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Contre le chômage créons des business angels

Pour lutter contre le chômage en France la création d'entreprises constitue une priorité. Mais pour stimuler la création d'entreprises encore faut il que les aventuriers de la création obtiennent des financements.

Or il est extrêmement difficile de mobiliser des financements voir exceptionnel lorsqu'il s'agit d'un projet innovant en phase d'amorçage.

Comme nous l'avons abordé dans deux billets précédents...:

...les sociétés de capital risque, FCPI et autres FIP ne répondent qu'à une infime partie des besoins de financement de ces entreprises.

La solution pourrait venir entre autre de la multiplication des business angels.... L'exemple américain en est la preuve:

  • aux USA les "business angels" ont investi pour 25,6 milliards de dollars en 2006
  • 51 000 jeunes entreprises ont Ă©tĂ© financĂ©es permettant ainsi la crĂ©ation de 2000 000 emplois.
  • chaque projet financĂ© a permis la crĂ©ation de 4 emplois en moyenne.

Quelle opportunité si nos 200 000 entreprises créées chaque année en France permettaient la création de 800 00 emplois.....

  • le nombre et le niveau d'investissement moyen par business angel ne cessent d'augmenter d'annĂ©e en annĂ©e: entre 2005 et 2006 les montants investis ont cru de 11% environ grâce Ă  234 000 business angels.

A titre de comparaison aux Etats-unis on compte 1 business angel parmi 1 300 Américains

en France on compte................................. 1 business angel parmi 15 000 Français

Les secteurs privilégiés par ces investisseurs privés:

  • les soins Ă  la santĂ©,
  • les logiciels et
  • les biotechnologies

Pour terminer sur le rôle crucial des business angels il convient de noter qu'aux �tats-Unis ils constituent la première source de capital d'amorçage.

 

Les TIC dopent la croissance de l'Europe

Souvent il est de bon aloi d'indiquer que nous sommes entrés dans l'ère de la communication où l'intelligence et la connaissance sont au coeur de la croissance d'aujourd'hui et de demain.

Afin de donner un peu de corps à ces formules toutes faites il convient de lire le dernier rapport annuel sur l'économie numérique de la Commission européenne.

Il en ressort que d'une manière générale la technologie alimente l'innovation et la productivité.

Au-delĂ  plusieurs enseignements:

  • le secteur des TIC continue de progresser plus rapidement que l'Ă©conomie traditionnelle sur l'ensemble de l'Europe.
  • les TIC drainent 50 % de la croissance de l'UE
  • l'Italie est en tĂŞte du marchĂ© europĂ©en pour les tĂ©lĂ©phones mobiles de la 3ème gĂ©nĂ©ration et le dĂ©veloppement de la fibre optique,
  • Le Royaume Unis enregistre le plus grand nombre de mĂ©nages Ă©quipĂ©s d'une tĂ©lĂ©vision numĂ©rique.
  • Le Danemark, les Pays-Bas, la Finlande, la Suède, le Royaume-Uni et la Belgique enregistrent des taux de pĂ©nĂ©tration des connexions Ă  haut dĂ©bit plus Ă©levĂ©s qu'aux Etats-Unis et au Japon.

- Au Royaume Unis et en Suède on trouve les travailleurs les plus qualifiés dans le domaine des TIC,

- Aux Pays-Bas la population est le plus addicte aux jeux et Ă  la musique en ligne,

- La Finlande investit le plus dans la recherche dans le domaine des TIC (64,3 % des dépenses de R&D des entreprises).

Pour éviter tout optimisme "béa" madame Viviane Reding, commissaire européen responsable de la société de l'information et des médias, indique que:

"les entreprises du secteur des TIC en Europe ne sont pas encore en mesure de bénéficier d'économies d'échelle en raison de la fragmentation réglementaire qui entrave la mise en place de services au niveau européen et qui empêche les opérateurs des communications en ligne et les entreprises de logiciels d'être compétitifs sur le marché mondial.

L'UE et ses Etats membres doivent intensifier leurs efforts notamment pour supprimer les derniers obstacles sur le marché intérieur des services en ligne"

Pour plus d'informations:

http://ec.europa.eu/information_society/eeurope/i2010/

 

Les business angels sont ils les anges des affaires?

Les business angels sont appelés à jouer un rôle croissant dans la chaîne de financement de la création d'entreprise. En effet ils interviennent en général lors de la phase d'amorçage, au premier stade de financement d'une société.

Ces anges des affaires sont des particuliers qui souhaitent investir une partie de leur patrimoine (de 5% Ă  10%) dans des entreprises.

Première idée reçue les concernant: les business angels sont des anciens entrepreneurs or différentes études montrent que leurs profils correspond plus à cette réalité:

  • 80 % sont encore en activitĂ©
  • 48 % ont entre 40 et 54 ans
  • 25 % disposent d'un patrimoine infĂ©rieur Ă  1 millions d'euros
  • 12 % disposent d'un patrimoine supĂ©rieur Ă  10 millions d'euros
  • le nombre de business angels est estimĂ© Ă  4 000 en France.

