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Les Technologies clés sur les 5 prochaines années

Carte de la francePlus de 100 experts du monde de l'entreprise et de la recherche ont collaborĂ© pour concevoir l'Ă©tude « Technologies clĂ©s 2010 ».

Sur un horizon de 5 ans ils devaient définir les technologies porteuses d'avenir en termes d'attractivité et de compétitivité.

Cet étude s'inscrit également dans la politique de soutien public à l'innovation en mentionnant, pour chaque technologie retenue, son interaction avec les pôles de compétitivité.

L'étude a identifié 83 technologies offrant un potentiel notable de développement.

Pour consulter l'étude cliquer sur les liens ci-dessous:

 

Le rapport Retailleau une liste de propositions pour développer les PME-PMI

Carte de la franceLe Premier ministre a confié au sénateur Bruno RETAILLEAU une mission auprès du ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi afin de conduire une réflexion sur les réponses à apporter aux problématiques que rencontrent tant les PME dans leur croissance que les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) dans leur développement.

Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) une définition?

Ce groupe est constitué d'entreprises entre 250 et 5.000 salariés, ayant un chiffre d'affaires inférieur à 1,5 milliard d'euros et un total de bilan n'excédant pas 2 milliards.

Le faible nombre d'ETI, moins de 5 000, explique une partie de la faiblesse de l'économie Française.

Il y a en France deux fois moins d’ETI qu’en Allemagne ou qu’en Grande- Bretagne. De plus, leur nombre est stable dans notre pays, alors que dans d'autres pays, il est en augmentation.

La synthèse du rapport indique les éléments suivants:

1- L'intérêt des ETI pour la France

  • Les ETI sont performantes : malgrĂ© des effectifs rĂ©duits, elles ont un poids Ă©conomique non nĂ©gligeable, par exemple elles reprĂ©sentent 33 % de l’emploi industriel. En matière d’exportation elles gĂ©nèrent le tiers de notre chiffre d’affaires Ă  l’export ;
  • Les ETI incarnent un capitalisme vertueux, dont les principales caractĂ©ristiques sont :

- une vision de long terme plutôt qu’un abandon aux intérêts court-termistes,

- une préférence pour l’investissement plutôt que pour le dividende,

- des relations sociales apaisĂ©es et une culture d’entreprise forte ;

En résumé elles combinent donc taille critique nécessaire au développement, notamment pour l’exportation et l’innovation, stabilité temporelle et échelle humaine.

2- Le diagnostic: pourquoi moins d'ETI en France ?

  • Les ETI cumulent les obstacles gĂ©nĂ©raux du modèle français (rĂ©glementation foisonnante et instable, charges fiscales et sociales, aversion au risque et mĂ©fiance Ă  l’endroit du succès, marchĂ© du travail encore trop rigide) et des handicaps particuliers. Elles bĂ©nĂ©ficient moins des guichets publics que les PME et les grandes entreprises alors qu’elles supportent une charge fiscale et sociale plus lourde, comme le montre un rĂ©cent rapport du conseil des prĂ©lèvements obligatoires.

    Ainsi, après prise en compte du crĂ©dit impĂ´t recherche, l’I.S. rĂ©el des grandes entreprises s’établit Ă  18 %, celui des ETI Ă  30 % ;
  • dans la dĂ©cision publique, les PME pèsent par leur nombre et les grandes entreprises par leur poids et leurs relations de proximitĂ© avec l’administration ;
  • les grandes entreprises veillent Ă  ne pas laisser prospĂ©rer des entreprises suffisamment fortes pour leur faire concurrence. Ainsi, le processus d’absorption par des groupes est intense. Les institutions financières sont concentrĂ©es en nombre et Ă  Paris, tandis que les ETI sont principalement provinciales.

3- Les préconisations

A.L’ETAT DOIT CONTRIBUER À LIBÉRER L’ÉNERGIE DES ENTREPRISES

Très rĂ©cemment, les prĂ©sidents des deux assemblĂ©es parlementaires se sont inquiĂ©tĂ©s de l’instabilitĂ© et de la complexitĂ© de la loi en France, « dont les dispositions sont sources d’insĂ©curitĂ©s et favorisent les contentieux ».

