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Pensez vous que ce blog puisse aider les personnes qui sont citees dans ce billet ?

Les classements périodiques publiés par le magazine Forbes constituent le mètre étalon des grandes fortunes de la planète en général et des Etats-Unis en particulier.

Forbes a ainsi édité son palmarès des 400 Américains les plus riches; les résultats sont les suivants:

- N¬į1:Bill Gates pour la treizi√®me fois (premi√®re fortune mondiale depuis 1997), (53 milliards de dollars cette ann√©e, soit deux milliards de plus en un an, une fortune dont la moiti√© est plac√©e hors de son entreprise)

- N¬į2: Warren Buffett (46 milliards de dollars), qui est, lui, connu pour ne jamais miser sur la high-tech

Les deux plus riches Américains sont aussi les plus importants donateurs du monde : la fondation Bill & Melinda Gates, créée par Bill Gates et son épouse, bénéficie de leurs énormes contributions, qui lui permettent de disposer de plus de 30 milliards de dollars. Bill Gates a annoncé mi-juin qu'à compter du 31 juillet 2008 il se consacrera à plein temps à sa fondation.

Parmi les suivants de la liste Forbes, on trouve plusieurs représentants des fleurons de l'informatique et d'Internet.

- les créateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page arrivent à la 12e et 13e place avec simplement (joke!) 14,1 et 14 milliards de dollars.

Plus loin dans la liste, Pierre Omidyar (eBay) est n¬į 32 (7,7 milliards), Steve Jobs (Apple) n¬į 49 (4,9 milliards), Jeff Bezos (Amazon) n¬į 70 (3,6 milliards), Gordon Moore (Intel) n¬į 77 (3,4 milliards), les cr√©ateurs de Yahoo David Filo, n¬į 117 (2,5 milliards) et Jerry Yang, n¬į 140 (2,2 milliards).

Cette ann√©e pour la premi√®re fois, m√™me les ¬ę moins riches ¬Ľ des 400 Am√©ricains les plus fortun√©s atteignent le milliard de dollars. 26 d'entre eux √©taient au-dessous en septembre 2005.

A titre de comparaison, le salaire minimum fédéral est aux Etats-Unis de 5,15 dollars de l'heure.

A ce niveau de rémunération, la fortune de Bill Gates représenterait le salaire de 1,174 million d'années de travail
(24 heures sur 24 et sept jours sur sept)

Le ¬ę simple ¬Ľ milliard de dollars des derniers de la liste Forbes serait atteint en ¬ę seulement ¬Ľ 22 000 ans de travail ininterrompu.

N'oublions pas que ces 400 personnes représentent pour de nombreux américains un source trés importante de financement de leur projet de création d'entreprise.

400 personnes=400 business angels a contacter.....

Source: à partir de news.fr (Thierry Noisette)
 

Depuis le temps que j'entends que les études aux US sont plus chères... enfin des chiffres

D'après l'enquête annuelle du College Board (repris par le Bulletin Electronique) pour l'année universitaire 2006 il fallait compter:
  • 5.836$ en moyenne pour une inscription dans une universit√© publique,
  • 22.218$ dans une universit√© priv√©e.
L'importance de ces montants est cependant à relativiser du fait des aides, prêts, et avantages fiscaux dont bénéficient les étudiants et familles.

Sur les quelques 2.700 établissements enquêtés, un étudiant paie en moyenne:
  • 2.700$ net de frais d'inscription dans une universit√© publique,
  • 13.200$ dans une universit√© priv√©e.
Les étudiants inscrits dans des établissements privés bénéficient plus fréquemment d'aides offertes par leur université, contrairement aux étudiants des institutions publiques (en beaucoup plus grande proportion), plus dépendants des aides fédérales.

Si 2 700 euros reste une somme, celle-ci est inférieure à ce que j'imaginais.

Notons que dans un pays o√Ļ le ch√īmage est extr√™mement faible la capacit√© de mobilisation de financement bancaire pour payer ses √©tudes est importante. En effet le risque de non remboursement √©tant √©galement faible puisque corr√©l√© √† la probabilit√© de d√©crocher un job (CQFD).

Néanmoins l'étude indique le développement d'un effet ciseau (augmentation des frais de scolarité et baisse des aides fédérales ( en dollars constants) qui oblige de manière plus systématique le recours à l'emprunt.
 

M6 "Zone interdite", prêt à tout pour l'audience ?

