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Citizen Capital, une société de capital investissement différente ?

Citizen CapitalEn septembre 2007 je vous avez déjà décrit le projet Citizen Capital destiné à créer une société de capital risque originale dans la mesure où elle ne devait cibler que des entrepreneurs atypiques c'est à dire:



  • ceux qui sont autodidactes,
  • d'anciens sportifs,
  • des individualitĂ©s issues des quartiers sensibles

Le projet est devenu réalité, ce faisant nous disposons de plus d'informations sur Citizen Capital:

Quels sont les Critères d'investissements:

Citizen Capital investit dans des entreprises rĂ©pondant aux critères financiers et extra-financiers suivants :

Critères financiers

  • Entreprises dites en phase de dĂ©veloppement, ayant un chiffre d'affaires allant de 1 million d’euros au minimum jusqu’à 20 millions d’euros environ ;
  • Seuil de rentabilitĂ© atteint ;
  • Equipe de direction de qualitĂ© et ambitieuse ;
  • Projet de dĂ©veloppement offrant un potentiel de retour sur investissement attractif.

Critères extra-financiers

  • Critère liĂ© Ă  l'implantation gĂ©ographique : entreprises implantĂ©es dans des territoires dĂ©favorisĂ©s (En savoir plus ) et/ou ;
  • Critère liĂ© au profil ou au parcours du dirigeant : entreprises dirigĂ©es par des entrepreneurs ayant un profil d’autodidactes (niveau de formation pouvant aller jusqu’à Bac + 2), parcours de formation atypiques (ex/ anciens sportifs de haut niveau) dirigeants issus de l'immigration & Dom -Tom, et/ou ;
  • Critère liĂ© au contenu sociĂ©tal : entreprise dont le produit, le service ou l’organisation interne est innovante d’un point de vue sociĂ©tal (activitĂ© liĂ©e au dĂ©veloppement durable, Ă  des thĂ©matiques de sociĂ©tĂ© ou Ă  une politique de ressources humaines).

Politique d’investissement

L'apport en fonds propres est destinĂ© Ă  financer le dĂ©veloppement voire la transmission d’entreprises. La responsabilitĂ© de la gestion de l’entreprise appartient Ă  l’équipe dirigeante. Citizen Capital participe Ă  ses cĂ´tĂ©s aux grandes dĂ©cisions stratĂ©giques. Les principales caractĂ©ristiques de l'investissement sont :

  • Participation au capital gĂ©nĂ©ralement minoritaire en tant qu'investisseur ;
  • Conclusion d'un protocole d'associĂ©s prĂ©voyant les modalitĂ©s de gouvernance et de liquiditĂ© ;
  • DurĂ©e d’investissement sur un horizon de moyen terme au cours duquel l’entreprise franchit une Ă©tape dĂ©cisive de son dĂ©veloppement ;
  • Investissement de 1 million d'euros en moyenne (fourchette de 0,3 million Ă  2,2 millions d’euros) ;
  • PossibilitĂ© de rĂ©aliser des co-investissements avec d’autres investisseurs financiers.

La prise de participation du fonds peut revĂŞtir plusieurs formes :

  • Augmentation de capital (actions ordinaires ou de prĂ©fĂ©rence) ;
  • PrĂŞts d’actionnaires (obligations convertibles, OBSA…) ;
  • Rachat de participation.

L'Equipe

Citizen Capital est dirigé par un Directoire, en charge de la réalisation et du suivi des investissements.

  • Laurence MĂ©haignerie, prĂ©sidente
  • Pierre Olivier Barennes, directeur gĂ©nĂ©ral

Notons que ce type de structure existe depuis de nombreuses années aux USA.

Citizen Capital souhaite au-delà des 9 millions déjà levés mobiliser sur les prochaines années 30 millions d'euros afin d'investir massivement dans des secteurs ou territoires délaissés.

Plus d'informations: Citizen Capital

BACCette société de capital risque spécifique sera probablement un complément du Fonds Commun de Placement à Risque: BAC.

Qu'est la BAC ?

B.A.C (Business Angels des Cités ) constitue la première structure de business angels dédiée au développement économique des banlieues.

