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Etude sur le financement des PME et des TPE

ordreexpertcomptableLa Commission des Entreprises de l'Ordre des Experts-Comptables a réalisé une étude sur les attentes des PME et TPE en matière de financement.

Les données INSEE les plus récentes de 2006 indiquent que les PME et TPE représentent 2 646 312 entreprises avec la structure suivante:

  • 0 salari√©s: 1 544 903 (59%)
  • 1 √† 9 salari√©s: 915 961 (35%)
  • 10 √† 19 salari√©s: 94 718 (3,5%)

2,5% des entreprises ont entre 20 et 249 salariés:

  • 20 √† 49 salari√©s: 57 188
  • 50 √† 99 salari√©s: 14 880
  • 100 √† 249 salari√©s: 8 662


Sur les 12 derniers mois les PME ont financé:

  • achat de v√©hicule (49%)
  • achat d'autres √©quipements (47%)
  • travaux d'am√©nagement dans les locaux (36%)
  • achat de mat√©riel informatique ou de bureau (34%)
  • financement du fonds de roulement (31%)
  • les actions de promotion et de marketing ainsi que les investissements en R/D sont tr√®s peu cit√©s comme poste de d√©pense.

Sur les 12 derniers mois les TPE ont financé:

  • financement du fonds de roulement (37%)
  • achat de v√©hicules (36%)
  • achat de mat√©riel informatique ou de bureau (33%)
  • achat d'autres √©quipements ou des travaux d'am√©nagement (25%)


Notons que 24% des TPE ne souhaitent pas avoir de dettes. Cette constatation est importante pour l'ensemble de la communauté des accompagnateurs des dirigeants de TPE ( Chambres Consulaires, consultants...).

Il convient de redoubler d'effort afin de lutter contre cette idée fausse et souvent mortelle qu'une entreprise devait avoir un minimum de dette. Considérer que l'autofinancement doit être la règle c'est assurément prendre un risque important: celui d'avoir une trésorerie tendue ne pouvant faire face à une fluctuation de l'activité.

Il en va de la finance comme dans d'autres domaines tout est une question d'équilibre. Il faut définir la répartition optimale entre le niveau d'endettement et celui des fonds propres.

 

Bilan 2007 du capital investissement par l'AFIC et PricewaterhouseCoopers



L'étude réalisée par l'AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital) et PricewaterhouseCoopers auprès des sociétés de capital investissement sur l'année 2007 donne les résultats suivants:

1-Les montants investis sont en augmentation de 24% par rapport à 2006; ainsi
1 558 entreprises
se sont partagées 12,6 milliards

2-Progression des montants investis sur chacun des métiers:

  • amor√ßage et cr√©ation : + 26% soit 416 entreprises financ√©es
  • d√©veloppement: + 24%
  • transmission (< 100 millions ‚ā¨) : + 22%
  • grands LBO (> 100 millions ‚ā¨) : + 35%
  • retournement ( financement d'entreprises en difficult√©) : - 12%

3- Les organismes qui financent les entreprises doivent au préalable également lever des fonds auprès de banques, d'institutionnels, de caisses de retraites, de particuliers d'origines françaises ou étrangères.

L'√©tude nous indique que 75% des capitaux lev√©s b√©n√©ficient aux FCPR et 1,2 milliards ‚ā¨ au travers des FCPI et FIP.

Le fait que la plupart de l'épargne qu'elle soit privée ou publique soit captée par les 3 véhicules financiers cités n'est pas pour nous rassurer, car sauf évolution notable en terme de stratégie d'investissement, ces fonds sont peu portés sur le financement de la création d'entreprises.

D'ailleurs sur les 416 entreprises financ√©es en capital amor√ßage et capital risque il serait int√©ressant de conna√ģtre la r√©partition entre amor√ßage et capital risque.

Je suis toujours étonné que cette distinction ne soit pas réalisée...Il faudrait également distinguer les re-financements (deuxième ou troisième tour de table) dans cette phase de création.

De plus pour les op√©rations d√ģtes d'amor√ßage il serait √©galement int√©ressant de valider qu'il s'agit bien de lev√©e de fonds qui ont permis soit:

  • de concevoir un prototype, une nouvelle application...pour faire simple de r√©aliser des op√©rations de recherche et d√©veloppement,
  • de d√©velopper une force commerciale ou la mise en place d'une unit√© de production.

En effet une entreprise qui disposerait déjà d'un volant de chiffre d'affaires devrait être comptabilisée en capital risque.

4- Si l'on en croit le tableau ci-dessous il est des régions qui attirent les sociétés de capital risque:

répartitionparrégion



DES INVESTISSEMENTS REALISES DANS DES ZONES A FORTE DENSITE DE PME/PMI









5- Répartition des investissements en fonction de l'effectif des entreprises

6- 66% des investissements sont réalisés auprès d'entreprises qui n'ont pas une activité innovante. Ce point me semble essentiel car on pourrait être tenté de considérer que le capital investissement ne s'adresse qu'aux entreprises menant des opérations de recherche et développement.

Or ce n'est pas le cas; par exemple une entreprise familiale qui fabrique des palettes en bois depuis 15 ans et qui affiche une rentabilit√© int√©ressante et constante et qui souhaite acqu√©rir une nouvelle ligne de production trouvera sans probl√®me des capitaux d√©veloppeurs √† ses c√īt√©s (histoire v√©cue bien √©videmment).

D'o√Ļ vient cette vision erron√©e du capital investissement ?

La responsabilit√© est partag√©e entre :

  • l'AFIC car dans l'√©tude il est indiqu√© :

" Plus du tiers des entreprises accompagn√©es d√©veloppent √† caract√®re innovant et technologique" (me concernant j'insiste plut√īt sur les deux tiers restant)

  • les responsables politiques, les m√©dias...qui √† longueur d'onde insistent sur l'importance de l'innovation.

7-Souvent les entrepreneurs m'interrogent sur les modalités de sortie des investisseurs financiers.

Voici ma réponse pour 2007:

Plus de 80% des sorties sont r√©alis√©es en bourse, aupr√®s d'industriels ou du management de l'entreprise. En terme de vente √† des industriels nous pouvons citer Doctissimo qui a √©t√© c√©d√© au groupe Lagard√®re pour 138 M ‚ā¨.

Pour lire le document cliquer sur: Activité des acteurs français du capital investissement en 2007 par l'AFIC et PricewaterhouseCoopers

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