Nous sommes probablement plusieurs milliers à avoir regardé M6 dimanche soir (5 novembre 2006) qui traitait d'un problème épineux: le licenciement d'une partie du personnel en France de l'entreprise OLYMPIA ( fabriquant de chaussette) avec en parallèle la création d'une unité en Roumanie.

Cette émission a mis en lumière les conséquences humaines de l'application de concepts qui restent nécessaires comme:
  • la recherche d'une meilleure productivit√© ( rapport entre les moyens mis en oeuvre et la capacit√© de production),
  • l'am√©lioration du positionnement concurrentiel ( rapport qualit√©/prix)
Si effectivement il est utopique d'ignorer des impératifs de gestion tels que définis ci-dessus il est toujours intéressant derrière les mots de toucher du doigt les conséquences sur les individus.

Il n'est pas question ici de porter un jugement sur l'opportunité ou non de la politique industrielle menée par cette entreprise, on ne dispose pas des informations suffisantes pour le faire.

Par contre deux éléments me choquent:

1- au delà de la pérennité des entreprises ce qui pose problème c'est la faible probabilité qu'ont certains salariés de trouver un autre emploi. La "mort " d'une entreprise n'est pas un désastre, le désastre réside dans l'incapacité de notre économie à proposer aux salariés licenciés des alternatives d'emploi.

2- le d√©roul√© de l'√©mission de M6 est √† mon sens tr√©s critiquable: le personnel de l'entreprise sait depuis plusieurs mois qu' √† la fin de l'ann√©e 2005, apr√®s les vacances de No√ęl, leur avenir sera d√©cid√©:
  • soit un reclassement dans l'entreprise,
  • soit un licenciement sec. Ce faisant le reportage suit plusieurs salari√©s pour voir le r√©action apr√®s la lecture du courrier annon√ßant la bonne ou mauvaise nouvelle.
Jusque là rien de choquant, car cela participe à la volonté de décrire la difficulté de vivre cette situation.

Par contre le choque viens lorsque l'on suit une dame qui a travaill√© pendant 37 ans dans l'entreprise, qui attend depuis des semaines ce courrier, qui a probablement √©t√© stress√© lorsque ouvrant sa bo√ģte aux lettres elle a re√ßu un avis de la poste lui indiquant qu'une lettre recommand√©e l'attendait: d√®s lors elle savait qu'il s'agissait de OLYMPIA.

A combien devait battre son coeur pendant le trajet qui l'amenait de son domicile au guichet de la poste....
Nous étions probablement quelques milliers à la regarder fébrilement déchirer le courrier, tremblante, dans notre fort intérieur étant forcément en empathie on espérait qu'elle soit "sauvée " et puis avant la lecture du courrier.... une coupure publicitaire.

Alors voila, 37 années de travail, une attente interminable, de l'espoir, du découragement, des questionnements, la peur de l'après..., et tout cela pour permettre à une émission de grande écoute de s'assurer de la fidélité de ses spectateurs.

Tout doit être fait pour éviter que l'on zappe pendant la pub, pire que l'on ne revienne pas voir l'émission (??)

A partir de ce moment l√† une g√®ne m'est apparue, M6 √† mes d√©pends m'a peut √™tre fait passer du c√īt√© voyeuriste de la t√©l√©vision.... car j'ai continu√© √† regarder cette pauvre (expression affectueuse) dame apprendre la terrible nouvelle.
 

La Finance au secours de Google et You Tube

Comme vous le savez le rachat de You Tube par Google a fait couler beaucoup d'encre de blog tant par le montant de la transaction que par les intérrogations portant sur la légitimié économique de cette transaction.

Si toute opération de croissance externe présente des risques ceux ci sont en générals centrés sur des problématiques de gestion de ressources (gestion des doublons), de politique commerciale (éviter la cannobilisation d'une activité par une autre), de mise en oeuvre de synergie (atteindre une taille critique); avec You Tube la problématique centrale est juridique:
  • la plupart des vid√©os pr√©sentes sur le site ne respectent pas la propri√©t√© de leur auteur. Autrement dit des internautes utilisent des productions audivisuelles qui ne leur appartient pas. Les majors du disques font les frais de cette situation car cela constitue un manque √† gagner cons√©quant.
A partir d'une source d'information anonyme, reprise par le blog Znet, on nous apprend comment l'imagination financi√®re peut √† la fois r√©pondre √† un risque juridique m√™me s'il en co√Ľte un risque moral.

Afin d'éviter la multiplication de procès il fallait proposer aux majors une compensation immédiate et en cash. Or il aurait été trop simple pour You tube de faire un chèque, car les majors auraient été tenues contractuellement de reverser une partie à leurs artistes.

Pour éviter d'impliquer les artistes dans la négociation il aurait été convenu le schéma suivant:

You tube céde une partie de ses actions aux majors qui dès le lendemain les vendent à Google lors du rachat global de la société. Ce faisant les majors constatent une plus value sur des placements financiers qu'elles ont réalisés et ne sont plus obligées de verser une "com" à leur artiste.

C'est ainsi que les 3 principales majors auraient touché 150 millions de dollars.

Si cette opération financière s'avère exacte, ce qui reste à prouver, c'est son mécanisme qui m'a intéressé:
  • en effet les outils financiers dans ce contexte d√©bordent de leur champs d'intervention pour r√©soudre (√† court terme) des probl√©matiques juridiques.
Il fut un temps ancien, o√Ļ le droit √©tait intimement li√© √† la morale, depuis lors les liens se sont distendus et quelque fois on assiste √† une v√©ritable c√©sure puisque si l'on revient √† notre sujet de d√©part il y a un perdant dans l'histoire: les artistes... est-ce moral?
 

L'étude McKINSEY intéressante mais à ne pas emporter à la plage

Apr√®s un week-end merveilleux √† la plage (Peyrac sur mer: 26¬į) j'ai trouv√© le courage de lire l'√©tude McKinsey (donner un nouvel √©lan √† l'industrie Fran√ßaise) destin√©e √† faire un √©tat des lieux concernant nos PME-PMI industriels tout en proposant des pistes d'am√©lioration.

Du courage il en faut car je ne m'attendais pas à un diagnostic réjouissant, et effectivement l'évolution de l'industrie Française reste préoccupante notamment depuis 1995.

On assiste de manière simultanée à :
  • une baisse des effectifs de 5% (de 95 √† 2003)
  • une baisse des marges de 12% en moyenne (de 95 √† 2003 ¬Ľ)
  • une baisse des investissements de 27% en moyenne (de 96 √† 2003)
La faiblesse du dynamisme de nos PME/PMI est assez criante lorsque l'on constate qu'il y a trois fois moins d'entreprises françaises qui passent la barre des 15 millions d'euros de chiffres d'affaires que nos consoeurs Britanniques.

En ce qui concerne la sphère financière l'étude met en lumière plusieurs points:
  • un dynamisme du capital risque deux fois plus faible en France qu'en Grande Bretagne (Aujourd'hui il y a 10 fois moins de business angels en France qu'en Angleterre),
  • la rentabilit√© moyenne des entreprises Fran√ßaises est plus faible que celle constat√©e en Allemagne, Grande Bretagne et Etats-Unis.
Parmi les pistes de travail le cabinet propose:
  • de revoir la fiscalit√© applicable aux niveaux des actionnaires et des personnes physiques qui pourraient √™tre amen√©es √† financer la cr√©ation et le d√©veloppement des entreprises. Un impact fiscal beaucoup plus faible permettrait de compenser la prise de risque inh√©rente aux financement des entreprises.
  • La cr√©ation de Small business Act √† la Fran√ßaise : au USA ce type de proc√©dure permet de soutenir les PME/PMI par un apport de comp√©tence, de conseil mais aussi de financement. De plus une partie des contrats publics sont obligatoirement r√©serv√© aux PME/PMI.
  • Favoriser le d√©cloisonnement universit√© - recherche publique et entreprises. Il s'agit de favoriser une compr√©hension r√©ciproque des probl√©matiques de chacun des acteurs mais √©galement de proposer des axes de coop√©rations. Par exemple affirmer √† c√īt√© de la mission de formation des universit√©s une mission de recherche industrielle en lien avec les entreprises.
Cette dernière proposition est intéressante d'autant plus qu'elle renvoi à une problématique de fonds : la connexion de nos universités avec le monde du travail et de l'économie.
Bien qu'ayant suivi des √©tudes de gestion, quel choc lorsqu'en ma√ģtrise un professeur vous indique que la mission de l'universit√© n'est pas ¬ę d'offrir aux entreprises des cadres correspondants √† leurs attentes ¬Ľ.

Je vous raconte cela mais ça date de plus de 15 ans, cela a du forcément changé..non ?

Bon pour me remonter le moral je retourne à la plage