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Le Sénat lance la 9 ième édition du Concours Tremplin Entreprises

Cette manifestation doit permettre à des futurs créateurs d'entreprises ou dirigeants de jeunes entreprises:
  • de bénéficier d'une aide financière. Les candidats devront concourir obligatoirement dans l'une des catégories suivantes:

    • logiciels (logiciels d'entreprise, jeux, logiciels embarqués, logiciels accessibles par le web, CAO, autres logiciels techniques)

    • matériaux, composants et systèmes (équipements télécom, électronique, optique, énergie, innovations industrielles)

    • services (distribution de biens, service aux personnes et aux entreprises, commerce électronique, marketing)

    • sciences de la vie (biotechnologies, biopharmacie, medical devices, bio-informatique, diagnostics)

    Pour chaque catégorie un lauréat sera désigné et recevra la somme de 15 000 euros. De plus un prix spécial hors catégorie de 7 500 euros sera remis par l'Association Jacques Douce.
  • de présenter leurs projets innovants aux sociétés de capital risque,
  • de crédibiliser leur démarche dans la mesure où les candidats pré sélectionnés auront fait l'objet d'un filtrage qui se veut rigoureux. Pour information les modalités de sélections seront les suivantes:

    • Phase 1 : le Comité de sélection va étudier plus de 300 dossiers de candidatures. A l'issue de cette phase, 60 dossiers sont retenus.

    • Phase 2 : les 60 porteurs de projet retenus sont auditionnés par le Comité de sélection lors d'un grand oral, à l'issue duquel 30 lauréats sont distingués. C'est dans ces 30 que 4 lauréats bénéficieront d'une aide financière.
  • potentiellement de bénéficier d'une couverture médiatique.

Critères pour pouvoir participer au concours:

  • les projet doit correspondre aux 4 secteurs d'activités retenus (Logiciels, Matériaux, Composants et systèmes, Services Sciences de la vie)
  • en terme de stade de développement, toutes les maturités sont acceptées, du capital d'amorçage au capital développement.

    Néanmoins le coeur de cible de la manifestation est le capital risque.

    Ce qui veut dire que peut candidater:

    1-un particulier qui n'a pas encore créé la société,

    2-une société qui cherche des aides financières pour concevoir un prototype, identifier la bonne technologie pour concevoir son produit, déposer un brevet,

    3-une société qui est dans une phase de premier développement commercial et financement des premiers investissements pour lancer la production,

    4-une société qui est déjà mature (plusieurs années d'existence, bénéficiaire).

    Par contre il est clair que les candidats qui se reconnaîtront plus dans les points 2 et 3 auront plus de chance de faire partie des 30 sélectionnés et a fortiori des 4 lauréats.

Modalités logistiques:
  • Ouverture des candidatures le 1er janvier 2007
  • Date limite d'enregistrement des dossiers : 28 février 2007
  • Frais d'inscription : 60,00 euros TTC
 

C'est quoi le capital investissement?

« Le capital investissement, c'est l'association entre un entrepreneur et un financier qui acceptent les risques de l'entreprise dans le but de partager les fruits futurs »*

4 NOTIONS FONDAMENTALES ( dont une induite):

1- L'association:
  • L'entrepreneur va apporter un prototype, un brevet, une entreprise déjà en fonctionnement depuis plusieurs années.
  • La société de capital investissement va apporter ses conseils en management, stratégie, finance et son carnet d'adresses mais surtout de l'argent
2- Les risques:

Le risque de faillite

L'entrepreneur va prendre en compte:
  • Risque A: la perte potentielle des sommes investies dans la société
  • Risque B: un coût d'opportunité qui représente l'équivalent salaire qu'il aurait perçu s'il n'avait pas créé son entreprise.

    « Vous comprenez monsieur le financier si j'étais salarié au sein du groupe DUMOULIN je toucherais un salaire de 100 00 euros par an»

La société de capital investissement va prendre en compte:
  • Risque: la perte potentielle des sommes investies dans la société
Le risque de rentabilité

Le risque pour la société de capital investissement est que l'entreprise n'atteigne pas un niveau de rentabilité jugé suffisant.
Une entreprise qui afficherait des résultats constants ne constituerait pas une bonne « affaire » pour la société de capital investissement. En effet il lui serait difficile de réaliser une plus value sur la cession des actions si la société bien que rentable présente des résultats stagnants.

