonds sur les marchĂ©s des capitaux Ă  des conditions favorables. Ce sont ces conditions qu’elle rĂ©percute dans les prĂȘts qu’elle accorde, notamment aux PME via les banques intermĂ©diaires. Ces banques s’engagent Ă  informer concrĂštement et individuellement les PME de l’intervention BEI et de son impact sur les conditions financiĂšres du prĂȘt reçu, par une lettre d’information par exemple.

  • Les nouveaux prĂȘts BEI pour les PME seront-ils disponibles dans tous les pays de l’Union europĂ©enne?

Oui, les prĂȘts BEI pour les PME pourront soutenir des investissements situĂ©s dans les 27 pays de l’Union europĂ©enne.

  • D’oĂč proviennent les 30 milliards d’euros que la BEI va mettre Ă  disposition des PME?

La BEI est une banque Ă  but politique, ne pesant ni sur le budget de l’Union europĂ©enne, ni sur les contribuables nationaux. Elle emprunte ses fonds sur les marchĂ©s des capitaux de façon autonome (plus de 50 Mrd EUR en 2007). Elle agit donc comme un « orientateur d’épargne » au service des politiques de l’Union, levant d’importants volumes financiers Ă  l’échelle mondiale pour les affecter au dĂ©veloppement de l’économie europĂ©enne.

De nouveaux produits en cours de préparation

Dans un deuxiĂšme temps, d’ici la fin de l’annĂ©e, la BEI proposera aux banques intermĂ©diaires des produits plus sophistiquĂ©s par lesquels elle interviendra en partage de risques afin de stimuler les segments oĂč les banques commerciales ont du mal Ă  s’engager (PME dont le risque est perçu comme trop Ă©levĂ© ou dont les garanties sont jugĂ©es insuffisantes). Trois types de mesures seront dĂ©veloppĂ©s:

  • des prĂȘts en partage de risques avec les banques, par lesquels la BEI garantit une partie du risque global pris par la banque intermĂ©diaire;
  • des prĂȘts oĂč la BEI prend directement un risque sur la PME bĂ©nĂ©ficiaire, en parallĂšle de la banque intermĂ©diaire;
  • des produits dits « mezzanine » pour les PME en forte croissance ou « gazelles ». Par l’intervention de sa filiale le Fonds europĂ©en d’investissement (FEI), le Groupe BEI proposera des prĂȘts participatifs, dits de ‘’haut de bilan’’, en ce qu’ils s’assimilent Ă  des quasi-fonds propres et permettent aux « gazelles » de renforcer leur capacitĂ© d’emprunt bancaire sans pour autant devoir ouvrir le capital, ni apporter des garanties importantes (ce n’est que si l’entreprise n’est pas en mesure de rembourser que le prĂȘt participatif est converti en actions).

Enfin, la BEI et la Commission europĂ©enne uniront leurs efforts pour mettre en place un Fonds paneuropĂ©en de microcrĂ©dit destinĂ© aux TPE. Ce fonds permettra de relayer, Ă  travers une trentaine d’institutions de micro-finance en Europe, des prĂȘts Ă  la crĂ©ation et au dĂ©veloppement ainsi que de l’assistance technique aux TPE, notamment celles localisĂ©es en zone sensibles.

Note de contexte:

  • La BEI partenaire du financement des PME depuis 40 ans
  • Le Groupe BEI finance les PME depuis 1968, ses Gouverneurs – les 27 Ministres de l’Économie et des Finances de l’Union europĂ©enne – en ont fait une des 5 « prioritĂ©s opĂ©rationnelles » de la Banque en 2005.

Jusqu’en 2007, l’activitĂ© PME du Groupe BEI s’exprimait sous trois lignes de produits, relayĂ©s par plus de 200 banques commerciales et prĂšs de 300 fonds de capital investissement dans les 27 pays d’Europe:

- des lignes de crĂ©dit de la BEI Ă  des banques commerciales pour le financement Ă  moyen ou long terme des investissements physiques des PME ; Cette activitĂ© de prĂȘt reprĂ©sentait un volume annuel proche de 5 milliards d’EUR atteignant quelque 50.000 PME par an.

- du capital-risque: depuis 2000, le FEI a investi 4,4 milliards d’EUR dans 273 fonds de capital-investissement, qui prennent des participations au capital de PME, essentiellement innovantes et Ă  fort potentiel de croissance (StratĂ©gie de Lisbonne). Ces fonds ont permis plus de 800.000 crĂ©ations de PME dans toute l’Union europĂ©enne, depuis 2001.

- des garanties bancaires, Ă©galement apportĂ©es par le FEI. 190 opĂ©rations ont permis de garantir partiellement 11,6 milliards d’engagements de prĂȘts de banques sur les PME. En partageant ainsi le risque commercial avec les banques, le FEI dĂ©place le risque ce qui rĂ©duit les rĂ©serves devant ĂȘtre constituĂ©es par les banques en application de BĂąle II ; ce levier financier indirect stimule le marchĂ© bancaire des PME.

  • La BEI : une solution miracle ?

Non, la BEI ne peut pas offrir la panacĂ©e. Mais dans cette pĂ©riode oĂč la marge de manƓuvre de la plupart des États Membres est rĂ©duite et oĂč le secteur bancaire doit affronter une crise financiĂšre de grande ampleur, le recours au Groupe BEI peut apporter un complĂ©ment Ă  la fois efficace et souple. Banque des États Membres, ne pesant ni sur le budget de l’Union europĂ©enne, ni sur les contribuables nationaux, la BEI emprunte ses fonds sur les marchĂ©s des capitaux (plus de 50 milliards EUR en 2007), de façon autonome et sans garantie de ses États membres. Elle agit donc comme un « orientateur d’épargne » au service des politiques de l’Union, levant d’importants volumes financiers Ă  l’échelle planĂ©taire pour les affecter au dĂ©veloppement de l’économie europĂ©enne.

