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Facebook, MySpace, Sun, Cadence Design System, Microsoft, Apple: ces groupes peuvent vous aider gratuitement

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Il fut un temps où lorsqu'une entreprise concevait puis lançait une application ou un nouveau service, cette dernière développait tout un arsenal pour contrôler au maximum la courbe de vie du produit.

S'il était envisageable de sous-traiter la production, il paraissait inconcevable de faire appel à des tiers indépendants et non choisis pour enrichir la gamme et proposer de nouvelles applications.

Depuis on a franchi un cap, puisque non seulement certaines entreprises sont prĂŞtes Ă  collaborer avec des prestataires professionnels reconnus, mais d'autres pratiquent l'appel public Ă  l'innovation.

On connaissait l'appel public à l'épargne, ce mécanisme qui permet à une entreprise de lever des fonds auprès de n'importe quels épargnants. Avec cette pratique boursière, une entreprise peut être financée sans jamais connaître personnellement tous ses actionnaires.

Et bien maintenant nous assistons à l'appel public à l'innovation où des entreprises de tailles mondiales mettent en place des aides voire des financements pour tous créateurs pouvant leur amener directement ou indirectement un supplément de chiffre d'affaires via la proposition de nouvelles applications.

Vous voulez des exemples ? je vous invite donc Ă  lire l'article que j'ai publiĂ© sur le bolg de StĂ©phane THOMAS: www.simpleentrepreneur.com

Bonne lecture, je l'espère....

 

Rester indépendant...sans capitaux risqueurs

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Une des spécificités de la net économie c'est sa dualité car coexiste à la fois des projets qui par nature sont consommateurs en fonds avec d'autres qui peuvent se développer au fil de l'eau sans gros moyens.

En effet la baisse continue des produits hardware, la possibilité d'accéder à des solutions logicielles en open source ont diminué fortement le coût de développement d'un nouveau service.

Ce faisant des start up ne sont plus obligés de recourir au financement émanant de sociétés de capital risque.

Ainsi la magazine en ligne FLAVORPILL qui compile les activités culturelles de différentes villes (New york, Londres...) a été développé par 2 créateurs...plus de 300 000 lecteurs dans le monde par semaine...

 

Pétition pour l'accessibilité numérique des services publics

handicapPour la première fois dans l'histoire, l'informatique, notamment le Web, offre la possibilité aux personnes handicapées d'avoir accès au même moment aux mêmes informations que les autres et de communiquer avec les autres quels qu'ils soient.

Pour ce faire, les applications informatiques, en particulier Web, doivent être conçues pour tous en se conformant aux exigences de l'accessibilité numérique.

Qu'est-ce que l'accessibilité numérique ?

Un site Internet accessible garantit que son contenu est utilisable par n'importe qui, quelle que soit sa situation, son handicap (visuel, auditif, moteur) et le matériel (ordinateur, navigateur Internet, logiciels spécialisés) utilisé pour y accéder.

Ainsi :

  • Lorsqu'un site respecte les règles d'accessibilitĂ©, les personnes âgĂ©es ne sont pas gĂŞnĂ©s par la taille des textes, ils peuvent utiliser la fonction de grossissement des textes de leur navigateur.
  • Lorsqu'un site respecte les règles d'accessibilitĂ©, Julien, aveugle, peut Ă©couter le contenu de chaque page lue par son navigateur vocal, et naviguer Ă  l'aide des indications donnĂ©es par celui-ci.
  • Lorsqu'un site respecte les règles d'accessibilitĂ©, Michel, handicapĂ© moteur, peut naviguer sur les pages sans jamais utiliser de souris, avec le clavier traditionnel ou un dispositif adaptĂ©.

Depuis trois ans un décret aurait dû être publié afin que tous les sites officiels respectent les conditions définies ci-dessus.

Comme d'autres ( merci Aymeric pour l'info) nous vous invitons à signer cette pétition sur le site: Pétition pour l'accessibilité numérique des services publics maintenant !

 

La critique de FRANCE BIOTECH vis à vis de la réforme du Crédit Impôt Recherche; à modérer ?

francebiotech France Biotech (association française des entrepreneurs en sciences de la vie) publie les résultats d'une étude sur l'impact de la réforme du Crédit d'Impôt Recherche (CIR) sur les PME innovantes.

La réforme entrainerait une baisse du montant du crédit d'impôt recherche et des difficultés de trésorerie pour des centaines de PME innovantes, notamment les plus jeunes et les plus dynamiques.

En effet, la formule précédente du crédit d'impôt recherche favorisait les PME, notamment celles qui avaient accru leurs dépenses de recherche annuelles:

Le CIR remboursait 10% des dépenses + 40% de l'accroissement annuel des dépenses et incluait les dépenses de recherche financées par des prêts remboursables d'Oseo.

La nouvelle formule du CIR remboursera 30% des dĂ©penses de recherche annuelles (50% pour les entreprises de un an, 40% pour les entreprises de 2 ans), qu'il y ait ou non accroissement des dĂ©penses annuelles ; de plus elle excluera dĂ©sormais les dĂ©penses de recherche financĂ©es par des prĂŞts remboursables, notamment d'Oseo.