Rappel des critères d'investissement BAC :

  • de tous secteurs d'activitĂ©
  • ayant fort un potentiel de dĂ©veloppement
  • crĂ©Ă©es ou dirigĂ©es par des personnes ayant durablement vĂ©cu dans une ville possĂ©dant une zone urbaine sensible

ou

  • implantĂ©es ou souhaitant s'implanter dans une ville possĂ©dant une zone urbaine sensible

Plus d'information sur les Business Angels des Cités (BAC)

 

Un billet sur l'Adie, le micro crédit et la fondation BNP

businessfinanceL'Adie : une action en faveur des quartiers

Depuis, l'intérêt de cette approche n'a cessé de se confirmer, plus particulièrement sur les quartiers où 27% des habitants (contre 20% au niveau national) souhaitent créer leur entreprise.

  • L'Adie intervient aussi sur une centaine de quartiers sensibles Ă  travers toute la France.

Le programme d'expérimentation national lancé par l'Adie en 2008 dans des zones urbaines sensibles a pour objectif de répondre aux besoins du public sur des territoires à forte densité et de mettre au point des méthodes de marketing ciblées et d'octroi de prêts rapides. Cette expérimentation a déjà lieu dans les villes d'Aubervilliers, Montreuil et Toulouse.

Ainsi après Marseille, Toulouse, Lyon, Evry, Aulnay-sous-Bois et Asnières, l'Adie, la Fondation BNP Paribas et la Région Languedoc-Roussillon ont inauguré une nouvelle antenne dans le cadre du Projet Banlieues.

Grâce à cette nouvelle implantation, l'Adie pourra développer le microcrédit dans les quartiers de Montpellier et y favoriser la création d'emplois. Avec l'octroi de 348 microcrédits sur la région Languedoc-Roussillon depuis 2007, le microcrédit s'est imposé comme un outil d'insertion au service des plus démunis.

Aux côtés de BNP Paribas qui a financé le lancement de l'activité, la Région Languedoc-Roussillon soutient également l'Adie en finançant son développement et son extension géographique en Languedoc-Roussillon.

  • Outre son programme d'expĂ©rimentation dont fait partie cette antenne de Montpellier, l'ADIE a lancĂ© l'annĂ©e dernière la première promotion de CrĂ©ajeunes, un programme spĂ©cifique des jeunes de banlieue, leur apportant, en plus du financement et de l'accompagnement habituels une formation, un coaching et un minimum de fonds propres. Un numĂ©ro Ă  votre disposition: 0810 708 780.

    Ce programme financé par les fonds publics et privés est présent sur cinq sites, pour aider 1000 jeunes à créer leur entreprise en 2008.

D'une manière plus générale L'Adie est une association reconnue d'utilité publique qui aide des personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique à créer leur entreprise et donc leur emploi grâce au microcrédit. Depuis sa création en 1989 par sa présidente Maria Nowak, l'Adie a financé plus de 61 000 microcrédits générant plus de 62 000 emplois.

Les allocataires de minima sociaux sont le public cible de l'Adie (56% des personnes financées). Les autres demandeurs d'emploi indemnisés ou non représentent 33% des clients de l'association.

Une part significative des clients de l'Adie (18%) est illettrée ou sait à peine lire, écrire, compter. Majoritairement urbaine, elle est issue à concurrence de 18 % des quartiers sensibles. L'association a pu développer son action grâce à l'appui des banques, des pouvoirs publics, de la Commission européenne et des entreprises socialement responsables.

Le Projet Banlieues de BNP Paribas : dĂ©jĂ  2 ans d'actions concrètes

En 2006, BNP Paribas a initiĂ©, avec l'appui de sa Fondation un programme (3 millions d'euros sur 3 ans) dĂ©diĂ© Ă  aider Ă  la crĂ©ation d'emplois et de lien social dans les quartiers sensibles, ainsi qu'Ă  l'accompagnement scolaire aux enfants en difficultĂ©s a Ă©tĂ© dotĂ© d'un budget . Ce programme s'articule autours de 3 axes :

