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Un comparatif Entrepreneur Français / Entrepreneur Américain

businessfinanceFIDUCIAL et l'IFOP présentent les résultats d'une enquête croisée auprès de patrons de TPE américains et français afin de mettre en avant ce qui les rapproche et les différencie dans leur quotidien, leurs valeurs, leur conception de l'entreprise et du métier de dirigeant.

L'enquête a été menée auprès d'un échantillon représentatif de 500 dirigeants français de TPE et 1000 dirigeants de TPE basées aux Etats-Unis.

Les principaux enseignements:

- Un goût d'entreprendre partagé:

  • 54% des patrons français considèrent que les Français ont le goĂ»t pour entreprendre,</li>
  • 92% des patrons amĂ©ricains, considèrent que leurs compatriotes ont l'esprit d'entreprise</li>
  • Les patrons français se lancent dans l'aventure de la crĂ©ation d'entreprise pour satisfaire un besoin d'indĂ©pendance (35% contre 26% pour les AmĂ©ricains) et se rĂ©aliser (23% contre 10% pour les AmĂ©ricains)
  • Les patrons amĂ©ricains mettent Ă©galement en avant la possibilitĂ© de gagner plus d'argent (17% contre 4% en France)
  • En France, les entrepreneurs se dĂ©finissent d'abord comme indĂ©pendants, autodidactes (55% contre 40% d'amĂ©ricains) et chef d'entreprise (21% contre 9%), tandis qu'aux Etats-Unis, les dimensions de manager et de leader sont plus rĂ©pandues (26% contre 6%).

- Un socle de valeurs communes:

  • Les patrons des 2 pays partagent une valeur : le sens de l'effort qu'ils considèrent comme l'atout indispensable pour diriger une entreprise (73% des dirigeants français, 63% des dirigeants amĂ©ricains).
  • Un engagement qui se traduit dans les horaires de travail : bien que les congĂ©s du chef d'entreprise soient plus Ă©levĂ©s en France qu'aux Etats-Unis (en moyenne 19 jours/an contre 11), la durĂ©e moyenne du temps de travail hebdomadaire y est plus Ă©levĂ©e (54 heures/semaine contre 52). Selon ces estimations, les chefs d'entreprise des 2 pays travailleraient en moyenne 2 600 heures par an, soit 950 heures de plus que le salariĂ© français aux 35 heures.
  • Comme autres atouts pour diriger, les Français mettent en exergue l'expĂ©rience et la compĂ©tence ou le relationnel et le commercial (56% contre 28%) quand les patrons amĂ©ricains insistent plus sur la capacitĂ© Ă  manager et le goĂ»t du risque (48% contre 22%).

- Une vie plus facile pour les entrepreneurs aux USA:

  • Les responsabilitĂ©s et les tracas de la vie de dirigeant semblent moins ressentis aux Etats-Unis : 57% des Français trouvent qu'une entreprise reprĂ©sente beaucoup de tracas, contre 28% aux Etats-Unis.
  • Une majoritĂ© de dirigeants amĂ©ricains considère qu'il est plutĂ´t aisĂ© : d'innover sur de nouveaux produits ou nouveaux services (55% contre 37% pour les patrons français), d'obtenir des crĂ©dits bancaires (51% contre 27%),

ou de développer sa clientèle ou ses marchés (50% contre 35%).

- Optimisme et confiance en l'avenir:

  • Si l'optimisme Ă  moyen terme des patrons est majoritaire en France et aux Etats-Unis, il est plus Ă©levĂ© chez les chefs d'entreprise amĂ©ricains (76% contre 53% sur le climat gĂ©nĂ©ral, 85% contre 69% sur leur activitĂ©).
  • De plus, le taux de croissance de leur activitĂ© prĂ©vu pour les 2 prochaines annĂ©es par les patrons amĂ©ricains est quasiment le double du taux espĂ©rĂ© par les Français (4,5% contre 2,3% l'an).
 

La situation du capital risque / capital investissement

La Caisse des dépôt et Consignation a publié récemment une étude sur le comportement des sociétés de capital investissement.

Plusieurs indications :
  • le secteur ne connaĂ®t pas de problème particulier pour obtenir des financements auprès des souscripteurs habituels.

    Ceci confirme l'interrogation que l'on peut avoir sur l'intérêt de créer la structure de financement "France Investissement" (voir billet précédent ici)
  • les sorties (revente des actions achetĂ©es lors de l'entrĂ©e au capital) sont rĂ©alisĂ©es dans de bonnes conditions: les plus values constatĂ©es au premier semestre 2006 sont supĂ©rieures de 25% Ă  celles affichĂ©es sur la mĂŞme pĂ©riode en 2005.
  • la plupart des sorties concernent la filière Technologie de l'information.
  • en moyenne les sociĂ©tĂ©s de capital investissement lors du premier tour de table apportent 1.5 millions d'euros.
  • 67% des investissements sont rĂ©alisĂ©s dans les technologies de l'information.
  • 23% des financements sont attribuĂ©s aux sciences de la vie.
  • l'industrie n'est pas oubliĂ©e avec 7 % des investissements dans ce secteur

L'étude constate également qu'il existe un goulot d'étranglement entre les flux d'entrées (les sommes collectées) et les flux de sorties (les investissements).

