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Google se lance dans le capital risque

Dollars
Bulletinselectronique.com nous indique que Google va réserver 1% de ses revenus pour "contribuer à la construction d'un monde meilleur".

Google.org ou DotOrg est l'institution créée par Google destinée à financer des projets dont l'impact est d'intérêt social.

La particularité de cette institution est qu'elle finance:

  • des projets √† caract√®re humanitaire sous forme de bourses,
  • des entreprises sous forme d'investissements au capital. Dans ce cadre Google agit comme un capital risqueur.

Google.org a cinq axes stratégiques d'action:

  • "Predict and Prevent", finance des projets de sant√© publique destin√©s √† d√©tecter des sources de pand√©mies avant que celles-ci ne se d√©clarent.
  • "The missing middle" est ax√© sur le d√©veloppement √©conomique des classes moyennes. Alors que le financement de micro cr√©dits se d√©veloppe de plus en plus, il existe assez peu de fonds destin√©s √† l'√©tape suivante c'est √† dire la croissance de la petite entreprise cr√©√©e. Ce projet finance la croissance de petites entreprises dans des pays en d√©veloppement,
  • "Information for all" est destin√© √† aider les gouvernements de pays en d√©veloppement √† am√©liorer leurs services en finan√ßant des campagnes de diffusion d'information.
  • Le financement d'entreprises d√©veloppant des projets d'√©nergie propre.
  • En fin Google.org travaille sur l'acc√©l√©ration de la commercialisation des v√©hicules √©lectriques.

Ces cinq axes sont ceux qui correspondent le mieux aux valeurs de Google. Le choix de financer aussi des projets à retour sur investissement est très important pour Google.

Google a une tr√®s forte culture de l'entrepreneuriat et pense que mettre du cash sur la table n'est pas toujours la solution la plus appropri√©e. La notion d'investissement plut√īt que de don permet selon Google de responsabiliser le porteur de projet ce qui peut le rendre plus efficace.

Mark Dowie, auteur du livre "American Foundations" défini Google.org comme une nouvelle forme de philanthropie plus proche du capital-risque que de la fondation au sens strict du terme. Ce mode de philanthropie même s'il s'adapte très bien aux valeurs de la société actuelle présente tout de même un risque pour des projets non quantifiables financièrement comme par exemple le financement de travaux artistiques.

Même si les budgets de la fondation Google (175 millions de dollars) sont encore très faibles comparés à ceux de la fondation Gates (70 milliards de dollars) l'ambition des créateurs de Google (Sergey Brin et Larry Page) est qu'un jour l'institution Google.org éclipse Google en terme d'impact mondial.

 

Compagnie Lebon une société de capital investissement

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Le capital investissement est au coeur de la stratégie de développement de la COMPAGNIE LEBON.

Avec une valeur de 108,76 M‚ā¨, il repr√©sente 61 % de l'actif net r√©√©valu√©. Des √©quipes propres sont d√©di√©es √† l'investissement industriel et immobilier.

Le capital investissement consiste à investir en fonds propres ou en quasi-fonds propres dans des actifs choisis pour leur potentiel de valorisation à court ou moyen terme.

La juste adéquation du risque et du rendement, la durée d'investissement, le potentiel d'évaluation de l'actif au regard des cycles sectoriels, les fondamentaux du marché, la qualité des hommes, sont autant d'éléments de la création de valeur.

Pour profiter pleinement des opportunit√©s de croissance et assurer une diversification des risques efficace, la COMPAGNIE LEBON a fait le choix de segmenter ses investissements √† travers trois entit√©s compl√©mentaires :

  • PALUEL-MARMONT CAPITAL investit en direct au capital de PME dans le cadre d'op√©rations de transmission de type LBO. Son √©quipe d√©di√©e de quatre professionnels g√®re un portefeuille de 15 √† 20 lignes. Cette branche va disposer d'une capacit√© d'investissement de 100 ME en intervenant aupr√®s d'entreprises valoris√©es entre 10 et 60 ME.
  • PALUEL-MARMONT VALORISATION intervient directement ou indirectement sur des op√©rations d'acquisition et de restructuration d'actifs immobiliers avec effet de levier.
  • PALUEL-MARMONT FINANCE investit dans des fonds d'investissements d√©di√©s √† la cr√©ation d'entreprise ou aux op√©rations de LBO sur des grandes entreprises.

Vous la connaissiez cette société de capital investissement ?

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Vous cherchez des business angels...voici quelques noms

spoonkeyLes business angels financent la création et le développement des entreprises. Un exemple avec la société Spoonkey. Cette dernière répond à une problématique connue par les sociétés de e-commerce:

  • 49% des transactions sont abandonn√©es en cours de route car les internautes trouvent trop long et compliqu√© de r√©pondre aux multiples questions des formulaires de saisies.

    A titre personnel je suis quelque fois obligé de remplir le formulaire rien que pour obtenir un prix, et s'il ne me convient pas effectivement la transaction s'arrête là. Ce passage obligé est assez énervant d'ailleurs
  • 7% des commandes n'arrivent pas a destination car l'adresse n'est pas suffisamment identifi√©e ou claire.

En réponse à cette problématique Sponnkey (fondateur Michael Cru) propose aux vendeurs en ligne de mettre à disposition de leurs clients une plateforme (pré installée au sein du site du marchand ) qui permet à partir d'un identifiant unique de pré-remplir le formulaire d'achats avec les coordonnées postales.

Les business angels qui ont participé au premier tour de table:

  • Jeremie Berrebi (fondateur de Zlio). Pourquoi il a investi ?: "Voici un concept simple r√©pondant √† une probl√©matique simple avec un business model simple",
  • Patrick Amiel (co-fondateur de Wengo.fr),
  • Michael AMAR et Dimitri Ducourtieux (fondateurs d'AGORAD revendu √† Referencement.com).
 

INRIA un vivier de start-up

inrial'Inria (l'Institut national de recherche en informatique et en automatique) est spécialisé dans la recherche en informatique et en automatique.

La volont√© de L'INRIA est de favoriser la cr√©ation d'entreprises √† partir de travaux de recherche: 85 entreprises ont vu le jour gr√Ęce √† l'institut. Le cycle vertueux selon les gestionnaires de l'Institut est le suivant:

1- Mener des opérations de recherche et développement en ayant en tête en permanence les débouchés industriels possibles

2- transférer les résultats à des entreprises en création ou en développement.

L'INRIA est organis√© par projet ainsi il y a 150 √©quipes-projets. Sachant que les sujets d'√©tudes √©voluent r√©guli√®rement si une impasse est pr√©visible o√Ļ si les d√©bouch√©s march√©s sont al√©atoires.

En 2007, l'Inria a recruté 900 personnes, dont 150 chercheurs permanents. Un tiers de ces derniers sont d'origine étrangère.

Tout a commencé en 1984: Jacques-Louis Lions crée une entreprise filiale de l'Inria, Simulog. En 1986, une deuxième a suivi, Ilog. L'Inria a investi 130 000 euros pour 50 % de son capital. Dix ans plus tard, elle valait dix fois ce montant.

Entre-temps, l'Inria s'était rendu compte que, pour créer des entreprises, il fallait pouvoir accompagner financièrement et managérialement les chercheurs.

En 1998, Inria Transfert a donc été créé pour le support en management et a reçu les actions Ilog.

Dans la foulée, Inria Transfert a créé i-source, une société de capital risque , qui a lancé son premier fonds avec l'argent venant de la vente d'actions Ilog. Il y a aujourd'hui 5 fonds, qui gèrent 150 millions d'euros, dont 16 millions apportés par Inria Transfert.

Chaque √©tage (la recherche, l'aide √† la cr√©ation d'entreprise et les fonds) fonctionne de mani√®re ind√©pendante. ¬ęInria Transfert accompagne 60 start-up, explique son patron Laurent Kott, mais la moiti√© seulement sont issues de l'Inria¬Ľ.

Quant aux 5 fonds i-source, ils financent 55 soci√©t√©s, mais moins de 10 sont n√©es de l'Inria. ¬ęL'Inria a compris que la cr√©ation d'entreprise ne pouvait pas venir d'un processus autoritaire, d'une seule structure, mais qu'il fallait un √©cosyst√®me, des allers-retours entre diff√©rents acteurs¬Ľ, souligne Fran√ßois V√©ron, un investisseur sp√©cialis√© dans les hautes technologies.

L'autre chance de l'Inria, c'est sa spécialisation. En informatique, on passe assez vite de l'algorithme à une technologie commercialisable, voire grand public (comme les sites Internet). C'est plus rapide qu'en biotechnologie. L'exercice n'en est pas moins difficile. L'explosion de la bulle Internet a été un moment difficile. Mais l'évolution rapide du secteur, qui entre dans une nouvelle phase, celle de la communication des objets entre eux, laisse entrevoir des jours prometteurs.

Billet adapté de celui du Figaro

 

La politique mène à tout, même au capital risque....

algoreEn effet l'ancien Premier Ministre Al Gore va intégrer la société de capital risque Kleiner Perkins Caufield & Byers en tant que membre du directoire. Cette dernière investit assez massivement dans la filière "développement durable".

Plus de 100 millions de dollars ont été investis dans des entreprises qui répondent aux problématiques de protection de l'environnement.

Kleiner Perkins Caufield & Byers participe également à la création et au développement de start-up qui n'ont rien avoir avec l'environnement.

Quelques noms qui ne vous parleront pas comme: Google, Amazon ;-)

Cette société investit dans les phases d'amorçage (conception de l'innovation...) et de capital risque (lancement industriel et commercial de l'innovation).

Al Gore n'est pas à son premier coup d'essai en matière d'aide au financement des entreprises puisque dès 2004 il a crée Generation Investment Management. Cette société de capital investissement a pour objectif d'investir exclusivement dans des PME-PMI qui proposent des produits et services en lien avec des politiques de développement durable.

Generation Investment Management intervient en phase de développement des entreprises (diversification, augmentation des capacités de production...).

Ainsi Al Gore avec ces deux soci√©t√©s dispose d'une cha√ģne presque compl√®te du financement de l'entreprise. Pour "boucler la boucle" il ne lui reste plus qu'√† cr√©er une soci√©t√© de capital investissement sp√©cialis√©e dans les LBO pour financer la reprise d'entreprise.

Information en marge: Al Gore va recevoir le prix Nobel de la paix décerné pour sa lutte contre le réchauffement climatique.

Selon l'Associated Press avant son arrivé à OSLO (Norvège) Al Gore avait dit aux organisateurs qu'il n'avait pas besoin du traditionnel cortège de voitures pour l'amener de l'aéroport jusqu'en ville, et qu'il préférait le train rapide, moins polluant.

"J'utilise les transports publics quand je peux. Ce n'est pas toujours possible, c'est un geste. C'est aussi un des changements que nous allons tous devoir faire de toute façon"", a t il confié.

Son film "Une v√©rit√© qui d√©range" a d√Ļ jouer un r√īle important pour l'obtention de cette distinction... √† moins que ce soit pour ses fonctions de capital risqueur...

En conclusion: Al Gore souhaite r√©concilier l'√©conomique et l'√©cologique...Quand je vous dis que "les activit√©s financi√®res peuvent √™tre morales" vous me croyaient maintenant ?