En effet le groupe OSEO peut accorder aux entreprises des avances remboursables (prêt sans taux d'intérêt ni garantie) afin de développer le programme d'innovation.

Cette avance remboursable qui comme son nom l'indique est en générale remboursée sauf si OSEO constate un échec technologique (l'entreprise n'arrive pas a réaliser le prototype ou la solution innovante) ou un echec commercial (le marché n'existe pas ou plus).

Avec le nouveau mécanisme ce type d'aide va venir diminuer le montant de crédit impôt recherche.

Ainsi l' entreprise Alpha qui a un programme de R/D de 100 000 euros pourra bénéficier d'un CIR de 50 000 euros, par contre l'entreprise Béta qui a le même budget de R/D mais a obtenue une avance remboursable de 40 000 euros bénéficiera d'un CIR de 30 000 ( 100 000- 40 000 / 2).

Ceci n'est pas cohérent dans la mesure où une nouvelle fois il ne s'agit pas d'une subvention mais d'une dette et que pour pratiquer quotidiennement le groupe OSEO faire constater l'échec d'un projet est loin d'être aisée.....

L'entreprise Vivalis résume bien les effets négatifs du mécanisme. Cette société qui propose des solutions innovantes sur des lignées cellulaires pour la fabrication de vaccins viraux et de protéines thérapeutiques, a sollicité une avance remboursable pour l'année 2008.

Dans le cadre de l'application du nouveau mécanisme elle devra déduire du montant de ses dépenses de recherche et développement l'avance remboursable obtenue. Ainsi avec le dispositif envisagé elle pourra bénéficier d'un Crédit Impôt Recherche de 800.000 euros alors qu'avec l'ancienne procédure elle aurait obtenue 1,8 million d'euros.

Notons que la nouvelle formule du CIR bénéficiera particulièrement aux entreprises qui n'augmentent pas leurs dépenses de recherche et aux grandes entreprises, car 30% de leurs dépenses de recherche et développement (jusqu'à 100 millions d'Euros de dépenses) et 5% de leurs dépenses (au-delà de 100 millions d'Euros) leur seront désormais payées par l'Etat.

Si l'étude de France BIOTECH est pertinente il convient néanmoins de prendre du recul et d'apprécier l'impact du nouveau mécanisme sur la plupart des entreprises innovantes en France. En effet les modèles de croissance et de développement des entreprises biotechs ne sont peut être pas généralisables...

En effet l'ancien mécanisme pénalisait de nombreuses entreprises.

Les entreprises qui augmentaient leur budget de R/D étaient gagnantes, par contre les entreprises qui avaient un budget constant de R/D (même conséquent) n'étaient pas aidées.

Si vous souhaitez poursuivre la lecture de sujets similaires, je vous propose les articles suivants:

 

L'affaire FUZZ: l'explication d'Eric DUPIN

"Le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné le 27 Mars 2008 Bloobox.net, "éditeur" de Fuzz, à 1000 Euros de dommages et intérêts et 1500 Euros de participation aux frais de procédure pour atteinte à la vie privée de l'acteur Olivier Martinez.

fuzz
Le tribunal a estimé que la société BLOOBOX NET opérait un choix éditorial au sein du FUZZ.FR lui donnant par la même la qualité d'éditeur au sens de l'article 6.III.1 de la loi pour la confiance dans l'économie numérique.

Pour rappel, le site FUZZ.FR (hors ligne aujourd'hui), créé par Eric Dupin (photo) fin 2005 était construit sur la modèle du célèbre site http://digg.com .


Le contenu Ă©tait intĂ©gralement proposĂ© par les internautes. Les votes des mĂŞmes internautes permettaient de faire « remonter l'information » en première page du site.

L'information ayant donnĂ© lieu au litige visait un couple de vedettes et avait Ă©tĂ© postĂ©e sans grand succès dans la catĂ©gorie « people » du site. C'est ce dernier argument qui semble avoir Ă©tĂ© dĂ©cisif aux yeux du Tribunal qui a estimĂ© que la crĂ©ation d'une telle rubrique constituait un choix Ă©ditorial.

Ce type de site n'est en aucun cas un blog mais se rapproche plus d'un forum automatisé ou d'un Dailymotion voire d'un moteur de recherche tel que google. Ce faisant, BLOOBOX NET n'a aucun contrôle sur ce qui est diffusé sur le site FUZZ ce qui fait d'elle un simple prestataire technique en théorie.

Le Tribunal vient donc par ce jugement, de restreindre grandement la définition d'hébergeur technique. L'intégralité des sites proposant aux internautes de communiquer entre eux de manière publique doivent mesurer les conséquences de cette décision.

La mise en place d'un contrôle humain a priori, de l'ensemble des informations, commentaires, réactions des internautes, semble être pour l'heure la mesure la plus sage à adopter. ( ce qui selon moi est techniquement impossible et totalement irrationnel d'un point de vue économique)

Néanmoins, ce choix du Tribunal est porteur de nombreuses contradictions qui risquent d'insufler un climat de peur et d'insécurité néfaste à toute l'économie d'internet ainsi qu'à sa liberté d'expression.

Si vous souhaitez aider indirectement Eric Dupin je vous encourage à vous rendre sur la page d'origine et de cliquer sur la bannière de publicité exposée...

Cliquer ici: FUZZ