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Le statut d'auto entrepreneur un véritable gâchis !

point interrogationVisiblement les nouvelles ne sont pas bonnes pour le statut d'auto entrepreneur avec notamment le fin de la mesure la plus intéressante pour ce statut: en l'absence de chiffre d'affaires aucune charge à payer, et lorsque les premiers euros rentrent les charges sont proportionnelles....

Pourquoi un tel gâchis ?

  • Tout d'abord parce que cette mesure a Ă©tĂ© mal vendue et mal comprise par ses initiateurs, ce qui est un comble. Intellectuellement c'est d'ailleurs intĂ©ressant: comment peut crĂ©er quelque chose qui nous dĂ©passe..mais bon c'est autre thème presque plus philosophique....

Revenons à la première erreur, celle qui relève de la communication et de l'argumentaire utilisés:

Selon ses concepteurs le statut d'auto entrepreneur serait le premier sas pour valider son idée, son projet et si les voyants sont au vert on passerait à une véritable création d'entreprise c'est à dire une SARL, SA....une société.

Avec un tel argumentaire les initiateurs se sont tiré une balle dans le pied, car les détracteurs ont beau jeu de constater qu'il y a peu de création de SARL ou de SA après le passage en auto entrepreneur...tout en constatant également le faible chiffre d'affaires moyen.

Si on reprend à notre compte le raisonnement des détracteurs, puisqu'il n'y pas de création de véritable entreprise sous la forme d'une société ce statut ne sert à rien!

Ce faisant des milliers d'entrepreneurs individuels en France devraient être froissés d'être considérés comme des sous entrepreneurs

Pourtant l'auto entrepreneur constitue une entreprise individuelle. En tant qu'entreprise individuelle il est possible de choisir par exemple entre le statut fiscal et social d'auto entrepreneur ou le régime de la micro entreprise où l'entrepreneur à peine immatriculé doit en moyenne payer 3 000 euros de cotisations sociales sous 90 jours même sans aucun chiffre d'affaires.

Une nouvelle fois il y a plus de 1 700 000 entrepreneurs individuels en France, plus de la moitié des entrepreneurs individuels sont des artisans.

Nos plombiers et autres artisans du BTP entre autre devraient être assez surpris de ne pas être considérés comme de véritables chefs d'entreprise puisqu'ils ne sont pas à la tête d'une société.

Il est vrai que l'on retrouve là un travers bien français au niveau des élites " le big is beautiful"..Je ne me souviens pas qu'un ministre de l'économie ait rendu visite à un entrepreneur maçon, plombier..par compte visiter Renault, Areva cela plutôt deux fois qu'une...

Alors chers détracteurs si vous considérez que seules une SARL, une SAS ou une SA sont créatrices de valeur, eh bien supprimez le statut de l'entreprise individuelle et vous serez au moins cohérent (dangereux mais cohérent!)

Le second gâchis est imputable Ă  l'oubli d'un argument important pourtant cher Ă  certains: augmenter le pouvoir d'achat des Français. En effet en moyenne un auto entrepreneur affiche un chiffre d'affaires proche de 1 000 euros par mois (Ă©tude Insee fĂ©vrier 2012)....alors cela n'est pas suffisant pour vivre de cette activitĂ© mais qui peut se plaindre de disposer d'un supplĂ©ment de revenu Ă  cette hauteur ?

43 % des auto entrepreneurs sont salariĂ©s dans le privĂ© et le public et ainsi bĂ©nĂ©ficient d'une augmentation consĂ©quente de leur revenu..eh bien cela ne compte pas ! aucune importance ! tans pis pour eux !

Pourtant ils ont adhéré à ce statut non pas pour créer à terme une Pme mais simplement disposer d'un complément de revenu...Force est de constater que le statut a répondu à leurs objectifs.

Mais il est vrai qu'avec les augmentations d'impôts prévisibles comme le gel des tranches sur les barèmes de l'impôt sur le revenu, l' augmentation étudiée de la CSG et l'inflation sur les prix de consommation courantes dont le gaz...effectivement on peu ce permettre le luxe de supprimer ou fortement amender une mesure qui permet à des dizaines de milliers de personnes de gagner davantage.

J'avoue ne trouver aucun sens Ă  cela, et vous ?

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Contre les licenciements des grands groupes privilégions les petites entreprises

facade Avec l'annonce de plans sociaux à rallonge provenant des grands groupes je crains que la culture du "big is beautiful" va redevenir la doctrine Française la plus répandue, avec la croyance que seuls des grands groupes peuvent créer de la valeur et de l'emploi.

Il a fallu attendre les années 90 pour qu'enfin le "small is beautiful" soit à la mode, avec un rôle enfin reconnu aux petites et moyennes entreprises.

Néanmoins chassez le naturel il revient au galop et l'on peut craindre que le financement en provenant de l'Etat inonde nos groupes en laissant de côté les petites entreprises.

Rappelez vous il y a quelques années certaines collectivités (région) souhaitaient intervenir au capital du groupe EADS.

Certaines imaginaient apporter 150 millions d'euros pour avoir 0.5% Ă  2% du capital au sein d'un groupe et donc.... au final n'avoir aucun poids.

Pour information les besoins financement,sur les 4 prochaines années, pour lancer une nouvelle gamme d'avions sont évalués à plus de 10 milliards d'euros....à comparer au 150 millions...

Le problème en France ce n'est pas l'amoindrissement de grands groupes, mais plutôt le manque de renouvellement de nos TPE-PME.

Ce qui importe c'est le différentiel création d'emploi/destruction d'emploi.... plus que le nombre de destructions d'emploi en valeur absolue.

S'il fallait convaincre encore du rôle capital de la création d'entreprises dans une économie, il convient de lire une étude très intéressante éditée par la "Small Business Administration" (SBA) aux Etats Unis.

Celle-ci montre que le taux de création d'entreprises représente le facteur déterminant dans l'évolution des principaux indicateurs économiques des Etats américains tels que les revenus par personne, le taux d'emploi ou encore le produit intérieur brut de chaque Etat.

Cette étude indique que pour augmenter la prospérité du pays et améliorer le pouvoir d'achat des salariés, les actions politiques les plus efficaces consistent à assurer un environnement fertile pour la création et le développement de nouvelles sociétés.

Ce qui importe ce n'est pas tant le nombre de sociétés en activité mais le taux de création d'entreprises pour expliquer la croissance économique du pays.

Ainsi une augmentation de 5% du nombre de création d'entreprises génère une augmentation de la croissance du PIB de l'Etat considéré de 0,47%.

Au final le problème n'est tant la fermeture d'entreprises mais l'incapacité aux personnes licenciées de retrouver un autre job..au delà des mécanismes de soutien indispensables (allocation chômage, formation...) la meilleure protection réside dans la création et le développement d'entreprises pour offrir de nouvelles opportunités de travail.

Pour s'en persuader le Rapport SBA: http://www.sba.gov/advo/research/rs292tot.pdf

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Les chefs d'entreprises ne sont pas assez rémunérés !

businessfinanceJe suis tombé sur une étude de l'insee fort intéressante: "Le salaire des chefs d'entreprises, moyennes et grandes".

L'étude indique plusieurs éléments:

  • sur les 2,2 millions d'entreprises la plupart des entrepreneurs n'ont pas le statut de salariĂ©,
  • Ainsi il y a en France 190 000 entreprises qui ont Ă  leur tĂŞte un chef d'entreprise ayant le statut de salariĂ© (PDG de SA de SAS, gĂ©rant de SARL minoritaire...).

De plus en 2005 le salaire annuel net moyen pour un chef d'entreprise salarié était de 49 700 € ,alors qu'un cadre salarié dans le privé percevait 44 600 €.

Ce faisant un chef d'entreprise salarié gagne 10% de plus qu'un salarié cadre, en général dans une grande entreprise.....

Alors on pourra me répondre qu'au-delà du salaire un chef d'entreprise dispose de deux autres système de rémunérations:

  • la plus value ultĂ©rieure qu'il rĂ©alisera lors de la vente de l'entreprise,

Dans la mesure où le groupe des chef d'entreprises salariés est constitué d'entreprises de petite taille, avec peu ayant le profil start up je ne suis pas certain que les plus values ultérieure soient importantes.

En ce qui concerne le versement de dividendes, là également je m'interroge compte tenu de la faible rentabilité de nos entreprises en moyenne je ne suis pas certain que les quelques dividendes versées compensent le risque pris par les petits entrepreneurs.

Finalement est ce raisonnable et rationnel de prendre beaucoup de risque pour avoir 10% de plus Ă  la fin du mois. Cette question se veut bien Ă©videmment provocatrice, non ?

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Les 10 commandements du Business Angel selon Patrick HANNEDOUCHE

Comme vous le savez ce blog ouvre régulièrement ses portes à des auteurs qui nous font partager leurs expériences sur l’entrepreneuriat.

Je vous propose donc de débuter cette semaine avec Patrick HANNEDOUCHE, et lui laisse tout de suite le clavier….

Patrick Hannedouche« Je suis devenu business angel chez Paris Business Angels en 2006. Et, comme la majoritĂ© de mes confrères, j’ai fait les erreurs classiques de l’ange des affaires dĂ©butant : investissement dans des secteurs inconnus, sĂ©lection des startuppers trop basĂ© sur l’affectif…

Afin d’éviter les mĂŞmes erreurs aux business angels dĂ©butants et d’aider les startuppers dans leurs « relations angĂ©liques », j’ai Ă©crit « Les 10 commandements du business angel ».

Pour vous, lectrices et lecteurs de Capital Social, j’en commente 3 avec mon expérience personnelle.

Les 10 commandements du Business Angel:

1. Dans les projets que tu comprends, uniquement tu investiras

J’ai rĂ©alisĂ© mon 1er investissement dans Porteye, sorte de smartphone destinĂ© aux non voyants, pour le cĂ´tĂ© social du projet. Mais je n’ai rien pu apporter, n’y connaissant rien au secteur. Et je me concentre maintenant sur ce que connais : b to b, alimentaire, logistique… C’est ainsi que je viens d’investir dans la très prometteuse www.bioalaune.com

2. Le business plan, comme un enfant et le Père Noël, tu ne croiras pas

3. L’équipe sur le projet tu privilégieras

4. La capacité de remise en cause et d’exécution des créateurs, tu jaugeras

Une startup, c’est comme la vie, ça ne se passe jamais comme prévu.

5. Le pacte d’actionnaires et le juridique, tu ne mettras pas 6 mois à négocier

6. L’entreprise dans laquelle tu investiras, tu aideras mais tu ne dirigeras pas

7. Tes engagements vis Ă  vis des startuppers, tu tiendras

Pour la startup Theoconcept, dont le but était de repérer les vidéos piratées sur le net, les business angels s’étaient engagés à prendre des rendez-vous avec les décideurs des chaînes télé et du cinéma. Promesse non tenue. Dommage pour tous, puisque la boite s’est plantée.

8. Rapidement tu te diversifieras et ton risque tu dilueras

9. Comme tout entrepreneur, les gamelles, tu accepteras et la totalité de ta mise, prêt à perdre, tu seras

Me concernant, j’en suis Ă  2 gamelles sur 5 investissements. Qui a dit que les business angels s’en mettaient plein les fouilles ?

10. Ton argent investi, dans les 5 ans, sans besoin tu seras.

Cette liste n’étant pas exhaustive, elle est destinée à être triturée, modifiée, améliorée, commentée, vilipendée… A vos commentaires, amis business angels et startuppers !"

Angéliquement.

Patrick

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A propos de Patrick Hannedouche… (54 ans)

Après une école de commerce (ESSCA Angers), j’ai acquis une bonne expérience dans la distribution (Carrefour, Promodes), l’export (Bonduelle) et la direction de PME (Caditel).

En 1990, j’ai créé www.justeatemps.com, le cybermarché du bureau. Fort de cette expérience réussie, je suis devenu Business Angel dans des startups à qui j’apporte ma vision, mon expérience, mes tripes, mon enthousiasme et du capital.

Je suis membre du RĂ©seau Entreprendre et de Paris Business Angels.

J’exprime mon parler-vrai de business angel entrepreneur sur www.business-angel-france.com.

Si vous souhaitez poursuivre la lecture de sujets similaires, je vous propose les articles suivants:

 

Le capital risque et capital investissement pour quoi faire ?

point interrogationLe capital investissement nait de la rencontre entre un entrepreneur et un financier qui font œuvre commune afin de minimiser les risques tout en espérant en retirer les fruits.

4 NOTIONS FONDAMENTALES ( dont une induite):

1- Faire Ĺ“uvre commune:

L'entrepreneur va apporter un prototype, un brevet, une entreprise déjà en fonctionnement depuis plusieurs années.

La société de capital investissement va apporter ses conseils en management, stratégie, finance et son carnet d'adresses mais surtout de l'argent

2- Les risques:

  • Le risque de faillite

L'entrepreneur va prendre en compte:

Risque A: la perte potentielle des sommes investies dans la société,

Risque B: un coût d'opportunité qui représente l'équivalent salaire qu'il aurait perçu s'il n'avait pas créé son entreprise.