  • le soutien au dĂ©veloppement Ă©conomique et Ă  la crĂ©ation d'activitĂ©s par le microcrĂ©dit en partenariat avec l'Adie. Cet appui a dĂ©jĂ  permis la crĂ©ation de six nouvelles antennes dans les quartiers sensibles et la crĂ©ation de près de 400 entreprises, reprĂ©sentant 480 emplois.
  • le soutien Ă  l'accompagnement scolaire dans les zones urbaines sensibles en partenariat avec l'Afev (Association de la Fondation Etudiante pour la Ville), qui a dĂ©jĂ  bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă  près de 1 900 Ă©lèves en difficultĂ©.
  • le soutien de projets locaux d'intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral initiĂ©s par des associations de quartiers :

A ce jour, la Fondation BNP Paribas apporte un soutien à 83 associations pour un montant global de près de 350 000 €. Les initiatives soutenues portent essentiellement sur des thèmes liés à l'éducation, l'insertion professionnelle, le développement culturel, l'insertion par le sport, et enfin à la formation.

 

France Biotech lance BIOWEB SEED-DATING

topFrance Biotech, l’association des entrepreneurs des sciences de la vie (www.france-biotech.org) annonce une nouvelle initiative pour favoriser le financement d’amorçage (seed financing) des PME en sciences de la vie:

« BIOWEB SEED-DATING ». Ce rendez-vous mensuel se tiendra tous les premiers jeudis de chaque mois en web-confĂ©rence https://france-biotech.webex.com de 17h Ă  18h30 et s’inscrit dans la volontĂ© de France Biotech d’accompagner ses jeunes membres dans leur recherche de financement.

Ces rencontres ont pour objectif d’établir un premier contact entre les jeunes entreprises innovantes et les investisseurs (business angels et communauté financière).

Le Dr Philippe Pouletty, prĂ©sident de France Biotech indique : « Alors que la rĂ©forme de l’ISF stimule les business angels et les FCPI et que le « seed financing » reste difficile, faciliter le premier « flirt » entre entrepreneurs et investisseurs est clĂ© dans la rĂ©ussite des sociĂ©tĂ©s de biotechnologies ».

Cette nouvelle initiative « BIOWEB SEED-DATING » est Ă  la disposition des jeunes entreprises innovantes des sciences de la vie membres de France Biotech ; en privilĂ©giant les structures âgĂ©es de moins de 5 ans et ayant levĂ© moins d’un million d’euros Ă  ce jour.

Pendant un «BIOWEB SEED-DATING », cinq entrepreneurs auront chacun 10 minutes pour présenter leur entreprise en direct - présentations sur internet et par téléphone - et les investisseurs pourront poser des questions. Les investisseurs seront libres ensuite de prendre contact directement avec celles qui les intéressent pour des rencontres en face-à-face. Après chaque web conférence, les présentations resteront disponibles sur le site de France Biotech pour favoriser un maximum de contacts.

Plus d'informations:https://france-biotech.webex.com – tel. 01 71 23 08 26

A propos de France Biotech France Biotech est l’association française des entreprises des sciences de la vie et de leurs partenaires. Sa mission est de contribuer à hisser l’industrie française des sciences de la vie au rang de leader en Europe. France Biotech est un moteur de changement qui agit auprès des pouvoirs publics, des organisations économiques, de la recherche académique, des media et de la communauté des investisseurs notamment, pour favoriser l’émergence des biotechnologies comme industrie de pointe prioritaire, et améliorer l’environnement économique, juridique, réglementaire et managérial de ces entreprises. France Biotech compte aujourd’hui 150 adhérents. Les entreprises des sciences de la vie membres de l’association regroupent la grande majorité des investissements, des employés et des produits innovants du secteur.

 

Les attendus d’une gouvernance d’entreprise revisitée fondée sur le resserrement des liens entre actionnaires et salariés…

Cet article a été écrit par Rémi GUILLET aujourd’hui retraité.

Ingénieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en Mécanique et Energétique (Université H. Poincaré-Nancy 1-2002) et diplômé en Economie/Gestion (DEA Université Paris 13-2001).

Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂ®tre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale). Il a Ă©tĂ© en charge du secteur Energie/BTP au siège de OSEO entre 1995 et 1998…

Le resserrement des liens entre actionnaires et salariés,

Une autre répartition des profits et risques,

La voie de la "flexisécurité" interne…,

...sont autant de propositions pertinentes pour des entreprises en phase d’éclosion, matures et devant se développer, voire devant se contenter de résister, dans un contexte mondial particulièrement chaotique où tous les acteurs sont à la fois en quête de nouvelle dynamique et de sécurisation …

Appartenant Ă  la catĂ©gorie des seniors confirmĂ©s, c'est-Ă -dire ayant vĂ©cu le bouleversement et les excès de la deuxième partie du XXème siècle durant laquelle l’aventure Ă©conomique dĂ©bridĂ©e du monde occidental devait nous mener Ă  un monde ayant Ă  affronter une crise aux multiples visages, oĂą tout est remis en cause, j’ai, quant Ă  moi, prĂ©parĂ© la venue du XXIème de façon atypique en retournant Ă  l’UniversitĂ© Ă  la veille de ma retraite, dĂ©sireux d’y apprendre la « thĂ©orie Ă©conomique » … pour en dĂ©passer la « critique ordinaire » et, pourquoi pas, proposer quelque amendement…

Conscient que « l’équilibre Ă©conomique » inventĂ© par le siècle finissant n’avait de pertinence que selon une analyse dynamique, basĂ© de plus en plus sur le crĂ©dit, Ă  l’investissement certes, mais aussi crĂ©dit Ă  la consommation et avec de moins en moins de retenue pour ce dernier, au final impliquant pour sa pĂ©rennitĂ© toujours plus de croissance (plus d’énergie mise en oeuvre), je devais en venir Ă  un travail ciblĂ© sur… « les conditions du resserrement des liens entre actionnaires et salariĂ©s dans les S.A. »*.

En abordant une telle problĂ©matique…j’allais « toucher au Saint Graal » m’a-t-on dit Ă  l’époque et moi-mĂŞme ne pensais pas qu’une remise en cause profonde du modèle Ă©conomique en cours Ă©tait Ă  l’horizon 2008!

 Voici la proposition qui devait en résulter…

Après un siècle de conflit radical entre ceux qui apportent le capital et ceux qui apportent leur travail, oĂą le comportement dĂ©fiant des uns vis-Ă -vis des autres se justifie et s’auto entretient par les modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations (traitĂ©es comme «charges » s’il s’agit de la rĂ©munĂ©ration du travail (!) et « profits » lorsqu’il s’agit de la rĂ©munĂ©ration du capital…et plus la première est Ă©levĂ©e, plus la seconde est maigre !), il m’a semblĂ© que le temps Ă©tait venu d’envisager de nouvelles modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations qui « naturellement » pouvaient faire passer les acteurs internes et les acteurs externes Ă  l’entreprise de l’état de dĂ©fiance et de confrontation Ă  celui de confiance et de coopĂ©ration … Temps de mettre en place des modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations qui, de façon symĂ©trique, allaient « positiver » aux yeux de tous, la hauteur de la masse salariale et celle des bĂ©nĂ©fices…

Le principe de la participation (ou de l’intĂ©ressement) qui amène les salariĂ©s Ă  vivre positivement le profit que rĂ©alise l’entreprise Ă©tant aujourd’hui agrĂ©Ă© et Ă©tendu alors, selon le modèle proposĂ©, ce principe doit ĂŞtre « contre balancĂ© » par son symĂ©trique, soit un dispositif qui positive la masse salariale aux yeux des actionnaires (ou autres dĂ©tenteurs de capitaux).

Ceci est loin d’être anecdotique car les mesures d’extension de rĂ©munĂ©ration indexĂ©es sur les profits (participation, intĂ©ressement et autres stocks-options…) ne font qu’accentuer la mainmise du « capital » sur la gouvernance de l’entreprise. Aussi il est plus que jamais indispensable que des dispositions soient prises pour un rĂ©Ă©quilibrage Ă  la faveur de la masse salariale, en clair pour aboutir Ă  ce que la hauteur de la masse salariale soit positivĂ©e par tous et –ce qui est nouveau- par les dĂ©tenteurs du capital… gĂ©nĂ©rant davantage de solidaritĂ© entre les acteurs et, le cas Ă©chĂ©ant, facilitant toute nĂ©gociation concernant les salaires.