 

Semaine des Business Angels 2008

michelLa Semaine des Business Angels 2008 c'est du 17 au 21 Novembre 2008 à Limoges, Chambéry-Savoie Technolac, Paris, Nice-Sophia Antipolis

La Semaine des Business Angels s’inscrit dans le cadre des JournĂ©es de l’entrepreneur

Pour la 3° année consécutive, France Angels organise pendant une semaine, dans toute la France, une série de manifestations dédiées aux investisseurs individuels.

Limoges (le 18), ChambĂ©ry – Savoie Technolac (le 19), Paris (le 20) et Nice – Sophia Antipolis (le 21) accueilleront la tournĂ©e 2008 des Business Angels – ces personnes physiques qui investissent une partie de leur argent mais aussi de leur temps dans des entreprises Ă  fort potentiel de croissance et innovantes.

La Semaine débutera par une journée Porte Ouvertes des réseaux de Business Angels, le lundi 17 novembre 2008.

ÉvĂ©nement de promotion national, la Semaine des Business Angels a dĂ©jĂ  rĂ©uni en 2006 et 2007, 3000 Business Angels et entrepreneurs et a permis de susciter des vocations d’investisseurs actifs.

Les réseaux de Business Angels ont pu constater une augmentation des adhésions, des projets reçus et de leur visibilité.

Cette annĂ©e, le thĂšme de la Semaine des Business Angels est : « le financement des PME innovantes en 2008 : La valeur ajoutĂ©e des Business Angels» afin de mettre en avant les compĂ©tences, les rĂ©seaux relationnels et l’expĂ©rience apportĂ©s par ce type d’investisseurs.

A noter que deux journĂ©es ont un programme spĂ©cifique : Paris et Nice – Sophia Antipolis.

  • L’étape parisienne est tournĂ©e vers les porteurs de projets en recherche de financement. Il s’agit de les informer sur le fonctionnement des Business Angels et de les guider dans leurs dĂ©marches.
  • A Nice – Sophia Antipolis, la manifestation a lieu dans le cadre d’un projet europĂ©en, EASY qui promeut les investissements transnationaux au sein de l’Union EuropĂ©enne.

Journée du 18/11/08 à Limoges

JournĂ©e du 19/11/08 : ChambĂ©ry Savoie Technolac

JournĂ©e du 20/11/08 : Paris

Journée du 21/11/08 : Nice Sophia-Antipolis

 

Exonération pour les sociétés reprenant une entreprise en difficulté

businessfinanceLes sociĂ©tĂ©s crĂ©Ă©es pour reprendre une entreprise industrielle en difficultĂ© bĂ©nĂ©ficient d’exonĂ©ration de l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s.

Afin de clarifier les rĂšgles applicables Ă  cette exonĂ©ration, l’administration fiscale vient de publier une instruction qui dĂ©taille les conditions permettant d’en bĂ©nĂ©ficier.

Sont Ă©galement dĂ©taillĂ©es les activitĂ©s expressĂ©ment exclues du dispositif : transports, construction automobile, construction de navires civils, fabrication de fibres artificielles ou synthĂ©tiques, sidĂ©rurgie, industrie charbonniĂšre, production ou transformation de produits agricoles, pĂȘche, aquaculture et pisciculture.

 

Capitaux-risqueurs et Business Angels s'adaptent Ă  la crise financiĂšre

usaLes capitaux risqueurs et les business angels made in USA sont également impactés par la crise actuelle.

Si l'on en croit la NVCA (National Venture Capital Association) qui étudie le comportement des sociétés de capital risque et les business angels, les investissements réalisés par ces derniers sur le troisiÚme trimestre 2008 ont baissé de 10% par rapport au troisiÚme trimestre de 2007. Ceci est la plus importante baisse constatée sur ces 5 derniÚres années (pour obtenir des résultats aussi problématiques il faut revenir à l'explosion de la bulle internet en 2002-2003)

Cette baisse s'explique par :

  • une vision plus critique des investisseurs financiers dans la capacitĂ©s des start up Ă  gĂ©nĂ©rer du cash rapidement, Sequoia Capital et Benchmark Capital deux sociĂ©tĂ©s de capital investissement qui comptent dans la planĂšte finance conseillent Ă  leurs entreprises en portefeuille de limiter les charges fixes voir de limiter la voilure en terme d'effectif.
  • mais Ă©galement par la difficultĂ© qu'ils auront une fois investis de sortir... c'est Ă  dire de trouver des acquĂ©reurs de leurs actions permettant de gĂ©nĂ©rer une plus value. Par exemple lors du troisiĂšme semestre 2008 il y a eu seulement 58 acquisition par des groupes contre 102 sur la mĂȘme pĂ©riode en 2007.

De plus les sortis en bourse sont trĂšs rares ( 7 jusqu'Ă  septembre 2008).

Dans cette situation les capitaux risqueurs amplifient un tendance de fonds chez eux: ré-investir dans des entreprises déjà en portefeuille plutÎt que d'investir dans de nouvelles start up. La filiÚre la plus touchée est celle des NTIC qui affiche une baisse de 36% des investissements en fonds propres par rapport à 2007.

Cette situation reste problématique lorsque l'on sait le poids important des VC et des business angels aux USA: 23 milliards d'euros investis en 2007 pour les premiers et 20 milliards d'euros pour les seconds.

Comme l'indique le Bulletins électroniques autant d'argent en moins c'est autant d'entreprises et de projet en R/D non financés.

Si vous souhaitez poursuivre la lecture de sujets similaires, je vous propose les articles suivants: