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Transcash est une nouvelle solution pour transférer de l'argent à vos proches

Qu'est ce que transcash ?

Transcash est un pack de 2 cartes Visa (une carte Noire + une carte rouge) permettant les paiements et les retraits d'argent. Vous conservez la carte Noire et vous envoyez ou donnez la carte Rouge à l'un de vos proches (parents, enfants, famille, ect.) Vous rechargez votre carte Noire et vous transférez l'argent sur la carte Rouge. L'argent est immédiatement disponible sur la carte Rouge. Tout le monde peut l'utiliser, sans compte bancaire.

Comment fonctionne transcash ?

1- Vous achetez votre pack transcash

2- Vous remettez ou envoyez la carte Rouge à l'un de vos proches, tout en conservant la carte Noire

3- Pour réaliser le transfert d'argent  c'est simple: Vous rechargez la carte Noire et transférez de l'argent sur la carte Rouge.

4-  Avec les deux cartes, achetez en ligne, réglez vos achats auprès des commerçants et retirez dans les distributeur du réseau Visa

 

Pour ceux qui préfèrent un grand dessin plutôt que des longs discours le synoptique ci-dessous:

Les avantages de la solution:

Facilité : Transférez instantanément le montant que vous souhaitez sur un simple coup de fil, par SMS ou en quelques clics par Internet.

Gratuité : Envoyez de l’argent à vos proches par téléphone ou internet.

Pratique : Achetez le pack et les recharges en faisant vos courses. Fini, les longues heures d’attentes aux guichets pour transférer de l’argent !

Universel : Réglez vos achats et retirez de l’argent dans tout le réseau Visa.

Ouvert à tous : Sans engagement sans compte bancaire.

Rassurant :

  • Contrôlez facilement votre budget : Vous ne pouvez pas dépenser plus que le montant chargé sur votre carte.
  • Le détenteur de la carte rouge ne peut pas dépenser plus que les sommes que vous lui transférez sur sa carte.
  • En cas de perte ou de vol, vous faites opposition rapidement et récupérez votre argent

 

Trancash c'est également une campagne de communication originale:

En effet pour lancer cette nouvelle solution de transfert d'argent la société s'est appuyée sur l'agence buzzman

Les cilps vidéos et les affiches mettent en scène six homonymes de joueurs de foot français à forte notoriété, témoignant de leur transfert … d’argent grâce à Transcash, la marque qui propose une nouvelle solution de transfert d’argent sur le marché français.

Ainsi nous apprenons que des joueurs prestigieux font également des transferts...des noms ?:

- BENZEMA  et NIANG

- BEN ARFA et  CHAMACH

- MAKELELE et NASERI

 

La preuve ! :

 

 

Et puis la communication web n'est pas oubliée avec des Article sponsorisés comme celui ci publié par votre serviteur.

 

LA FIDÉLISATION DES ACTIONNAIRES PASSE AUSSI … PAR LA RÉMUNERATION DES TRADERS !

Remi GuilletCet article a été écrit par Rémi GUILLET aujourd’hui retraité. Ingénieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en Mécanique et Energétique (Université H. Poincaré-Nancy 1-2002) et diplômé en Economie/Gestion (DEA Université Paris 13-2001).
Son activité professionnelle l’a amené à travailler essentiellement en recherche appliquée dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaître pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix décerné par la Société d’Encouragement de l’Industrie Nationale).

Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siège de OSEO entre 1995 et 1998…


Cet article fait suite à des textes déjà publiés sur ce site, où la « fidélisation » des actionnaires à leur(s) entreprise(s) apparaît comme hautement souhaitable. Selon la proposition qui est faite pour y répondre, cela passe par de nouvelles modalités de rémunérations des actionnaires et des salariés (1,2,3) rendant les partenaires externes et internes à l’entreprise plus solidaires et plus enclins à la confiance réciproque et à la coopération…

Après avoir rappelé les principales raisons de cette quête de fidélisation, l’article revient sur ce sujet en étant plus explicite sur l’apport du « modèle », d’abord dans le cas des actionnaires et des salariés, puis va plus loin en appliquant le même modèle au cas d’entreprises cotées en Bourse, pour montrer comment il va modifier le comportement des traders… pour aller dans le sens désiré.

D’emblée, pour rassurer le lecteur nous lui dirons que nous avons limité les écritures mathématiques mais avons cependant jugé bon d’expliciter notre propos par des développements numériques qui facilitent la compréhension du « mécanisme » et en permettent une exploitation aisée sur des cas réels… (Une façon de dire que les valeurs numériques qui apparaissent par la suite ne sont pas soucieuses de coller à une quelconque réalité).

Pourquoi fidéliser les actionnaires aux entreprises ?

Posséder une action dans une entreprise c’est posséder une part de son actif. Ce qui signifie avoir un droit sur les bénéfices engendrés par son activité. On parle de droit à une part des dividendes quand l’entreprise affiche du profit. Mais c’est aussi accepter de ne rien recevoir lorsqu’il y a déficit ou encore quand les responsables préfèrent investir davantage...

A côté des dividendes qu’elle peut rapporter, l’action a une valeur vénale qui évolue avec la « santé » de l’entreprise et lorsque l’entreprise enregistre des pertes, ces dernières se répercutent (et souvent par anticipation !) sur la valeur vénale de chaque action. A l’inverse l’action « monte » lorsque le profit est au rendez-vous !

L’actionnaire a donc deux bonnes raisons de se flatter d’être détenteur d’actions dans une entreprise qui fait du profit… beaucoup de profit !...N’hésitant pas à changer le placement de son capital s’il estime pouvoir le valoriser davantage.

Dans un contexte de concurrence mondiale, de course aux profits, l’entreprise est amenée à réduire constamment ses charges, à faire appel à toujours plus de robots, à l’innovation indispensable à sa pérennité, ayant besoin de toujours plus de capitaux, ayant de plus en plus recours aux actionnaires… pour finalement être de plus en plus tributaire des exigences de rentabilité du capital… et soumise à une « gouvernance externe »…

Lorsqu’il s’agit d’entreprises cotées en Bourse, l’activité de « trading » - nouveau business bancaire particulièrement florissant - l’arrivée des fonds de pension et autres sociétés de placements, concourent pour exacerber plus encore les exigences « capitalistiques » des actionnaires, induisant des stratégies de court ou très court terme qui se répercutent de plein fouet sur la gestion et le « climat » régnant dans des entreprises par ailleurs soumises à une concurrence internationale de plus en plus vive et souvent déloyale…

Les principales raisons de la « fidélisation »…

Car en effet, fidéliser les actionnaires à leur(s) entreprise(s) », c’est :

  • Permettre le développement de stratégies de moyen et long terme
  • Donner plus de chance à une entreprise de passer un cap difficile
  • Donner plus de chances d’aboutissement à la R&D et autres développements innovants (4)
  • Donner de nouvelles chances au pays face au défi de la « mondialisation »

C’est aussi,

  • Assurer ou renforcer le maintien de la cohésion sociale grâce à plus de solidarité entre des partenaires externes (actionnaires) et internes (salariés)
  • Aller dans le sens de l’investissement dans « l’humain » (on sait que ce type d’investissement s’accorde mal avec les stratégies de court terme)
  • Compenser en partie les dérives comportementales pouvant apparaître avec l’usage des « stocks-options »
  • Favoriser la pérennité de structures essentielles du point de vue sociétal, car structures porteuses de nombreuses « externalités » (2)

Un même modèle, deux usages pour fidéliser les actionnaires…

Fidélisation des actionnaires via les modalités de rémunération du capital

Selon ce « nouveau modèle de rémunération », la valeur ajoutée nette produite VA (investissements et taxes déduits) est répartie entre actionnaires et salariés de manière à ce que chacun des acteurs puissent avoir une vision positive de la masse salariale et des profits. Ainsi les intérêts de tous vont converger pour souhaiter une masse salariale et des profits les plus élevés possibles…

Et une nouvelle comptabilité apparaît avec une nouvelle distribution des bénéfices et une nouvelle attribution des charges fixes (prédéterminées) qui solidarise les partenaires : les actionnaires voient leur rémunération faite des (nouveaux) dividendes auxquels s’ajoute une prime de fidélité à l’entreprise indexée sur la (nouvelle) masse salariale, tandis que les salariés voient leur rémunération faite de la (nouvelle) masse salariale à laquelle s’ajoute une participation aux profits indexée sur les (nouveaux) dividendes…

Cette « solidarité » fait l’objet de négociations entre les partenaires externes et internes portant sur le rapport (ratio) entre la rémunération des uns et celle des autres : un ratio « Ã©quitable » …

Appelant :

Ra, la rémunération des actionnaires,

Rs, la rémunération des salariés,

D, les (nouveaux) dividendes (tels que initialement décidés),

S, la (nouvelle) masse salariale (telle que initialement décidée),

α, la valeur du coefficient d’indexation sur la masse salariale de la prime de fidélité destinée aux actionnaires,

β, la valeur du coefficient d’indexation sur les dividendes de la participation aux profits destinée aux salariés,

Alors,

Ra = D + α x S

Rs = β x D + S

Les charges fixes (prédéterminées) sont F = S x (1 + α)

Les bénéfices B = D x (1 + β)

La valeur ajoutée VA = Ra + Rs = F + B

Et on a choisi d’écrire le ratio des rémunérations km = Ra/Rs

On montre (1) que si α = km et β = 1 / km (soit α x β = 1), l’équité négociée est pérennisée, le modèle est idéal du point de vue de la coopération entre les acteurs : on aura toujours Ra/Rs = km, quelles que soient les valeurs que peuvent et pourront prendre D et S.

On montre aussi (1) que si D/S = km et β = α /( km)2 (avec α quelconque), on respecte l’équité dite « initiale » qui correspond au respect de Ra/Rs = km au moment de la mise en application du nouveau modèle.

Bien sûr, plus α est proche de km , plus on est proche du modèle idéal...

Si selon le système de rémunération traditionnel, dès qu’il y a « pertes » (bénéfices négatifs) il y a disparition de la rémunération des actionnaires (avec répercussion sur la valeur vénale des actions), avec ce nouveau modèle, il y a « retard » à l’enregistrement de « manque à gagner » chez les actionnaires puisque l’entreprise, bien qu’affichant des déficits, peut continuer (du moins temporairement) à verser ses charges fixes… des charges fixes maintenant réparties entre les salariés et les actionnaires (selon les modalités négociées).

Dans le cadre de cet article, nous limiterons nos développements numériques au calcul de ce « retard »…

Exemple :

(On rappelle que les valeurs numériques qui suivent sont là à fin d’illustration, sans souci de coller à une quelconque réalité…)

On supposera alors que la situation a été jugée équitable avec Ra / Rs = km = 0,1

Cas n° 1 : On a opté pour le modèle idéal (α = km et β = 1 / km)…

Ainsi α = km = 0,1 et β = 1 / km = 10

Et,  Ra = D + 0,1 x S
       Rs = 10 x D + S

(Il est aisé pour le lecteur de vérifier que le ratio Ra/Rs sera bien toujours égal à 0,1 quelles que soient les valeurs prises par D et de S)

Ainsi, la rémunération des actionnaires contient un « talon sécurisé » S = 0,1 x S. Ce qui signifie qu’en cas de déficit (bénéfices ou/et dividendes devenus négatifs), aussi longtemps que ces dividendes auront une valeur supérieurs à - 0,1 x S, les actionnaires auront une rémunération.

Puisque dans le cas du modèle idéal l’équité telle que négociée est toujours respectée quelles que soient les valeurs prises par D et S, nous ne ferons pas ici d’hypothèse sur celle de D. En revanche, pour aller plus loin dans l’appréciation du mécanisme, nous supposerons que la masse salariale retenue est S = 10. Alors le talon sécurisé est 0,1 x 10 = 1 et les actionnaires reçoivent une rémunération aussi longtemps que D (même négatif) est supérieur à -1.

Alors on notera qu’au moment où D = -1, les pertes B sont D x (1 + β) = - 1 x 11 = - 11 !

Autrement dit, lorsque D = -1, les charges fixes étant F = S x (1 + α) = 11 n’ont plus aucune chance d’être honorées (même partiellement !) et auront nécessairement engendré un dépôt de bilan préalable. Donc, pratiquement cette configuration ultime ne sera jamais atteinte…

Certes, la situation de déficit ne peut être que passagère, les actionnaires ne pourront supporter longtemps une configuration déficitaire, mais on aura compris qu’ils auront une rémunération « jusqu’au bout », et seront donc « fidélisés » autant que faire se peut !

Cas n° 2 : On a opté pour un modèle intermédiaire mais assurant l’équité initiale : alors on sait que le rapport des valeurs D/S doit être égal à km, (ce qui veut dire que si au moment de la mise en place du modèle S est imposé, D l’est également… et réciproquement !) et que α peut être quelconque mais avec une valeur β qui vérifie β = α / (km)2 .

Nous supposerons toujours que km = 0,1 alors que maintenant la valeur de α = 0,05 (donc β = 0,05 /(0,1)2 = 5)

Puisque la valeur de S est toujours 10, les dividendes pourront alors aller jusqu’à D = – 0,05 x S = - 0, 5 en correspondance avec des pertes pouvant aller jusqu’à - 0,5 x (1 + 5) = - 3, avant que les actionnaires n’aient plus de rémunération. (Bien qu’inutile à notre propos, on peut préciser que dans ce cas on a nécessairement « initialement » : D = 1 ; Ra = 1,5; Rs = 15; F = 10,5 ; B = 6 et VA = 16,5....).

De même avec α = 0,025 (donc β = 0,025 /( 0,1)2 = 2,5) on aurait des pertes pouvant aller jusqu’à – 0,025 x S x (1 + 2,5) = - 0, 875, avant que les actionnaires n’aient plus de rémunération.

Ainsi on aura compris pourquoi, avec ce modèle de rémunération, les actionnaires, plus tardivement affectés par les déficits de l’entreprise, seront plus enclins à lui être fidèles… et lui laisser plus de marges de manÅ“uvre !

A l’inverse, quand il y a bénéfices, il est conforme au mécanisme du modèle que les salariés en recueillent une part, équitable, conforme aux termes de la négociation, mais les actionnaires ne sont pas nécessairement frustrés pour autant quand on sait la répercussion que peut avoir une participation significative aux résultats sur la motivation et l’engagement de tous les acteurs internes à l’entreprise.

Fidélisation des actionnaires via les modalités de rémunération des traders

Introduire de la « viscosité », freiner les ardeurs des traders, peuvent être souhaités au moins par les actionnaires qui estiment que des « manques à gagner » peuvent être engendrés par des opérations trop fréquentes sur leur capital, que des risques trop grands ne correspondent pas à leur « Ã©thique » ou plus simplement ont le souci d’être davantage en phase avec l’économie réelle…Que de spéculation… point trop n’en faut !

Alors nous allons utiliser à nouveau le « modèle idéal » de rémunération précédent pour l’appliquer aux rémunérations d’un « jeu » à trois partenaires : l’actionnaire, la banque, le trader…



A l’instar du « jeu à deux », le « jeu à trois » fait apparaître des rémunérations composées de trois éléments (1,5).

Ainsi, chaque rémunération est établie à partir de l’élément de rémunération spécifique à l’acteur considéré auquel s’ajoutent deux autres éléments indexés sur les deux autres éléments spécifiques aux deux autres acteurs (ces éléments auront des valeurs négatives quand il s’agit de « coûts »)…

Nous appellerons,

A, la composante spécifique à l’actionnaire, une valeur estimée par lui, qui peut être nulle ou négative (négative quand il estime qu’un transfert de son capital commence par lui « coûter »)

B, la composante spécifique de la banque qui représente le coût de son activité de trading (B a donc a priori une valeur toujours négative)

T, la plus value spécifique revenant au trader (mais pas sa rémunération !), par nature variable…

Et les rémunérations sont Ra pour l’actionnaire, Rb pour la banque et Rt pour le trader, avec :

Ra = A + kma/b x B + kma/t x T

Rb = kmb/a x A + B + kmb/t x T

Rt = kmt/a x A + kmt/b x B + T

kma/b est le rapport (négocié) de la rémunération de l’actionnaire sur celle de la banque ( = Ra/Rb, et kmb/a en est l’inverse),

kmb/t est le rapport (négocié) de la rémunération de la banque sur celle du trader ( = Rb/Rt, et kmt/b en est l’inverse),

kmt/a est le rapport (négocié) de la rémunération du trader sur celle de l’actionnaire ( = Rt/Ra , et kma/t en est l’inverse).

(A noter que le produit des valeurs kma/b x kmb/a x kmt/a = (Ra / Rb) x (Rb / Rt) x (Rt/ Ra) est nécessairement égal à 1)

A x (1 + kmb/a + kmt/a ) représente l’évaluation par l’actionnaire du coût de l’opération de transfert (CDT),

B x (kma/b + 1 + kmt/b) représente le coût de l’opération (COP) évalué par la banque,

T x (kma/t + kmb/t + 1) représente la plus value brute de l’opération (PVB).

Ra + Rb + Rt représente la plus value nette de l’opération ( = PVN).

Ainsi, le trader voit se répercuter sur sa rémunération une partie des « coûts » de l’opération qu’il commet… Il n’est donc plus assuré d’être toujours (personnellement) « gagnant » !

Exemple :

(Comme dans l’exercice précédent, les valeurs numériques qui suivent sont là à fin d’illustration sans souci de coller à une quelconque réalité…)

On suppose que les rapports des rémunérations (négociés deux à deux) sont, entre actionnaire et banque kma/b = 0,8 (donc kmb/a = 1,25) , entre banque et trader kmb/t = 10 (donc kmt/b = 0,1), entre trader et actionnaire kmt/a = 0,125 (donc kma/t = 8)…et on rappelle que, puisque le modèle est idéal, ces ratios seront toujours conservés quelles que soient les valeurs prises par A, B, T (on laisse le soin de la vérification aux lecteurs !)…

Ainsi,

Ra = A + 0,8 x B + 8 x T

Rb = 1,25 x A + B + 10 x T

Rt = 0,125 x A + 0,1 x B + T

Nous nous intéresserons plus particulièrement à la rémunération du trader pour noter que la valeur Rt devient nulle puis négative à partir de T = 0,125 x A + 0,1 x B (bien sûr, il en va de même pour Ra et Rb lorsque T a cette valeur : l’équité est donc ici aussi vérifiée !).

Cas n° 1 : l’actionnaire considère que ses coûts induits sont nuls : (CDT= 0)

Donc, côté actionnaire, A x (1 + 1,25 + 0,125) = 0, et A = 0

De son côté, la banque estime le coût de l’opération à - 9,5 = (COP) = B x (0,8 + 1 + 0,1) = 1,9 x B ; soit B = - 5 pour elle-même tandis qu’elle répercute - 4 sur l’actionnaire et - 0,5 sur le trader.

Imaginons que la plus value brute (PVB) s’élève à 22,8…

Alors (PVB) = 22,8 = T x (8+ 10+1) ; soit T = 1,2

On peut aisément établir que Ra = 5,6 ; Rb = 7 ; Rt = 0,7 (le lecteur pourra vérifier que les rapports entre ces rémunérations correspondent bien aux valeurs négociées)

Et la plus value nette est (PVN) = (PVB) + CDT) + (COP) = Ra + Rb + Rt = 13,3

Considérant le moment où le trader commence à perdre de l’argent, soit le moment où Rt = 0 = kmt/a x A + kmt/b x B + T, on trouvera T = - kmt/b x B = 0,5… ce qui correspond à une plus value brute (PVB) de 9,5.

Et le trader sera forcément attentif à cette valeur de (PVB) qui concerne tout le monde et lui en particulier … en en faisant un « repère » pour appréhender les risques qu’il prend… puisqu’il perd lui-même de l’argent en deçà de ce seuil de plus value brute !

Cas n° 2 : l’actionnaire prend en compte des pertes induites (conscient par exemple des avantages qu’il va perdre puisqu’il avait des actions dans une entreprise qui mettait en pratique des modalités « fidélisantes » telles celles que nous avons rappelées ou parce que son contrat avec la banque fait apparaître des frais de « dossier » jugés lourds …). Ainsi, il évalue ses pertes ou manque à gagner (CDT) à A x (1 + 1,25 + 0,125) = - 4,75 ; soit A = -2 qu’il s’attribue et dont il a négocié avec la banque et le trader la répercussion (- 2,5 iront vers la banque et - 0,25 vers le trader).

De son côté la banque retient toujours 9,5 comme coût de l’opération (COP), soit B = - 5 pour elle-même et répercute - 4 sur l’actionnaire et - 0,5 sur le trader…

Supposons que l’opération ait toujours engendré une plus value brute (PVB) de 22,8…

Alors T est toujours 22,8 / (8+ 10+1) = 1,2

On établit que Ra = 3,6 ; Rb = 4,5; Rt = 0,45

Et que la plus value nette (PVN) est Ra + Rb + Rt = 8,55

Considérant à nouveau le moment où le trader commence à perdre de l’argent, soit le moment où Rt = 0 = kmt/a x A + kmt/b x B + T, on trouve ici T = - kmt/b x B = 0,75… qui correspond à une plus value brute (PVB) de 14,25.

Comme précédemment, le trader sera forcément attentif à cette valeur « repère » (PVB) qui, avec le regard d’un actionnaire devenu plus attentif au jeu de la Bourse, a augmenté par rapport au cas n° 1 …

En résumé, si selon une rémunération traditionnelle le trader ne perd jamais, avec ce modèle de rémunération, les choses changent, affectant nécessairement son comportement de partenaire rationnel … alors concerné par des « malus » (qui, s’il est salarié, vont amputer son salaire !) dès que les plus values, bien qu’existantes, sont insuffisantes !

Au bout du compte, si le trader joue sans compter, il s’expose à de fréquentes pertes personnelles... Si le trader est enclin aux « gros risques », il s’expose à la fois à de grosses plus values ou de grosses pertes, mais par rapport à une rémunération traditionnelle, en cas de « gain » sa rémunération est minorée par le report d’une partie des coûts de l’opération, s’il s’agit de « pertes », elles lui sont partiellement répercutées ... le tout contribuant à le rendre plus hésitant !

On aura compris qu’il suffit que la banque reporte une partie du coût du trading sur le trader pour « encadrer » le comportement de ce dernier ! À elle de tenir compte de la personnalité de chacun de ses traders ! Plus le trader est naturellement enclin au risque plus la banque devra répercuter sur lui un coût élevé … Si l’actionnaire manifeste sa réticence aux excès de « jeu » par l’estimation d’un coût de transaction, alors le mécanisme est encore plus d’efficace… pour freiner les élans du trader et de facto fidéliser les actionnaires à leur(s) engagement(s) ante.

Ainsi nous venons de présenter deux applications d’un même modèle de rémunérations qui, appliqués par deux fois, d’abord à la rémunération des actionnaires puis à celle des traders, solidarise les acteurs impliqués dans un même « jeu » et plus particulièrement fidélise davantage les actionnaires à leur(s) entreprise(s)… pour finalement (peut-être !) changer les perspectives économiques d’un grand nombre d’entre - elles…

De nombreuses autres applications de ce modèle de rétributions sont envisageables pour que des partenaires passent d’un climat de défiance à celui de confiance et de coopération (5).

(1) Voir Livre « Pour plus de solidarité entre le capital et le travail ou de nouvelles chances pour l’emploi » ed l’Harmattan (2004) et e-book pour la version 2009 par R. Guillet

(2) Voir l’article « Faut-il sauver les entreprises et leurs emplois à « tout prix »? » par R. Guillet

(3) Voir l’article « Pour une gouvernance d’entreprise revisitée fondée sur le resserrement des liens entre actionnaires et salariés » par R. Guillet

(4) Voir l’article « R et D : Investir dans la recherche ne suffit pas ! » par R. Guillet

(5) Voir l’article « Une proposition de rémunération des dirigeants d’entreprise équitable… » par R. Guillet

Vous voulez poursuivre la lecture d'autres articles de Remi GUILLET, alors:

 

Avec "Les Sims 3 Destination Aventure": Visiter la Chine, l'Egypte la France

Vos Sims vont vivre la plus grande aventure de leur vie ! Le label EA Play d’Electronic Arts Inc. a sortie le jeux vidéo les "Sims 3 Destination Aventure ".

Dans Les Sims 3 Destination Aventure Les joueurs peuvent emmener leurs Sims dans trois nouveaux endroits inspirés du monde réel en Égypte, France et Chine.

De plus vous allez pouvoir maitriser le kung-fu et apprendre la fabrication du nectar dans Sims 3 Destination Aventure

Les Sims vont vivre des aventures passionnantes, apprendront de nouvelles compétences et découvriront des objets exotiques et des trésors à collectionner. De plus, les caractéristiques améliorées de construction et de personnalisation permettront aux joueurs d’exprimer leur créativité de manière totalement nouvelle.

Les Sims ont la bougeotte et partent à l’aventure loin de chez eux à Sunset Valley

Les joueurs vont voyager avec leurs Sims dans trois endroits inspirés du monde réel en Égypte, en France et en Chine. Ils pourront chercher des trésors dans les tombeaux anciens d’Al Simhara, en Égypte, remplir le ciel de feux d’artifice achetés aux habitants de Shang Simla, en Chine, et maîtriser l’art de la fabrication de nectar à Champs Les Sims, en France.

Les joueurs peuvent accepter des défis, saisir de nouvelles opportunités personnelles et rencontrer les habitants pour partager leur culture et leur style. Au cours de leurs voyages, ils peuvent immortaliser tous les moments drôles, effrayants ou excitants grâce à la toute nouvelle compétence Photographie. Une fois qu’ils ont terminé leurs quêtes, les joueurs peuvent rapporter chez eux des trésors et des souvenirs de leurs voyages et les partager avec d’autres Sims.

Une nouvelle playlist en Simlish

Dans LesSims 3 Destination Aventure les fans des Sims du monde entier vont pouvoir jouer en écoutant de nouveaux morceaux en simlish. Plus d'une dizaine d'artistes ont prêté leur voix en simlish dont Nelly Furtado et LeAnn Rimes et les nouvelles stars Matt + Kim, Fefe Dobson, Pixie Lott, Natalie Portman’s Shaved Head, Katie Melua, Esmee Denters, Young Punx!, Evan Taubenfeld, Madina Lake et bien d’autres !

Les Sims 3 Destination Aventure sera également disponible sur téléphone portable, iPhone et iPod touch au début de l’année 2010 chez EA Mobile. Ces versions ne nécessiteront pas de jeu de base pour pouvoir jouer et proposeront des caractéristiques de jeu personnalisées pour les appareils mobiles. Pour plus d’informations sur la disponibilité et les tarifs des opérateurs pour tous les jeux EA Mobile, veuillez visiter le site www.eamobile.com.


Parmi les 3 pays visités  faisons un arrêt en Chine puis en France

Avec Destination Chine (Shan SimLa), maîtrisez le kung-fu ou profitez des paysages et des feux d’artifices:

Accueil - Une communauté tranquille et isolée située dans une région chinoise montagneuse. Fondée par un groupe de moines il y a très longtemps, ses habitants sont très fiers de leur discipline et de la clarté de leur esprit. Ils aiment recevoir des visiteurs mais encouragent les touristes à passer leur séjour de manière paisible et respectueuse.

Population - Un lieu d’accueil pour ceux qui accordent une valeur essentielle à la discipline, à la paix et à la clarté de l'esprit. Là-bas, les aventuriers sont invités à visiter l’Académie pour apprendre la compétence Arts martiaux, puis à se rendre au Jardin des érudits pour une méditation introspective.

 

La mystérieuse Grotte du dragon - En haut de la colline, surplombant Shang SimLa, se trouve une grotte dont l’origine est inconnue. Que s’est-il passé là-bas ? Qu’est-ce que cela signifie ? Suivez la fumée jusqu’en haut de la colline pour trouver la mystérieuse Grotte du dragon, qui renferme la clé du mystère de cette vallée oubliée.

Couleur locale - Achetez des feux d’artifice auprès du marchand local et rendez-vous sur la plus haute colline pour organiser un spectacle inoubliable ! Mais attention : la beauté a un prix ! (Objets non destinés à une utilisation en intérieur).

Impressionnante armée - Les anciens et résolus soldats de terre cuite du Premier empereur disparu depuis très longtemps se trouvent au plus profond des collines de Shang Simla. Allez les découvrir et rendre hommage à leur grandeur !

Paysage paradisiaque - Bien au-dessus de la ville, admirez les vues époustouflantes et le calme de ce site fantastique. Explorez l’ancien et mystique Temple du ciel pour découvrir d’incroyables secrets laissés il y a bien longtemps.

Qu’est-ce qu’il a dit ?! - Achetez la machine à biscuits chinois pour découvrir les messages hilarants et révélateurs destinés à vos Sims. Ramenez-en une chez vous pour offrir des messages optimistes (ou pas) à vos voisins.

Merveilles inimaginables - Découvrez des richesses infinies dans la salle du trésor de Dong Huo. Percez tous ses secrets et vos Sims pourraient bien ne plus jamais avoir besoin de travailler !

Avec Destination France (Champs Les Sims), apprenez la fabrication de nectar ou découvrez la photographie en France:

Qualité de vie - Située en France, Champs Les Sims offre aux Sims les plus cultivés les meilleures choses de la vie. Les Sims pourront y apprendre l'art de la fabrication de nectar ou utiliser leur appareil-photo pour apprendre la compétence Photographie. Cette charmante ville de campagne ravit les sens et revigore l’esprit.

Un peuple cultivé - Construite à la fin de la période médiévale, Champs Les Sims possède une histoire et une culture très riches. Des arts aux délices culinaires, cette petite ville française a tout ce dont les Sims ont besoin pour vivre confortablement.

Initiez-vous à la fabrication de nectar ! Les Sims fascinés par le jardinage et les arts culinaires peuvent désormais élargir leurs talents en apprenant la compétence Fabrication de nectar. Mélangez vos propres fruits avec de nouveaux types de raisins ou d’autres fruits pour créer des mélanges uniques. Après avoir écrasé les fruits, la machine à nectar transformera le jus en délicieux nectar. Vendez, échangez ou dégustez ces nouvelles saveurs ! Les Sims peuvent tout apprendre sur la fabrication de nectar en utilisant la machine de la plantation ou en lisant des livres achetés en France. Tous les Sims intéressés par la fabrication de nectar ou souhaitant acheter du matériel pour en fabriquer doivent visiter la plantation de Champs Les Sims !

Mais prenez garde - La plantation n’est pas qu’un endroit touristique pour amateurs de nectar, c’est aussi le site de l’un des tombeaux les plus mortels et étendus du monde.

Exploration - Le monticule funéraire celtique est un tombeau relativement peu dangereux à explorer pour les voyageurs débutants. Vous le trouverez à la frontière de la ville : c’est le grand monticule recouvert de pierres anciennes mystiques. Le Tombeau de la fée est caché depuis très longtemps et attend qu’un nouvel explorateur perce ses secrets. Terminez la première section pour accéder à de grandes richesses mises à l’abri sur l’île.

Café - Le marché de Champs Les Sims est un endroit idéal pour acheter de nouvelles recettes françaises et du matériel pour la fabrication de nectar ! C’est aussi un lieu fantastique pour s’asseoir et savourer une tasse de café ou une délicieuse crêpe.

Résoudre l’affaire - Vous pensez pouvoir résoudre le mystère du rusé Jean Necteaux ? Partez à l’aventure en France et découvrez où cela vous mène !

Visites - Visitez le musée du coin qui expose des reliques et objets du monde entier. Le musée est parfait pour découvrir des trésors qui vous donneront l’inspiration pour de nouvelles aventures et explorations.

Des créatures ! - Trouvez de nouvelles espèces comme les grenouilles et les escargots. Ramenez-les ensuite chez vous comme animaux de compagnie.

Pas qu’à pied - Traversez la ville à toute allure sur un nouveau scooter branché et profitez des vues et du bon air de la campagne !

 Notons que Les Sims 3 Destination Aventure sur PC/Mac a été évalué PEGI 12+

 

À propos de la franchise Les Sims

La franchise Les Sims a fêté une étape impressionnante avec plus de 100 millions d'exemplaires vendus depuis ses débuts en février 2000. Traduit en 22 langues dans 60 pays, Les Sims est rapidement devenu un véritable phénomène ludique et culturel universel. Les Sims 3 s’est vendu à 1,4 millions d’exemplaires sur PC/Mac lors de sa première semaine de lancement en juin 2009, devenant ainsi le meilleur lancement de jeu PC de toute l’histoire d’EA. Les plus de 36 millions de téléchargements de contenu créé par les joueurs, dont des Sims, des maisons, des histoires et bien plus encore, témoignent de l’enthousiasme des fans. La chaîne YouTube Les Sims 3 est la chaîne sponsorisée ayant le plus grand nombre d’abonnements de tous les temps et fait partie des 5 chaînes sponsorisées les plus regardées de tous les temps avec plus de 42 000 abonnés et presque 17 millions de vidéos vues. Visitez le site Web officiel Les Sims 3 pour découvrir les créations des joueurs à l’adresse www.TheSims3.com



À propos d’Electronic Arts


Electronic Arts Inc. (EA), dont le siège se trouve à Redwood City, en Californie, compte parmi les leaders du marché des logiciels de loisir interactif. Fondée en 1982, la société développe, édite et distribue dans le monde entier des logiciels interactifs pour consoles, PC, téléphones portables et Internet. Electronic Arts commercialise ses produits sous quatre marques : EA SPORTS™, EA™, EA SPORTS Freestyle™ et POGO™. Pour l’exercice fiscal 2009, EA a enregistré un chiffre d’affaires net (GAAP) de 4,2 milliards de dollars, et 31 de ses titres se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires. Pour accéder à la page d’accueil d’EA France et à son site de jeux en ligne : http://www.electronicarts.fr/. Plus d’informations sur les produits EA ainsi que l’intégralité des communiqués de presse sur Internet sur : www.presse.ea.com.



Article sponsorisé

 

13ème Semaine pour l’emploi de personnes handicapées du 16 au 22 novembre 2009

La Semaine pour l'Emploi des Personnes Handicapées est une semaine nationale de sensibilisation et d’actions créée en 1997 par L’ADAPT dans la droite ligne de son projet associatif « Vivre avec et comme les autres ».

Elle vise à sensibiliser les entreprises et le grand public à la problématique de l’emploi des travailleurs handicapés. Pendant une semaine, campagne de communication et actions concrètes sur le terrain se conjuguent sur toute la France.

La vidéo ci-dessous synthétise la spécifité de cette démarche:

La Semaine pour l'Emploi des Personnes Handicapées a d'abord pour objectif de sensibiliser le plus grand nombre:

• Plusieurs outils de communication sont mis en place chaque année pour faire tomber les préjugés et augmenter le nombre de participants aux actions de terrains. Ainsi un axe internet est développé sur Facebook , LinkedIng, et Viadéo.. Des bannières sont disponibles sur le site www.semaine-emploi-handicap.com  et téléchargeables pour relayer l’information.

• Les médias etr supports tradiutionnels sont également mobilisés: affichage mural national ; spot radio et spot TV .

• Des guides pratiques destinés aux candidats handicapés et aux recruteurs seront accessibles ; handibaromètre,  quizz ludique autour du handicap ;.

Notons que la presse se fait l’écho des actions de terrain et contribue à faire changer le regard que les citoyens portent sur le handicap pour qu'enfin les personnes handicapées puissent vivre avec et comme les autres.

La Semaine pour l'Emploi des Personnes Handicapées doit également permettre de mobiliser tout l'hexagone:

Plus de 150 actions sont organisées partout en France. Des comités de pilotage sont mis en place dans chaque région, afin que toutes les parties prenantes puissent unir leurs forces pour organiser des manifestations.


L'ADAPT et ses partenaires (pouvoirs publics locaux, associations, entreprises...) composent ces comités qui prennent en charge toute l'organisation locale.

 

Différents types d’actions sont organisés :


•  Les forums pour l'emploi : Organisés dans plusieurs  villes de France, les forums permettent de réunir des entreprises qui recrutent et d'offrir une plate-forme de services aux personnes handicapées. Ces manifestations remportent toujours un franc succès auprès des personnes handicapées mais également des entreprises. C'est en créant la rencontre que les préjugés tombent. Des minis-forums spécialisés dans un type de métiers ou à l'initiative d'une entreprise partenaire sont également organisés.


Les Jobdatings: Construit sur le même principe que les speed-datings, les Jobdatings sont des entretiens professionnels de 12 minutes entre recruteurs et candidats handicapés. Les entreprises reçoivent des personnes handicapées en recherche d'emploi, sélectionnées de manière anonyme sur CV.


Les Handicafés : Basé sur le même principe de rencontre que le Jobdating, l’Handicafés permet  aux travailleurs handicapés et aux recruteurs de faire connaissance et d’échanger de manière informelle dans un cadre convivial, autour d’un café.


D’autres actions de sensibilisation : les tables-rondes, des colloques, des conférences, des petits-déjeuners entreprises ou encore des expositions photographiques sont également organisés pendant la Semaine pour favoriser la discussion avec les acteurs économiques.

Une Nouveauté cette année:

Le lancement d’un Pacte Citoyen sur Internet pour interpeler la société civile et faire s’engager le plus grand nombre en faveur de l’emploi des personnes handicapées. Parce que ne pas pouvoir travailler, ça c’est le vrai handicap !

Objectif : plus de 100 000 signatures grâce au site  http://pactecitoyen.travaillerensemble.net

A PROPOS DE L’ADAPT


L’ADAPT , association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées, est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique. Dans ses 75 établissements et services de soins de suite et de réadaptation, d’aide par le travail, de rééducation professionnelle, d’éducation motrice, d’accompagnement, L’ADAPT a accueilli en 2008 plus de 11 000 personnes handicapées, touchées par le handicap à leur naissance ou suite à un accident de la vie.

Actrice de l’emploi des personnes handicapées, L’ADAPT dispense  à travers les bénévoles de son Réseau des Réussites un accompagnement à des personnes handicapées qui souhaitent être suivies dans leur recherche d’emploi. La mission qu’elle conduit depuis 80 ans : accompagner la personne handicapée dans son combat ordinaire, celui de sa vie quotidienne, pour qu’elle puisse vivre avec et comme les autres.

 


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PRIX CASSÉS, LOW COST… DANGER !

Remi GuilletCet article a été écrit par Rémi GUILLET aujourd’hui retraité. Ingénieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en Mécanique et Energétique (Université H. Poincaré-Nancy 1-2002) et diplômé en Economie/Gestion (DEA Université Paris 13-2001).
Son activité professionnelle l’a amené à travailler essentiellement en recherche appliquée dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaître pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix décerné par la Société d’Encouragement de l’Industrie Nationale).

Il a été en charge du secteur Energie/BTP au siège de OSEO entre 1995 et 1998…


Aidées par des progrès technologiques considérables depuis deux siècles, les stratégies économiques se sont laissées guider par des défis « capitalistes » insatiables toujours plus exigeants en profits et toujours justifiées par l’intervention de la main invisible (1) » sensée optimiser pour le plus grand nombre le résultat de choix répondant à des intérêts individuels…

Comme corollaire, la loi du marché s’est imposée comme bienfaitrice, libératrice, libérale, capable de tout réguler au mieux… déterminante de prix optimisés.

S’appuyant alors sur les théories économiques pour jouer avec les volumes afin de faire baisser les prix, le fonctionnement de ce marché a engendré la société de consommation, acceptée par le plus grand nombre, conquis par les bienfaits d’un « toujours plus de biens matériels consommés »… mais faisant appel à toujours plus de ressources naturelles non renouvelables pour produire, transformer, transporter, vendre… et produisant toujours plus de déchets dégradant l’environnement…

Des présupposés « oubliés » qui nous ont menés à une dure réalité…

En effet,

-la théorie économique a oublié de considérer que notre planète était un milieu fini,

-la théorie économique a oublié qu’elle s’appuyait sur des ressources naturelles en quantité limitées et particulièrement les énergies fossiles dont elle a négligé d’apprécier
la « juste valeur économique » (2,3),

-la théorie économique a oublié de prendre en compte l’impact de l’activité économique sur l’écosystème (2),

-la théorie économique s’est mise d’emblée au service du « capital », oubliant que l’homme devait être au centre de ses préoccupations (4),

-la théorie économique n’a pas imaginé que l’iniquité du partage des richesses produites allait augmenter avec la croissance économique, in fine, mettant en péril la stabilité du monde et la cohésion sociale des Etats,

-la théorie économique n’a pas imaginé l’apparition d’un hiatus entre une économie financière « soda », virtuelle, génératrice de bulles, et l’économie réelle (5)…

Non, nous ne pouvons plus croire en l‘intervention vertueuse de « la main invisible » si largement exploitée par les économistes pour justifier une confiance absolue dans la capacité du marché à optimiser du point de vue de l’intérêt général les comportements individuels: une bévue comparable à celle faite à propos du coût écologique de l’activité économique.

Avec la société de consommation sont nées les associations de défense de consommateurs partisans d’une consommation à des prix bas, toujours plus bas…

Avec la crise que nous connaissons aujourd’hui les Pouvoirs Publics ont appuyé cette quête pour répondre au désir des consommateurs de « plus de pouvoir d’achat »…

Dans les deux cas on a oublié que, pour l’essentiel, consommateurs et salariés constituaient la même population, ne faisaient qu’un !… que la course aux prix bas avait vite fait d’être nuisible aux salariés et à l’emploi… et ainsi provoquer de gravissimes déséquilibres sociétaux.

La problématique sociétale des prix cassés et autre discount…

… dans un contexte de mondialisation

Dans le contexte de « mondialisation » des échanges qui aujourd’hui concernent à peu près tout ce qui se consomme, faire chuter les prix, c’est assurément soutenir le développement des délocalisations, soutenir l’importation depuis les pays à faible coût de la main d’œuvre… (du moins aussi longtemps que ne seront dissuasifs les coûts du transport des marchandises).

Ainsi consommer à prix bas est nuisible à l’emploi local ou national dans tous les secteurs de production : une évidence !

On met beaucoup d’espoir dans des activités de substitution comme « le service à la personne »… Alors on doit être attentif au fait que ce type d’activité n’a de chance de se développer que si le taux d’activité dans les autres secteurs, notamment dans le secteur de la production, reste suffisant, sinon le manque de ressource et la disponibilité trouvés au sein de chaque famille rendra improbable le développement de ce nouveau service.… Par ailleurs, il et clair que les secteurs les plus susceptibles de participer à l’équilibre de la balance du commerce extérieur restent ceux de la production !

… dans un contexte de « grande distribution »

Dans un contexte de très forte concurrence entre grandes enseignes on observe un écrasement des prix qui est en passe de détrôner les prix pratiqués dans les magasins spécialisés dans le « discount », avec des conséquences gravissimes pour l’emploi dans tout le secteur commercial et des répercussions dramatiques sur les fournisseurs.

Avec les dernières innovations technologiques, bientôt les grandes et moyennes surfaces désireuses de diminuer leurs coûts de fonctionnement, ne proposeront plus d’emplois de « caissière »… Avec la pratique des « marges arrière » les grandes chaînes et leurs centrales d’achats négocient avec leurs fournisseurs, sous peine de « dé référencement », des ristournes… qui selon F. Rullier, Directeur des études à l’Institut de Liaison et d’Etudes des industries de la Consommation (ILEC) représentaient 32 % des prix nets facturés en 2003 (tandis que d’autres sources mentionnaient pour certains cas des taux dépassant 60% !).

… dans un contexte de soldes quasi permanentes

De plus en plus massivement les consommateurs attendent désormais les soldes (par ailleurs en passe de devenir permanentes puisque nécessaires à la gestion des stocks et au chiffre d’affaire des commerçants !) pour commettre leurs achats non alimentaires.

Ainsi les consommateurs se sentant presque grugés par les prix « affichés » pourraient en venir à les contester. D’ailleurs ne voit-on pas réapparaître le « marchandage »! Dans ce cheminement, le troc n’a-t-il pas de nouvelles chances… via internet ! Par LeMonde.fr , le 17/09/09 : Selon l'institut IRI-France (Information Resources, Inc.), depuis le début de l'année, les ventes sous promotions ont représenté 17,2 % du chiffre d'affaires de la grande distribution. Du jamais vu !...

… dans un contexte déflationniste

Des prix bas généralisés, durables, c’est la déflation…

Alors la crise financière et bancaire menace, d’autant plus grave que la déflation est accompagnée par un chômage qui se développe, l’un soutenant l’autre pour l’amplifier.