Plus clairement encore , selon la proposition, en mĂŞme temps que la rĂ©munĂ©ration des salariĂ©s est faite de salaire et d’une participation (intĂ©ressement) aux profits, la rĂ©munĂ©ration des actionnaires est faite de dividendes et d’une prime indexĂ©e sur la masse salariale, appelĂ©e « prime de fidĂ©litĂ© Ă  l’entreprise ».

A noter que cette symĂ©trie d’intĂ©rĂŞts, Ă  la fois pour une masse salariale la plus haute possible et des profits les plus Ă©levĂ©s possibles, traduite par des « primes » indexĂ©es sur l’élĂ©ment spĂ©cifique de rĂ©munĂ©ration de l’autre partenaire aboutit, de facto, Ă  une autre distribution de la valeur ajoutĂ©e entre les charges prĂ©dĂ©terminĂ©es (type salariales) et les bĂ©nĂ©fices (nĂ©o dividendes), au final aboutit Ă  une autre comptabilitĂ©, comme on le voit sur le dĂ©veloppement qui suit.

 Si on appelle :

Ra, la rémunération des actionnaires,

Rs, la rémunération des salariés,

D, les (néo) dividendes,

S, la (nouvelle) masse salariale,

α, la valeur du coefficient d’indexation de la prime de fidélité (prime destinée aux actionnaires) sur la masse salariale,

β, la valeur du coefficient d’indexation de la participation aux résultats (participation destinée aux salariés) sur les dividendes,

km, la valeur négociée comme étant la plus favorable à leur coopération du coefficient de médiation (ou de modération) soit le rapport de la rémunération des actionnaires sur celle des salariés Ra/Rs

Alors :

  • Ra = D + α.S
  • Rs = β.D + S

Au moment de la prise en compte du nouveau modèle, la valeur Ra/Rs = km étant négociée, l’équité du partage de la valeur ajoutée est obtenue lorsqu’ on retiendra également, D/S = km (ce qui est très probable !)

…et β = α /( km)2 (avec α quelconque mais rĂ©vĂ©lateur du « niveau d’adhĂ©sion » au modèle )

A noter que lorsque α = km (donc β = 1 / km), est retenu, l’équitĂ© est alors pĂ©renne, le modèle est dit « idĂ©al » au plan de l’équitĂ© du partage et on aura toujours Ra/Rs = km, quelles que soient les valeurs actuelles ou futures de D et S).

Pour l’entreprise les charges prédéterminées (masse salariale + prime de fidélité destinée aux actionnaires) sont alors F = (1+ α ).S, tandis que les bénéfices (dividendes + participation aux résultats destinée aux salariés) sont B = (1+ β). D

Imaginant alors le cas du passage au modèle proposĂ© (suivant les modalitĂ©s dĂ©crites au dessus), respectant la continuitĂ© des rĂ©munĂ©rations des uns et des autres, on dĂ©montre que pour une mĂŞme valeur ajoutĂ©e (F+B maintenue Ă©gale Ă  la somme de la masse salariale + dividendes du modèle traditionnel), les charges prĂ©dĂ©terminĂ©es F de l’entreprise baissent tandis que les bĂ©nĂ©fices B augmentent pour toute entreprise qui, en moyenne, distribue plus de masse salariale que de dividendes, donc pratiquement toutes !

Bien sûr ces écarts par rapport au modèle traditionnel seront d’autant plus forts qu’on se sera approché du modèle idéal!

En cela, le modèle induit une nouvelle vision des charges dues Ă  l’emploi salariĂ© en mĂŞme temps qu’il devient plus favorable Ă  l’emploi pĂ©renne… cela grâce Ă  la part participative des rĂ©munĂ©rations des salariĂ©s qu’on peut aussi qualifier, en leur nom, de « flexisĂ©curitĂ© interne » Ă  l’entreprise.

A noter que le coefficient km qui exprime la valeur souhaitĂ©e (nominale) du rapport des rĂ©munĂ©rations Ra/Rs est plutĂ´t une affaire de « branche » ou de secteur d’activitĂ©, tandis que la valeur de α et celle de β qui reflètent le niveau d’adhĂ©sion au modèle sont plutĂ´t affaire d’entreprise, l’ensemble de ces valeurs Ă©tant par principe nĂ©gociables aussi souvent que nĂ©cessaire…

Ainsi explicité, le modèle proposé apparaît donc comme porteur de meilleur partage de la valeur ajoutée, d’équité … et ces vertus sont d’autant plus soulignées qu’on se rapproche
du modèle «idéal »…

Le modèle suggère un protocole Ă  nĂ©gocier entre partenaires et en cela est gĂ©nĂ©rateur de climat de nĂ©gociation et de coopĂ©ration entre les diffĂ©rents types d’acteurs. En mĂŞme temps qu’il redistribue profits et risques, il offre Ă©galement de nombreuses autres potentialitĂ©s toujours liĂ©es Ă  ses modalitĂ©s de rĂ©munĂ©rations qui intègrent davantage la rĂ©alitĂ© Ă©conomique de l’entreprise: flexisĂ©curitĂ© intrinsèque Ă  l’entreprise ou « intra muros »), autres perspectives pour affronter la « mondialisation »…

Enfin, on souligne ici que le modèle constitue une aubaine pour les jeunes pousses, « start-up » et autres crĂ©ations d’entreprises dans la mesure oĂą les rĂ©munĂ©rations fidĂ©lisent les dĂ©tenteurs du capital au projet en mĂŞme temps qu’elles suivent, pour les salariĂ©s, l’évolution des activitĂ©s. Un haut niveau d’adhĂ©sion au modèle est a priori particulièrement important en cas de crĂ©ation d’entreprise, cela pour Ă©viter tout hiatus entre les charges et la progression Ă©conomique rĂ©elle de l’entreprise : la rĂ©ussite du projet peut en dĂ©pendre !….Mais il reste très souhaitable que le « niveau d’adhĂ©sion » au modèle soit nĂ©gociĂ© par l’ensemble des partenaires, investisseurs, dirigeants, salariĂ©s, tous devant avoir des exigences respectant les risques et attentes.


* Cf Travaux universitaires de RĂ©mi Guillet sur les « Conditions du resserrement des liens entre actionnaires et salariĂ©s dans les SA » (2001) publiĂ©s aux Ă©ditions L’Harmattan en 2004 sous le titre « Pour plus de solidaritĂ© entre le capital et le travail…ou de nouvelles chances pour l’emploi ». Des articles de l’auteur complĂ©tant le livre sont Ă©galement accessibles sur le site de l’éditeur.

 

Hervé Novelli mobilise les plateformes de commerce entre internautes pour promouvoir le régime de l'auto-entrepreneur

businessfinanceHervé Novelli, secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’artisanat,...réunira un panel d’e-vendeurs à Bercy le mercredi 10 décembre.

En présence des dirigeants des quatre principales plateformes de commerce entre internautes en France, ce dernier présentera le nouveau régime de l’auto-entrepreneur et répondra à toutes les questions des e-vendeurs.

A l’issue de la réunion, un protocole d’accord sera signé avec les plateformes et la FEVAD visant à promouvoir ce nouveau régime.

Ce nouveau régime, applicable à partir du 1er janvier 2009, permettra à tous les Français qui le souhaitent, - salariés, retraités, fonctionnaires, demandeurs d’emplois, étudiants… - de créer, de façon simple et rapide, leur propre activité, en parallèle ou non de leur activité principale.

Il est particulièrement adapté à tous ceux et celles qui exercent des activités commerciales sur internet car il simplifie considérablement les démarches que doivent accomplir les e-vendeurs professionnels. Ainsi, il s’adresse par exemple au collectionneur qui achète et vend des livres d’époque pour enrichir sa collection, au brocanteur qui chine et vend sur internet, à la mère de famille qui vend des vêtements qu’elle confectionne…

A l’issue de la présentation, Hervé Novelli répondra aux questions des e-vendeurs en présence de Christophe Lasserre, DG de www.alapage.com, d’Alexander von Schirmeister, DG de www.Ebay.fr de Pierre Kosciusco-Morizet, PDG de www.PriceMinister.fr, et Arnaud Vanpoperinge, directeur exécutif de www.2xmoischer.com

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