La mission propose trois mesures principales pour atteindre ce but :

  • La crĂ©ation d’un MĂ©diateur de l’entreprise

Sur le modèle de la Small Business Administration, garante de la dĂ©fense et de la promotion des entreprises dans la dĂ©cision publique, un MĂ©diateur de l’entreprise, AutoritĂ© administrative indĂ©pendante, serait nommĂ© par le PrĂ©sident de la RĂ©publique selon la procĂ©dure de l’article 13 de la Constitution. Il s’agirait d’une personnalitĂ© expĂ©rimentĂ©e du monde Ă©conomique. Ses missions seraient :

- de contribuer à la maîtrise de la charge administrative,

- d’organiser le SBA à la française, la défense des intérêts collectifs des entreprises vis-à-vis des administrations et dans le champ de la législation,

- de coordonner les différentes médiations (co-traitance, crédit interentreprises, achats publics).

- Il s’appuierait sur un réseau de délégués territoriaux, qu’il désignerait.

  • La stabilisation du cadre lĂ©gislatif et fiscal, par deux outils:

- Les dispositions relatives aux entreprises n’auraient que deux dates d’effets dans l’année, la première valant avertissement, et la seconde application. Les entreprises pourraient mieux s’y préparer et l’administration serait tenue à ces dates de publier une récapitulation des mesures concernant les entreprises avec leurs conséquences procédurales et leur calendrier, avant leur application à l’échéance suivante.

- Pour fixer le paysage fiscal, « un contrat stabilitĂ© contre croissance » :cette expĂ©rimentation consisterait Ă  proposer aux entreprises de croissance la possibilitĂ© d’opter pour un contrat fiscal de 3 Ă  5 ans.

L’Etat s’engagerait à fixer le paysage fiscal pour sécuriser le parcours des entreprises qui prennent des risques pour croître.

B. LA CROISSANCE EST UNE PERFORMANCE COLLECTIVE

La France souffre d’un manque de coopération entre les entreprises. La croissance est désormais une performance collective comme le montrent les exemples allemands et italiens.

La sous-traitance dans notre pays est trop souvent marquée par une forme de maltraitance des grandes vis-à-vis des petites. Ce manque de coopération est l’un des facteurs déterminants du faible effectif d’ETI en France. Sans les grandes entreprises et leurs commandes comme leur internationalisation, les PME peuvent plus difficilement devenir ETI.

Une meilleure rĂ©gulation de relations de co-traitance Ă  instituer doit faire Ă©voluer favorablement la dialectique entre rĂ©duction du coĂ»t des achats et dĂ©veloppement d’un Ă©cosystème de fournisseurs. La mission fait plusieurs recommandations pour promouvoir une plus grande coopĂ©ration entre les entreprises :

  • « Une fondation pour la croissance partagĂ©e »:

Prolongeant l’initiative du ComitĂ© Richelieu avec le Pacte – PME, la mission souhaite favoriser la crĂ©ation « d’une fondation pour la croissance partagĂ©e ». Sa composition sera paritaire, PME – ETI et grandes entreprises. L’Etat lui apportera sa caution pour dĂ©velopper le partenariat entre les grandes entreprises et les autres, sur les champs prioritaires suivants : ressources humaines, mise en marchĂ© des innovations, relation de co-traitance, internationalisation…Le label accordĂ© par la fondation pourrait favoriser les commandes et concours publics.

  • Une rĂ©gulation active des relations de co-traitance:

L’approche par les bonnes pratiques et les codes de bonne conduite est valable mais limitée. La loi sur la sous-traitance date de 1975. Elle doit être modernisée et organiser une médiation. La régulation des relations entre les entreprises entrera dans les missions du Médiateur. Il animera les différents dispositifs de médiation et pourra disposer de DGCCRF, afin de saisir en dernier recours les juridictions. Les relations avec la grande distribution, le crédit inter entreprises et les délais de paiement s’inscriront dans ce champ de compétences.

  • Un achat public responsable:

Si la rationalisation de l’achat public est justifiée, l’Etat doit se comporter en acheteur responsable en intégrant pour ses commandes la dimension socio-économique au même titre que la soutenabilité environnementale ou l’insertion sociale. Sans modifier le code des marchés publics, des études d’impact sur les conséquences par exemple des allotissements sur le tissu économique devront être systématiquement conduites avant chaque appel d’offre significatif.

