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Des créateurs d'entreprises trop "scotchés" à leur entreprise ?

Le programme Gazelles a été lancé en mai 2006 par l'identification de 2 000 entreprises à fort potentiel car ayant affiché un taux de croissance de leur chiffre d'affaires de plus de 80% entre 2003 et 2004.

Les prestations proposées (voir billet ici) doivent leur permettre de continuer sur leur lancée.

Un questionnaire leur a été présenté afin de mieux les identifier : l'on apprend que sur les 2 000 entrepreneurs lauréats 120 (6%) pensent qu'ils cèderont leur entreprise dans 5 ans.

Ce chiffre parait très faible, car je croyais que l'approche patrimoniale de l'entreprise (on crée une entreprise pour la vie et pour la transmettre à ses enfants) était en phase de disparition dans la nouvelle économie.

Cet attachement particulier, voire cette dépendance existentielle pour certains, constitue également un frein pour le développement du capital risque en France.

Un financier professionnel sera d'autant plus motivé par une entrée au capital d'une entreprise que la phase de cession à un industriel ou sur le marché boursier est réellement envisagée.
Dans le cas contraire la plus value résultante du rachat par le créateur des actions appartenant à la société de capital risque sera moins élevée car dépendante de la capacité d'endettement de l'entrepreneur.

Loin de moi l'idée d'imposer une norme en la matière, le serial entrepreneur est aussi légitime qu'un entrepreneur pariant sur le long terme. J'insiste juste sur une certaine divergence entre la vision d'une entreprise selon les sociétés de capital risque et celle majoritaire des entrepreneurs.

Cette divergence n'est pas gênante tant que l'on n'a pas besoin de capitaux risqueurs ou de business angels (lire ici) pour se développer.

 

Les Blogs du Coeur

Eric Dupin (wwww.pressecitron)(ici) vient de lancer une très belle initiative qu'il nomme les "Blogs du Coeur".

Tous les blogeurs sont appelés à faire un don aux restos du coeur selon deux modalités:
  • envoyer un chèque aux restos du coeur en rajoutant un post-it "blog du coeur" ( et informer Eric)
  • faire un virement via la plateforme des restos du coeur et indiquer Ă  Eric le numĂ©ro de versement.
D'une manière générale la communauté des blogueurs est plutôt éloignée de la communauté des minima sociaux ce faisant donner quelques dizaines d'euros.....

25 euros permettent de nourrir quotidiennement une femme/un enfant/un homme pendant un mois.

Pour les financiers, sachez que les dons versés en 2006 (à déclarer en 2007), ouvrent droit à une réduction d'impôt sur le revenu correspondant à 75% de votre don, avec un plafond de 479 € uros. Au-delà, et dans la limite de 20% de vos revenus imposables, la déduction est encore de 66%. Si vous dépassez cette limite, l'excédent vous donnera droit à un crédit d'impôt sur les cinq années suivantes.

  • Si vous donnez 25 euros cela vous coĂ»tera au final 6,25 euros (car dĂ©duction de 18,75 euros sur vos impĂ´ts)
  • Si vous donnez 75 euros cela vous coĂ»tera au final 18,75 euros (car dĂ©duction de 56,25 euros sur vos impĂ´ts)
  • Si vous donnez 150 euros cela vous coĂ»tera au final 37,50 euros (car dĂ©duction de 112,50 euros sur vos impĂ´ts)
  • Si vous donnez 500 euros cela vous coĂ»tera au final 126 euros (car dĂ©duction de 373,10 euros sur vos impĂ´ts)
A ce jour 6 095 euros de dons..... continuons.....
 

Vous êtes un futur entrepreneur basé aux USA, la France vous propose de l'argent pour revenir au pays

Pour la troisième année, la mission pour la science et la technologie de l'Ambassade de France au Etats-Unis, a mis en place le programme « Young entrepreneurs initiative ».

Il vise à sélectionner une dizaine de porteurs de projets innovants basé aux Etats-Unis et à les inciter à venir monter leur entreprise en France, grâce à une subvention de 5 000 euros et un accompagnement pour faciliter les contacts avec le tissu économique français.

Il n'y a ni condition d'âge, ni de nationalité.

Clôture du dépôt de candidature le 2 janvier 2007.

Source: L'Usine nouvelle (ici)
 

La société CADENCE accompagne les sart-up électroniques

L'usine nouvelle s'attarde sur une demarche intéressante de l'éditeur américain Cadence Design Systems.

Ce dernier spécialiste des outils logiciels de conception pour électronique, développe un programme d'aide pour les jeunes entreprises innovantes du secteur. Initié en Israël et au Royaume Uni, le « start-up accelerator programme » vise à donner accès aux start-up à tout l'écosystème financier et technique dont elles ont besoin pour se développer et valider leur technologie.

Il se rapproche du programme « Idée » de Microsoft ( voir billets précédents ici et là), aux Etats-Unis et en France, qui donne accès à une sélection d'entreprises innovantes aux ressources technologiques et marketing de l'éditeur, partout dans le monde, pour accompagner leur développement.

D'autres programmes de ce types sont dans les cartons d'autres éditeurs, qui ont bien compris ce qu'ils avaient à y gagner : l'accès direct à l'innovation qu'ils ne sont plus forcément en mesure de développer dans leur propre laboratoires. Cette démarche leur permet également de renouveler leur réseau de partenaires et d'étendre l'écosystème d'entreprises s'intégrant avec leur technologie.
 

Des ingénieurs Français en TIC qui vont vivre et travailler dans la Vallée...la Silicon Valley

L'étude en accès libre, ici,analyse le degré d'intégration de la présence française travaillant dans le domaine des hautes technologies dans la Silicon Valley. Elle cherche aussi à dégager les perspectives de retour en France.

La population française, qui a répondu à notre enquête, a les caractéristiques suivantes:

- Elle est "trentenaire" et installée depuis plusieurs années dans la Silicon Valley avec un horizon de retour en France de plus de 5 ans. Les français les moins intégrés dans la Silicon Valley ont quitté la zone au début des années 2000 suite à l'éclatement de la bulle Internet. A contrario, les plus intégrés sont restés.

- Le séjour/expatriation s'effectue via la Green Card, la double nationalité et de moins en moins avec le visa H1B.

- Les Français expatriés ont le plus souvent une formation d'ingénieurs rarement complétée par des études supplémentaires aux Etats-Unis. - Cette population travaille essentiellement dans le secteur des TIC dans un poste de direction ou d'encadrement.

- La Silicon Valley continue à exercer un réel attrait. L'esprit d'innovation et le cadre de vie font partie des raisons essentielles de cette longue présence dans la Baie.

- L'emploi (opportunités professionnelles dans la Baie, chômage en France) et la dimension culturelle prédominent dans les préoccupations des Français.

Les Français de la Silicon Valley basculent progressivement dans la culture américaine. Cependant, les motifs de retour en France demeurent.

Source: Bulletins electronique.com
Auteurs : Fabien VERDIER - Christophe LEROUGE