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Vous Ă©tes un particulier et souhaitez investir dans des PME-PMI:

Jusqu'à présent les particuliers souhaitant investir dans des PME-PMI non côtées avaient deux possibilités :

- avoir identifié personnellement une ou plusieurs entreprises (investir directement ou via une SUIR),

- investir auprés d'organismes chargés de collecter des fonds pour prendre des participations dans des PME-PMI (ex : FCPI, FIP...)

Une troisième alternative s'offre à vous aujourd'hui :

La Banque Privée Européenne (BPE) et 123 Venture proposent un nouveau placement pour votre épargne : vous leur apportez au minimum 200 000 euros et ils se chargent de placer cet argent dans des entreprises non cotées sur un marché boursier. De plus vous avez la possibilité de choisir le niveau de risque et de rentabilité espéré : financement de la création d'entreprise, financement du développement, financement d'opération de rachat.

Aprés quelques mois d'existence il conviendra d'étudier comment cette épargne sera mobilisée: prioritairement en capital risque (on peut rêver) ou en capital transmission- LBO- (on peut le craindre).

Ce qui est intéressant avec cet instrument financier c'est que sur une même entreprise il sera possible de mobiliser de l'argent en provenance d'une société de capital risque (par exemple celui de 123 venture) et de l'argent en provenance de particuliers.

Ce faisant cela peut permettre de boucler plus rapidement un tour de table.
 

Vous cherchez à lever des fonds, déménager en Inde....

Sidbi Venture Capital, la filiale de capital d'amorçage de l'IDBI (banque de développement des PMI) vient de créer un second fonds de capital amorçage de 120 millions de dollars pour une durée de huit ans.

Le pays compte une dizaine de fonds d'amorçage qui investissent entre 100.000 et 800.000 dollars par dossier.

De plus il existe une trentaine de capitaux-risqueurs pour des mises de fonds comprises entre 1 et 10 millions de dollars.

Pour le secteur du capital-développement on peut compter sur des tickets de financement de 3 à 20 millions de dollars.

Si vous créez une entreprise en Inde en tant que Français vous pourrez lever des fonds avec des délais de réponse convenables entre 3 et 6 mois.

Si vous n'arrivez pas à financer votre projet étudiez donc la création de deux sociétés ( l'une en Inde et l'autre en France) chacune ayant une activité propre et complémentaire

Source:Ă  partir des infos de La Tribune (14/09/06)
 

Une reprise du financement de la création d'entreprises par des capitaux risqueurs

Le capital-risque européen reprendrait confiance avec une reprise de l'activité réguliére depuis début 2005.

Les montants consacrés à l'amorçage et aux premiers tours de table ont augmenté plus vite que l'ensemble du capital-risque en Europe, selon Ernst & Young Dow Jones VentureOne sur les derniers 6 mois.
Cette reprise d'activité dans le financement de la jeune entreprise reste élitiste puisque le ticket moyen d'entrée ne cesse d'augmenter pour atteindre aujourd'hui 2.5 millions d'euros.

Depuis 2000 beaucoup de sociétés de capital investissement ont "mis le frein" sur les investissements dans des jeunes projets et se sont consacrées à la valorisation de leur portefeuille de participation.

L'augmentation des fusions acquisitions, les entrées en bourse, la reprise des opérations de croissance externe par les grands groupes ont permis aux sociétés de capital investissement de réaliser des plus values et de retrouver de la liquidité.
Ce faisant aujourd'hui elles sont dans une situation plus confortable pour de nouveau Ă©tudier des investissements dans des jeunes pousses.


Notons que les financements concernent presque exclusivement des opérations de capital risque avec des entreprises ayant clôturé plusieurs bilans et offrant une visibilité concrête en terme de chiffre d'affaires.

Ainsi on constate que "l'amorçage" reste le parent pauvre dans la chaîne de financement de la création d'entreprises:
  • 6 millions d'euros investis sur le semestre dans 7 tours de table dans toute l'Europe (0,3 million en France),
  • Une chute de plus de moitiĂ© par rapport au premier semestre 2005.
En Europe comme en France, les technologies de l'information continuent de dominer (environ la moitié des financements). Tandis que les montants investis en santé et en biotechnologie chutent de 21 %.

Souce intiale: les Echos du 7/09/06
 

Les VC américain sont ils différents des VC Français?

Dans un entretien sur le blog Techcrunch.com Paul Graham expose deux réflexions:

  • Il pense que nous ne sommes pas actuellement dans une bulle internet en terme de financement des start up,
  • Il insiste sur le fait que les startups ne devraient pas se soucier du modèle Ă©conomique.
Paul Grahmam dispose d'une certaine autorité aux USA en tant Partner dans le fonds d'investissement YCombinator basé à Mountain View et qui investit dans de jeunes sociétés high tech.

Le fait de ne pas se focaliser sur le business model et les sources de revenus mais sur la capacité du projet à répondre aux attentes des utilisateurs (puisque les clients ne sont pas encore définis) est intéressant. En effet une fois que le projet a atteint un volume suffisant d'utilisateurs les possibilités de rentrées financières s'imposeront: Google a su répondre à cette problématique, You tubes y travail actuellement....

Cette manière de penser la création d'entreprise innovante est elle envisageable en France?

Difficile car en phase de création, même lorsque le modèle économique est défini la plupart des VC demandent à ce que ce dernier soit validé.. comment? par du chiffre d'affaires ou des commandes fermes. Ce qui constitue en soit une barrière au financement assez importante.

Alors rechercher des fonds en phase d'amorçage tout en expliquent que l'équipe n'a pas encore pu déterminer comment le projet va générer du cash parait complètement surréaliste (mais il doit exister, enfin je l'espère, des contres exemples)

Le référentiel des VC Français semble sur ce point trés éloigné de celui des américains; en France la plupart du temps seul des business angels qui sont issus du secteur peuvent adhérer à un projet où le modèle économique n'est pas encore défini.
 

Les fonds d'investissements cèdent leurs participations- pour quoi faire?

Dans le quotidien La Tribune de ce jour un article sur la multiplication des cessions de participations réalisées par des fonds d'investissements:
" Les fonds d'investissement accélèrent les sorties notamment gràce aux conditions de financement trés favorables ", explique Arnaud Bouyer, vice-président de Morgan Stanley en France.

Par la vente de ces participations les fonds assurent une rentabilité des capitaux propres investis à court terme et démontrent à leurs bailleurs de fonds une saine et efficace gestion.
Les fonds d'investissements peuvent céder leur titres dans la mesure où il existe une demande forte de la part d'industriels (qui souhaitent acheter des entreprises) mais également d'autres fonds d'investissements.

Avec ces cessions réussies les fonds trouveront plus facilement d'argent de la part d'épargnants, qu'ils soient privés ou institutionnels.

Il faut espérer que les plus values réalisées seront investies auprès de jeunes entreprises....