  • L’organisation des Ă©cosystèmes de coopĂ©ration

Les pôles de compétitivité ont montré que la croissance était une affaire de coopération tout autant que de compétition entre les acteurs. C’est aussi le cœur du succès allemand et italien, avec les Standorten et les Distritti.

La Datar sera chargée d’assurer en trois ans la couverture du territoire par les divers modes de coopération entre les entreprises et avec leur environnement, pôles, grappes, clusters…Ce travail se fera avec les collectivités territoriales, les CCI et les filières.

 

La 48e enquête semestrielle de conjoncture réalisée par OSEO

oseoLa 48e enquête semestrielle de conjoncture réalisée par OSEO a été réalisée à partir d’un échantillon de 1000 petites et moyennes entreprises.



Activité

  • Les PME ont, dans l’ensemble,enregistrĂ© une annĂ©e convenable, marquĂ©e cependant par un sĂ©rieux ralentissement de l’activitĂ© au second semestre, avec une croissance de leur chiffre d’affaires rĂ©duite de moitiĂ©.
  • Si la quasi-totalitĂ© des secteurs sont affectĂ©s, il reste que les entreprises fortement exportatrices et innovantes font preuve d’une bien meilleure rĂ©sistance que les autres.

Emploi

  • Les crĂ©ations d’emploi ont connu une baisse sensible avec, pour la première fois depuis 2003, une rĂ©duction d’effectifs dans les TPE.
  • Les PME exportatrices, et plus encore les entreprises innovantes, ont, en revanche, beaucoup embauchĂ©.
  • Les prĂ©visions d’activitĂ© et d’emploi pour 2009 sont empreintes d’un fort pessimisme dans la plupart des secteurs avec des carnets de commande historiquement bas.

Investissements

  • Les chefs d’entreprise interrogĂ©s, qui avaient peu Ă  peu rĂ©duit leurs investissements, anticipent un net recul en 2009, en raison d’une absence de visibilitĂ© sur l’évolution de la demande et du coĂ»t du crĂ©dit.
  • Les PME innovantes dĂ©clarent toutefois majoritairement leur intention d’investir davantage que les autres en 2009.
  • Ces rĂ©sultats soulignent combien il demeure plus que jamais nĂ©cessaire de continuer d’aider les PME Ă  grandir, en soutenant leurs projets innovants et leur dĂ©veloppement Ă  l’international. Ce sont prĂ©cisĂ©ment les prioritĂ©s qui ont Ă©tĂ© assignĂ©es Ă  OSEO.
 

Etude sur le financement des PME et des TPE

ordreexpertcomptableLa Commission des Entreprises de l'Ordre des Experts-Comptables a réalisé une étude sur les attentes des PME et TPE en matière de financement.

Les données INSEE les plus récentes de 2006 indiquent que les PME et TPE représentent 2 646 312 entreprises avec la structure suivante:

  • 0 salariĂ©s: 1 544 903 (59%)
  • 1 Ă  9 salariĂ©s: 915 961 (35%)
  • 10 Ă  19 salariĂ©s: 94 718 (3,5%)

2,5% des entreprises ont entre 20 et 249 salariés:

  • 20 Ă  49 salariĂ©s: 57 188
  • 50 Ă  99 salariĂ©s: 14 880
  • 100 Ă  249 salariĂ©s: 8 662


Sur les 12 derniers mois les PME ont financé:

  • achat de vĂ©hicule (49%)
  • achat d'autres Ă©quipements (47%)
  • travaux d'amĂ©nagement dans les locaux (36%)
  • achat de matĂ©riel informatique ou de bureau (34%)
  • financement du fonds de roulement (31%)
  • les actions de promotion et de marketing ainsi que les investissements en R/D sont très peu citĂ©s comme poste de dĂ©pense.

Sur les 12 derniers mois les TPE ont financé:

  • financement du fonds de roulement (37%)
  • achat de vĂ©hicules (36%)
  • achat de matĂ©riel informatique ou de bureau (33%)
  • achat d'autres Ă©quipements ou des travaux d'amĂ©nagement (25%)


Notons que 24% des TPE ne souhaitent pas avoir de dettes. Cette constatation est importante pour l'ensemble de la communauté des accompagnateurs des dirigeants de TPE ( Chambres Consulaires, consultants...).

Il convient de redoubler d'effort afin de lutter contre cette idée fausse et souvent mortelle qu'une entreprise devait avoir un minimum de dette. Considérer que l'autofinancement doit être la règle c'est assurément prendre un risque important: celui d'avoir une trésorerie tendue ne pouvant faire face à une fluctuation de l'activité.

Il en va de la finance comme dans d'autres domaines tout est une question d'équilibre. Il faut définir la répartition optimale entre le niveau d'endettement et celui des fonds propres.

 

Bilan 2007 du capital investissement par l'AFIC et PricewaterhouseCoopers



L'étude réalisée par l'AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital) et PricewaterhouseCoopers auprès des sociétés de capital investissement sur l'année 2007 donne les résultats suivants:

1-Les montants investis sont en augmentation de 24% par rapport Ă  2006; ainsi
1 558 entreprises
se sont partagées 12,6 milliards

2-Progression des montants investis sur chacun des métiers:

  • amorçage et crĂ©ation : + 26% soit 416 entreprises financĂ©es
  • dĂ©veloppement: + 24%
  • transmission (< 100 millions €) : + 22%
  • grands LBO (> 100 millions €) : + 35%
  • retournement ( financement d'entreprises en difficultĂ©) : - 12%

3- Les organismes qui financent les entreprises doivent au préalable également lever des fonds auprès de banques, d'institutionnels, de caisses de retraites, de particuliers d'origines françaises ou étrangères.

L'étude nous indique que 75% des capitaux levés bénéficient aux FCPR et 1,2 milliards € au travers des FCPI et FIP.

Le fait que la plupart de l'épargne qu'elle soit privée ou publique soit captée par les 3 véhicules financiers cités n'est pas pour nous rassurer, car sauf évolution notable en terme de stratégie d'investissement, ces fonds sont peu portés sur le financement de la création d'entreprises.

D'ailleurs sur les 416 entreprises financées en capital amorçage et capital risque il serait intéressant de connaître la répartition entre amorçage et capital risque.

Je suis toujours étonné que cette distinction ne soit pas réalisée...Il faudrait également distinguer les re-financements (deuxième ou troisième tour de table) dans cette phase de création.

De plus pour les opérations dîtes d'amorçage il serait également intéressant de valider qu'il s'agit bien de levée de fonds qui ont permis soit:

  • de concevoir un prototype, une nouvelle application...pour faire simple de rĂ©aliser des opĂ©rations de recherche et dĂ©veloppement,
  • de dĂ©velopper une force commerciale ou la mise en place d'une unitĂ© de production.

En effet une entreprise qui disposerait déjà d'un volant de chiffre d'affaires devrait être comptabilisée en capital risque.

4- Si l'on en croit le tableau ci-dessous il est des régions qui attirent les sociétés de capital risque:

répartitionparrégion



DES INVESTISSEMENTS REALISES DANS DES ZONES A FORTE DENSITE DE PME/PMI









5- Répartition des investissements en fonction de l'effectif des entreprises

6- 66% des investissements sont réalisés auprès d'entreprises qui n'ont pas une activité innovante. Ce point me semble essentiel car on pourrait être tenté de considérer que le capital investissement ne s'adresse qu'aux entreprises menant des opérations de recherche et développement.

Or ce n'est pas le cas; par exemple une entreprise familiale qui fabrique des palettes en bois depuis 15 ans et qui affiche une rentabilité intéressante et constante et qui souhaite acquérir une nouvelle ligne de production trouvera sans problème des capitaux développeurs à ses côtés (histoire vécue bien évidemment).

D'où vient cette vision erronée du capital investissement ?

La responsabilitĂ© est partagĂ©e entre :

  • l'AFIC car dans l'Ă©tude il est indiquĂ© :

" Plus du tiers des entreprises accompagnées développent à caractère innovant et technologique" (me concernant j'insiste plutôt sur les deux tiers restant)

  • les responsables politiques, les mĂ©dias...qui Ă  longueur d'onde insistent sur l'importance de l'innovation.

7-Souvent les entrepreneurs m'interrogent sur les modalités de sortie des investisseurs financiers.

Voici ma réponse pour 2007:

Plus de 80% des sorties sont réalisées en bourse, auprès d'industriels ou du management de l'entreprise. En terme de vente à des industriels nous pouvons citer Doctissimo qui a été cédé au groupe Lagardère pour 138 M €.

Pour lire le document cliquer sur: Activité des acteurs français du capital investissement en 2007 par l'AFIC et PricewaterhouseCoopers

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