"Vous comprenez monsieur le financier si j'étais salarié au sein du groupe DUMOULIN je toucherais un salaire de 100 00 euros par an"

La société de capital investissement va prendre en compte un seul risque: la perte potentielle des sommes investies dans la société

  • Le risque de rentabilitĂ©

Le risque pour la société de capital investissement est que l'entreprise n'atteigne pas un niveau de rentabilité jugé suffisant.

Une entreprise qui afficherait des rĂ©sultats constants ne constituerait pas une bonne « affaire » pour la sociĂ©tĂ© de capital investissement. En effet il lui serait difficile de rĂ©aliser une plus value sur la cession des actions si la sociĂ©tĂ© bien que rentable prĂ©sente des rĂ©sultats stagnants.

Pour justifier le prix de vente par action à 200 euros alors qu'elles ont été achetées 100 euros mieux vaut montrer que dans l'intervalle la société a créée plus de valeur.

  • Le risque d'illiquiditĂ©

La société de capital investissement a fait l'acquisition de titres de votre société afin de financer vos projets de développement. Cette collaboration est sur du moyen terme, dans la mesure où celle-ci a comme objectif de revendre sous 5 ans en moyenne les actions.



Ce faisant pendant une pĂ©riode non dĂ©terminĂ©e prĂ©cisĂ©ment la sociĂ©tĂ© de capital investissement ne va pas pouvoir vendre ses titres, elle est donc dans l'impossibilitĂ© de rendre « liquide » au sens financier du terme ses actions.

Dans le cas d'une entreprise innovante la société de capital risque va devoir attendre la fin de la phase de prototypage, la fin des premières démarches commerciales et de production avant de pouvoir envisager la cession des titres à un industriel par exemple.

Le problème réside lorsque l'entreprise ne présente pas une situation économique suffisamment attrayante pour que la société de capital investissement trouve un repreneur de ses titres. Dans ce cas elle se trouve collée à l'entreprise, et donc ne peut pas rendre liquide sa participation.

Elle ne peut que constater une immobilisation financière qui la prive d'autres opportunités.

De nombreuses sociĂ©tĂ©s de capital investissement<ont connu cette problĂ©matique notamment suite aux investissements rĂ©alisĂ©s pendant la « bulle internet ». Depuis 5 ans la situation est de nouveau plus saine et globalement les sociĂ©tĂ©s de capital investissement ont retrouvĂ© des marges de manĹ“uvres.

3- Le partage des fruits

L'association entre l'entrepreneur et le financier a comme objectif principal la crĂ©ation de « nouvelle valeur ». Cette notion de crĂ©ation de valeur est apprĂ©ciĂ©e de manière diffĂ©rente selon les deux parties en prĂ©sence:

a)- L'entrepreneur va analyser:

  • l'Ă©volution de son salaire,
  • l'Ă©volution de ses « rĂ©munĂ©rations annexes » (prise en charge de frais kilomĂ©triques, des frais de restauration, des frais de reprĂ©sentation, bien Ă©videmment toutes ses dĂ©penses ont toujours un lien avec l'activitĂ© principale de l'entreprise; si, si je pense ce que je viens d'Ă©crire est naĂŻf vous croyez ?)
  • l'Ă©volution des dividendes perçus.

Par exemple grâce à l'entrée au capital d'une société de capital risque l'entreprise a pu financer l'acquisition d'une nouvelle chaîne de production.

Ce faisant le chiffre d'affaires a augmenté et le résultat net comptable après impôt sur les sociétés est passé de 10 000 euros en 2009 à 50 000 euros en 2011.

Notre entrepreneur possédant 80% des actions de la société va pouvoir toucher un revenu appelé dividende à hauteur de 40 000 euros (80% de 50 000 euros). Alors que l'année précédente bien qu'ayant 100% du capital il a perçu 10 000 euros de dividende.

  • l'Ă©volution ou le maintien du statut social:

Etre chef d'entreprise c'est également bénéficier d'une image, d'un statut social, voire souvent d'une identité qui se confond avec celle de son entreprise.

Ce qui explique d'ailleurs pourquoi certains entrepreneurs dépassent les 70 ans et continuent de piloter leur entreprise sans songer véritablement à la transmission. Il est évident que lorsque pendant 30 ans vous avez travaillé 5 à 6 jours par semaine et entre 10 à 12 heures par jour, l'entreprise a nourri probablement votre portefeuille mais également votre personnalité. Pas facile d'abandonner un costume qui vous va si bien..

Si à 99% les opérations d'ouverture de capital à des financiers résultent plus d'une obligation qu'une adhésion naturelle; il n'est pas rare que l'entrepreneur en question soit flatté et sans fait l'échos d'avoir comme associé une société de capital investissement.

b)- La société de capital investissement va analyser:

  • La rĂ©munĂ©ration qu'elle pourrait percevoir au titre des dividendes

Néanmoins dans le cadre de projet de création d'entreprise la probabilité de distribution de dividende est faible, dans la mesure où le résultat net comptable est réinvesti en général dans l'entreprise afin de financer de nouveaux investissements, constituer un fonds de trésorerie.

  • La plus value Ă©ventuelle qu'elle va percevoir lors de la revente des actions.


Pour financer votre projet la société de capital risque vous a acheté chaque action 200 euros. Qu'elle est la probabilité que dans 5 ans chaque action vaille 300, 400, 800 euros? La rémunération de la société de capital investissement va donc résulter de la différence entre le prix de vente et le prix d'achat de chaque action.

  • Une troisième rĂ©munĂ©ration peut rĂ©sulter d'un placement non pas sous la forme d'actions mais d'obligations convertibles. Dans ce cas la sociĂ©tĂ© de capital investissement adopte un comportement hybride entre le banquier et l'actionnaire.

En effet la société de capital investissement va prêter de l'argent à votre entreprise avec la possibilité de convertir ce prêt en actions quand elle le souhaite.

Nous aborderons probablement l'intĂ©rĂŞt de ce type de placement ultĂ©rieurement mais ce qu'il faut retenir c'est qu'avec les obligations convertibles, le financier peut sous certaines conditions recevoir une rĂ©munĂ©ration sous la forme d'un double taux d'intĂ©rĂŞt (taux d'intĂ©rĂŞt sur les sommes prĂŞtĂ©es et « taux d'intĂ©rĂŞt » sur la non conversion des obligations en actions)

4- Le rapport entre la rentabilité prévisionnelle et le risque perçue

Les opérations de capital investissement s'analysent du point de vue de l'investisseur comme une opération de placement financier. Votre entreprise, votre projet constitue une opportunité de placement comme peut l'être le placement sur Le Livret de Développement Durable (ex CODEVI), un PEL ou l'achat d'actions cotées au CAC 40.

Désolé de vous l'annoncer comme cela, mais à ce stade de votre recherche de financement vous ne représentez qu'une opportunité de placement.

Ce faisant le chargé d'affaire qui analysera votre projet de création (si vous êtes un jeune entrepreneur) ou de développement (si vous êtes une PME-PMI mature) va faire le lien entre les probabilités de revenus et plus value futurs et les risques encourus comme nous l'avions indiqué plus en amont.

D'une manière générale, certains diront de manière théorique, les sociétés de capital investissement ne refusent pas en tant que telle la prise de risque. Car c'est la prise de risque qui potentiellement peut générer une plus value confortable.

Supposons deux entreprises qui affichent une rentabilités équivalente de 100 000 euros chacune (résultat net comptable).

  • L'entreprise Vieux moulin qui existe depuis 10 ans.

Compte tenu de son passé, pour obtenir 20% du capital, la société de capital investissement va devoir payer 1 600 00 euros.

  • L'entreprise PrĂ©cosse bĂ©bĂ© qui elle existe depuis 1 ans.

Compte tenu de la jeunesse de l'entreprise, ses associés ne pourront probablement pas obtenir la même valorisation que celle obtenue par l'entreprise Vieux moulin. En effet, toute chose étant égale par ailleurs (excusez-moi mon côté financier/scientifique qui remonte), le risque d'une jeune entreprise semble plus élevé que celle d'une entreprise mature.

Ce faisant pour obtenir 20% du capital, la société de capital investissement va débourser 800 000 euros.

Au final l'entreprise Précose bébé constitue une opportunité d'investissement plus intéressante puisqu'elle offre une rentabilité de 12,5% (100 000/ 800 000 * 100) alors que l'entreprise Vieux moulin affiche une rentabilité de 6,25%</strong> (100 000 / 1 600 000 *100).

Cet exemple qui traduit la relation proportionnel qui existe entre la rémunération d'un placement et son risque, vous la connaissez également à titre personnel.

En effet si vous placez votre épargne sur un Livret, vous ne prenez aucun risque par contre la rémunération sera également très faible. Par contre si vous achetez des actions cotées sur le marché boursier (CAC 40 par exemple) votre rémunération potentielle sera supérieure mais le risque également.. à vous de choisir.

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