Il faut espérer que la France ne connaîtra pas la même situation que les Etats-Unis où certains fonds courant 2006 ont remboursé leur souscripteur faute d'investissement.
 

Des créateurs d'entreprises à la rencontre de sociétés de capital risque et autres financiers

Participez à la première édition de Techinnov, les Rencontres Innovation & Développement du Sud le-de-France.

TECHINNOV a pour but de promouvoir l'émergence d'entreprises innovantes en favorisant les investissements de personnes privés et de fonds d'investissement sur des projets à fort potentiel de croissance.

Les jeunes pousses, dont le projet aura été qualifié et sélectionné en amont, rencontrent des financeurs français et étrangers lors d'entretiens individuels. Un planning personnalisé est attribué à chaque participant le matin même de la manifestation.

Techinnov s'adresse aux jeunes entreprises innovantes voulant passer du prototype au produit, accéder au marché et commercialiser leurs solutions en trouvant les investisseurs (sociétés de capital risque, FCPI, business angels).

Vous recherchez les financements nécessaires pour développer votre entreprise !

30 jeunes pousses, issues d'une sélection nationale, auront l'opportunité de promouvoir leur projet auprès d'une cinquantaine d'investisseurs. Sur leurs espaces dédiés, elles bénéficieront d'entretiens individualisés et confidentiels, pré-établis avec des investisseurs - Business Angels, fonds d'investissement Français et Européens.

Les projets de création ou jeunes entreprises de technologies innovantes sont qualifiés et validés en amont par notre comité d'experts technologiques et financiers.

ClĂ´ture des candidatures, lundi 15 janvier 2007.

Date : Jeudi 8 mars 2007
de 8h30 Ă  18h30

Pour plus d'informations:

http://www.finance-technologie.com/

01 64 86 58 38

Techinnov
c/o Finance & Technologie
2 route de la Noue
91190 Gif sur Yvett
 

L'INSEE confirme l'augmentation du nombre de création d'entreprises

Comme le révèlent les chiffres de l'INSEE, le nombre annuel de créations d'entreprises nouvelles atteint 233 785 à fin novembre 2006.

Il s'agit d'une hausse de 4,5% par rapport aux valeurs constatées à fin novembre 2005, et de plus de 33% par rapport au mois de mai 2002, quand ce chiffre n'atteignait que 175 000 créations annuelles.

Excellente nouvelle... pour nos pépinière d'entreprises: et bien quoi? sans créateurs difficile de justifier l'intérêt de financer une pépinière d'entreprises sur fonds publics.

Un petit rappel: une pépinière d'entreprises met à disposition de créateurs d'entreprises au-delà de bureaux ou d'ateliers une équipe de consultants (chargé de missions...) afin de les accompagner gratuitement sur toutes leurs problématiques: fiscales, marketing, stratégiques, financière....

La gratuité étant un mythe (il y a toujours quelqu'un qui paye, même pour nos services publics), ce qui n'est pas pris en charge par le créateur est donc assumé par les contribuables citoyens et entreprises.

Ce faisant pour justifier cette "ponction" la pépinière d'entreprises doit être en mesure de justifier son apport en matière:
  • de nombre de crĂ©ation d'entreprises,
  • de crĂ©ations d'emploi
  • de valeur ajoutĂ© crĂ©Ă©e
 

France Investissement une nouvelle structure de financement pour rien?

Renaud Dutreil -Ministre des Petites et Moyennes Entreprises- insiste souvent sur l'intérêt de créer une nouvelle structure destinée à financer la croissance des PME.

Ainsi France Investissement va être lancée en reposant sur une branche publique, issue du Programme d'intérêt général [PIG] de la CDC, et une branche privée (banques, assurances...).

L'objectif Ă©tant de lever 2 milliards d'euros.

Chers amis entrepreneurs n'essayez pas de contacter un des membre de la direction de France Investissement, car cet organisme ne financera pas directement vos projets. Elle a pour vocation d'apporter des fonds supplémentaires à des structures (sociétés de capital investissement, FCPI...) qui elles mêmes seront chargées de les "placer" en finançant des entreprises.

C'est en cela où je m'interroge sur les effets positifs de France Investissement sur la chaîne du financement du capital risque et de l'amorçage en France.

En effet si ces 2 milliards sont apportés à des fonds qui aujourd'hui n'investissent que très rarement dans les jeunes pousses l'intérêt me parait mineur.

Surtout qu'en ce qui concerne le capital développement et le capital transmission l'argent semble suffisant:
  • les sociĂ©tĂ©s de capital investissements et autres FCPR intervenant dans ce type d'opĂ©ration n'ont pas besoin d'argent supplĂ©mentaire...ni d'ĂŞtre stimulĂ©s.
Il faut espérer que France Gazelles établisse un cahier des charges précis quant aux fléchages et à l'utilisation des fonds.

Dans le cas contraire au-delà des effets d'annonce, le financement de la création d'entreprises à potentiel sera toujours délicat.

Pour mémoire il y a deux ans on nous avait annoncé que grâce à l'apport d'argent frais des sociétés d'assurances ( elles s'engageaient à apporter 6 milliards sur trois ans) le capital risque devrait être valorisé....on attend toujours....