Si on rappelle la concomitance des crises énergétique, écologique, économique, on aboutit à une crise sociétale (que d’autres diront de « civilisation ») qui oblige à de profondes modifications dans le fonctionnement du marché et nécessite de nouvelles approches, d’ordre philosophique et politique… de l’économie (6) …

Quelques pistes nouvelles…

L’équité au centre du débat

L’activité économique produit une valeur ajoutée. Elle s’exprime habituellement comme la somme de la masse salariale et des bénéfices nets (taxes et investissements déduits).

En d’autres termes la valeur ajoutée est la somme de la rémunération du travail et de la rémunération du capital. Pour que la machine économique fonctionne correctement il doit y avoir un partage harmonieux, équitable, de la valeur ajoutée entre le « capital » et le « travail ».

Si du point de vue macro - économique cette harmonie n’est pas trouvée la production ne peut s’écouler (traditionnellement, les économistes assimilent consommation et rémunération des salariés, épargne et rémunération du capital).

Alors, si l’harmonie commence par un partage équitable de la valeur ajoutée au sein de l’entreprise (7), elle doit se poursuivre par une répartition tout aussi équitable de la valeur ajoutée tout au long des chaînes (filières) qui vont des producteurs de la matière « première » jusqu’aux consommateurs finaux!



Le partage équitable de la valeur ajoutée dans l’entreprise

Nous avons eu l’occasion de développer un modèle de partage équitable, négocié, de la valeur ajoutée au sein de l’entreprise. Ce modèle a été présenté dans un ouvrage ainsi que dans de nombreux articles publiés par les éditions l’Harmattan (7).

Selon ce modèle, en même temps que la rémunération des salariés est faite de salaire et de participation aux profits, la rémunération des actionnaires est faite de dividendes et d’une prime indexée sur la masse salariale (dite « prime de fidélité à l’entreprise »)…

Il est alors essentiel de souligner ici que ces modalités de rémunérations, qui positivent aux yeux de tous aussi bien la hauteur de la masse salariale que celle des profits, donc annihile notamment l’hostilité traditionnelle des actionnaires vis-à-vis de la rémunération du travail, mettent les salariés et les actionnaires dans des conditions a priori plutôt favorables à de bonnes négociations.

L’aboutissement de ces négociations se traduit par l’expression d’une valeur équitable du rapport entre la rémunération du capital et celle du travail. Ce qui signifie aussi la reconnaissance par les acteurs qu’un rapport équitable existe entre la « marge de profits » et la rémunération du travail…c’est-à-dire avec la capacité à consommer, avec le « pouvoir d’achat » apporté par le travail.

Les attendus de l’application du modèle dans la grande distribution

Comme dans les autres entreprises, appliqué à la grande distribution, le modèle évoqué au dessus ventile plus équitablement la valeur ajoutée produite par la grande surface, entre ses actionnaires et ses salariés.

A un moment où l’emploi dans ce secteur est menacé par une concurrence exacerbée entre mastodontes de la distribution, d’abord entre eux, mais aussi avec les magasins « discount », à un moment où les nouvelles technologies d’encaissement font leur entrée, la piste du partage équitable, négocié, de la valeur ajoutée mérite d’être étudiée… notamment parce qu’elle débouche sur des marges et autres profits contenus, car indexés sur la rémunération du travail… ne pouvant croître que s’il y a croissance corrélative de cette dernière.

Un prix équitable pour les matières « premières »

Pour coller à l’actualité nous évoquerons le cas des producteurs de matières premières alimentaires…

Le rapport de force inéquitable entre les producteurs, particulièrement les plus petits, et les mastodontes de la transformation, de la distribution avec leurs centrales d’achat et leur « marges arrières », ruine les producteurs, premier maillon de la filière alimentaire (aujourd’hui il s’agit des producteurs de lait, demain d’autres producteurs du secteur agricole feront probablement l’actualité ), en France, en Europe....

On peut même dire que les producteur de matière première sont pris en tenaille entre leurs propres fournisseurs, appartenant le plus souvent aux secteurs pétroliers, chimiques (sans compter avec l’arrivée des monopoles fournisseurs d’OGM !) et leurs clients, autant de mastodontes devant lesquels ils ont le rôle du « pot de terre », n’ayant guère d’espoir de bénéficier d’une quelconque marge arrière ou autre ristourne !

Plutôt que d’être soutenus par des aides souvent vécues comme avilissantes, d’autres voies peuvent être envisagées pour rendre leur entière dignité à ces professionnels… Par exemple et en cohérence avec notre modèle d’équité du partage de la valeur ajoutée au sein de l’entreprise, nous proposons que soit négocié entre les professionnels et les Pouvoirs Publics, et revu autant que nécessaire, un prix « plancher » pour une production adaptée à la demande, mais un prix indexé sur la totalité de la valeur ajoutée aval engendrée dans la même filière, incluant la transformation de la matière première, les conditionnement, stockage, transport, commercialisation… jusqu’au consommateur final..

Selon la proposition, de chaîne ouverte (avec son premier maillon faible), on passerait ainsi à une chaîne fermée où chaque maillon aurait les meilleures chances de recueillir une rémunération digne de la valeur ajoutée intrinsèque apportée par son travail et en cohérence avec celle des autres intervenants de la filière !

On aura compris que le terme « low cost » qui apparaît dans le titre de cet article est là pour rappeler le cas du « discount aérien »…un cas de discount qui constitue un outrage à l’écologie pour tous ceux qui sont sensibilisés à la nécessité de préserver les ressources énergétiques fossiles et notre environnement… et savent ce que le transport par aéronefs «coûte» à la planète (3) …

(1) Métaphore du philosophe et économiste écossais A. Smith

(2) Voir l’article « Croissance et énergie : une brève synthèse » par R. Guillet

(3) Voir l’article « Plaidoyer pour une autre croissance » par R. Guillet

(4) Voir l’avant propos du livre « Pour plus de solidarité entre le capital et le travail ou de nouvelles chances pour l’emploi » par R. Guillet (ed. L’Harmattan)

(5) Le rapport de la commission Stiglitz suggère un « nouveau PIB »

(6) Allusion au livre « J’ai fait HEC et je m’en excuse » de Florence Noiville

(7) Voir le livre « Pour plus de solidarité entre la capital et le travail ou de nouvelles chances pour l’emploi » par R. Guillet (édité en 2004 + version 2009 en e-book) et articles complémentaires aux éditions l’Harmattan.

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