Pour justifier le prix de vente par action à 200 euros alors qu'elles ont été achetées 100 euros mieux vaut montrer que dans l'intervalle la société a créée plus de valeur.

Le risque d'illiquidité

La société de capital investissement a fait l'acquisition de titres de votre société afin de financer vos projets de développement. Cette collaboration est sur du moyen terme, dans la mesure où celle-ci a comme objectif de revendre sous 5 ans en moyenne les actions.

Ce faisant pendant une période non déterminée précisément la société de capital investissement ne va pas pouvoir vendre ses titres, elle est donc dans l'impossibilité de rendre
« liquide » au sens financier du terme ses actions.

Dans le cas d'une entreprise innovante la société de capital risque va devoir attendre la fin de la phase de prototypage, la fin des premières démarches commerciales et de production avant de pouvoir envisager la cession des titres à un industriel par exemple.

Le problème réside lorsque l'entreprise ne présente pas une situation économique suffisamment attrayante pour que la société de capital investissement trouve un repreneur de ses titres. Dans ce cas elle se trouve collée à l'entreprise, et donc ne peut pas rendre liquide sa participation.

Elle ne peut que constater une immobilisation financière qui la prive d'autres opportunités.

De nombreuses sociétés de capital investissement ont connu cette problématique notamment suite aux investissements réalisés pendant la « bulle internet ». Depuis 2005-2006 la situation est de nouveau plus saine et globalement les sociétés de capital investissement ont retrouvé des marges de manoeuvres.


*excepté la définition initiale (dont il faut que je retrouve l'auteur) l'ensemble du billet est une "production du blog".

Un peu de suspens...la suite dans un prochain billet

Actualisation du billet : pour la suite c'est (ici)
 

Un comparatif Entrepreneur Français / Entrepreneur Américain

businessfinanceFIDUCIAL et l'IFOP présentent les résultats d'une enquête croisée auprès de patrons de TPE américains et français afin de mettre en avant ce qui les rapproche et les différencie dans leur quotidien, leurs valeurs, leur conception de l'entreprise et du métier de dirigeant.

L'enquête a été menée auprès d'un échantillon représentatif de 500 dirigeants français de TPE et 1000 dirigeants de TPE basées aux Etats-Unis.

Les principaux enseignements:

- Un goût d'entreprendre partagé:

  • 54% des patrons français considèrent que les Français ont le goût pour entreprendre,</li>
  • 92% des patrons américains, considèrent que leurs compatriotes ont l'esprit d'entreprise</li>
  • Les patrons français se lancent dans l'aventure de la création d'entreprise pour satisfaire un besoin d'indépendance (35% contre 26% pour les Américains) et se réaliser (23% contre 10% pour les Américains)
  • Les patrons américains mettent également en avant la possibilité de gagner plus d'argent (17% contre 4% en France)
  • En France, les entrepreneurs se définissent d'abord comme indépendants, autodidactes (55% contre 40% d'américains) et chef d'entreprise (21% contre 9%), tandis qu'aux Etats-Unis, les dimensions de manager et de leader sont plus répandues (26% contre 6%).

- Un socle de valeurs communes:

  • Les patrons des 2 pays partagent une valeur : le sens de l'effort qu'ils considèrent comme l'atout indispensable pour diriger une entreprise (73% des dirigeants français, 63% des dirigeants américains).
  • Un engagement qui se traduit dans les horaires de travail : bien que les congés du chef d'entreprise soient plus élevés en France qu'aux Etats-Unis (en moyenne 19 jours/an contre 11), la durée moyenne du temps de travail hebdomadaire y est plus élevée (54 heures/semaine contre 52). Selon ces estimations, les chefs d'entreprise des 2 pays travailleraient en moyenne 2 600 heures par an, soit 950 heures de plus que le salarié français aux 35 heures.
  • Comme autres atouts pour diriger, les Français mettent en exergue l'expérience et la compétence ou le relationnel et le commercial (56% contre 28%) quand les patrons américains insistent plus sur la capacité à manager et le goût du risque (48% contre 22%).

- Une vie plus facile pour les entrepreneurs aux USA:

  • Les responsabilités et les tracas de la vie de dirigeant semblent moins ressentis aux Etats-Unis : 57% des Français trouvent qu'une entreprise représente beaucoup de tracas, contre 28% aux Etats-Unis.
  • Une majorité de dirigeants américains considère qu'il est plutôt aisé : d'innover sur de nouveaux produits ou nouveaux services (55% contre 37% pour les patrons français), d'obtenir des crédits bancaires (51% contre 27%),

ou de développer sa clientèle ou ses marchés (50% contre 35%).

- Optimisme et confiance en l'avenir:

  • Si l'optimisme à moyen terme des patrons est majoritaire en France et aux Etats-Unis, il est plus élevé chez les chefs d'entreprise américains (76% contre 53% sur le climat général, 85% contre 69% sur leur activité).
  • De plus, le taux de croissance de leur activité prévu pour les 2 prochaines années par les patrons américains est quasiment le double du taux espéré par les Français (4,5% contre 2,3% l'an).
 

La situation du capital risque / capital investissement

La Caisse des dépôt et Consignation a publié récemment une étude sur le comportement des sociétés de capital investissement.

Plusieurs indications :
  • le secteur ne connaît pas de problème particulier pour obtenir des financements auprès des souscripteurs habituels.

    Ceci confirme l'interrogation que l'on peut avoir sur l'intérêt de créer la structure de financement "France Investissement" (voir billet précédent ici)
  • les sorties (revente des actions achetées lors de l'entrée au capital) sont réalisées dans de bonnes conditions: les plus values constatées au premier semestre 2006 sont supérieures de 25% à celles affichées sur la même période en 2005.
  • la plupart des sorties concernent la filière Technologie de l'information.
  • en moyenne les sociétés de capital investissement lors du premier tour de table apportent 1.5 millions d'euros.
  • 67% des investissements sont réalisés dans les technologies de l'information.
  • 23% des financements sont attribués aux sciences de la vie.
  • l'industrie n'est pas oubliée avec 7 % des investissements dans ce secteur

L'étude constate également qu'il existe un goulot d'étranglement entre les flux d'entrées (les sommes collectées) et les flux de sorties (les investissements).

Il faut espérer que la France ne connaîtra pas la même situation que les Etats-Unis où certains fonds courant 2006 ont remboursé leur souscripteur faute d'investissement.
 

Des créateurs d'entreprises à la rencontre de sociétés de capital risque et autres financiers

Participez à la première édition de Techinnov, les Rencontres Innovation & Développement du Sud le-de-France.

TECHINNOV a pour but de promouvoir l'émergence d'entreprises innovantes en favorisant les investissements de personnes privés et de fonds d'investissement sur des projets à fort potentiel de croissance.

Les jeunes pousses, dont le projet aura été qualifié et sélectionné en amont, rencontrent des financeurs français et étrangers lors d'entretiens individuels. Un planning personnalisé est attribué à chaque participant le matin même de la manifestation.

Techinnov s'adresse aux jeunes entreprises innovantes voulant passer du prototype au produit, accéder au marché et commercialiser leurs solutions en trouvant les investisseurs (sociétés de capital risque, FCPI, business angels).

Vous recherchez les financements nécessaires pour développer votre entreprise !

30 jeunes pousses, issues d'une sélection nationale, auront l'opportunité de promouvoir leur projet auprès d'une cinquantaine d'investisseurs. Sur leurs espaces dédiés, elles bénéficieront d'entretiens individualisés et confidentiels, pré-établis avec des investisseurs - Business Angels, fonds d'investissement Français et Européens.

Les projets de création ou jeunes entreprises de technologies innovantes sont qualifiés et validés en amont par notre comité d'experts technologiques et financiers.

Clôture des candidatures, lundi 15 janvier 2007.

Date : Jeudi 8 mars 2007
de 8h30 à 18h30

Pour plus d'informations:

http://www.finance-technologie.com/

01 64 86 58 38

Techinnov
c/o Finance & Technologie
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