Bonne nouvelle l'investissement moyen par business angels tendrait à augmenter: en 2001 le ticket d'entrée était de 40 000 euros alors qu'il a atteint 70 000 euros en 2004/2005.

Les business angels investissent en moyenne dans plus de six entreprises.

Typologie d'investissement:

  • 85% des investissements concernent la phase d'amorçage

Deuxième idée reçue, les business agnels investissent exclusivement dans des start up de la nouvelle économie. Faux car le secteur high-tech (Internet, logiciels, télécoms) ne capte que 50 % de ces investissements.

Leurs motivations :

  • 35% : recherche d'une plus-value
  • 27% : participation Ă  une action collective
  • 13% : soutien Ă  un crĂ©ateur d'entreprise proche
  • 10% : aide au dĂ©veloppement Ă©conomique local

Les business angels sont les premiers à entrer au capital avec une durée moyenne de cohabitation de cinq ans.

Les différentes possibilités de sortie pour un business angel sont le rachat par une entreprise, l'introduction en Bourse, le rachat par un autre business angel ou un dirigeant, le LBO (ou leverage buy-out: rachat des actions de business angel par la création d'une holding financée par l'emprunt), et dans le pire des cas la disparition de l'entreprise.

Les capitaux-risqueurs ne rachètent jamais les parts des business angels.

L'exemple de MEETIC représente bien l'apport des business angels dans la chaîne du financement de la création d'entreprises.

Pour lancer le site de rencontres sur internet Meetic en 2002,Marc Simoncini (créateur d'Ifrance revendue 100 millions d'euros à Vivendi Universal,) s'est mis en quête de lever plusieurs millions d'euros auprès de fonds de capital risque. Face aux refus des sociétés de capital investissement il a levé 1,8 million d'euros auprès d'une petite dizaine de business angels (famille, amis, industriels)

Le recours à ces investisseurs privés peut aussi relever d'un choix plus que d'une contrainte, notamment si l'entrepreneur doit consolider son portefeuille de compétences internes, acquérir de nouvelles compétences, ou s'il veut boucler rapidement un tour de table en évitant les multiples rencontres et négociations pendant plus de 8 mois.

Michel de Guilhermierpour financer PHOTOWAYS (développement de photo par internet), a mobilisé son propre réseau d'investisseurs privés, 10 au total, et bouclé ainsi le tour de table en.....1 heure (121 000 euros + avec l'aide de quelques fonds).

Pour en revenir au titre du billet les business angels sont des anges des affaires dans la mesure oĂą:

  • ils apportent une solution de financement complĂ©mentaire et indispensable pour aider la crĂ©ation d'emploi.
  • par rapport aux sociĂ©tĂ©s de capital investissement leurs apports de compĂ©tence, de rĂ©flexion stratĂ©gique et de mise en rĂ©seaux est plus Ă©vidente. Les business angles investissent dans des filières qu'ils connaissent parfaitement, vous allez donc pouvoir capitaliser ce savoir-faire.

Mais l'ange peut aussi se transformer en démon car:

  • ils peuvent avoir tendance Ă  vouloir s'imposer au quotidien dans les prises de dĂ©cisions, ceci est d'autant plus facile que la plupart investissent autour de chez eux (donc pas de problème pour ĂŞtre prĂ©sent physiquement) et qu'ils connaissent la filière mĂŞme peut ĂŞtre mieux que vous (enfin peut ĂŞtre le pensent ils)
  • au-delĂ  des promesses de relationnel et d'apport de compĂ©tence il peut se cacher une simple volontĂ© de faire une plus value. Donc bien veiller Ă  ce que les 20% du capital qu'ils vont obtenir correspondent vĂ©ritablement Ă  une valeur Ă©conomique: danger lorsqu'en Ă©change d'actions ils ne vous proposent comme contre partie principale que leur savoir faire.
 

Deux entrepreneurs de la Pépinière d'Entreprises EOLE sur M6

JIWOK est une entreprise accompagnée par la Pépinière d'Entreprises EOLE sur Narbonne où votre serviteur officie.

Ces deux fondateurs ont lancé il y a plusieurs mois "blog.jiwok.com" qu'ils définissent ainsi:

"Ce blog, créé par Denis DHEAKIER et Fred, est dédié à la pratique du sport en musique. Nous pensons que la musique peut être un guide pour chaque pratiquant de sport. La musique, lors des pratiques sportives, stimule, accompagne, améliore les performances, optimise les entraînements, lutte contre la lassitude... Vous trouverez dans ce blog des conseils, des morceaux, des infos sur le matos .. "

Au-delĂ  du blog ils sont en cours de conception d'une plateforme de type web 2 (je ne peux pas en dire plus pour l'instant) mais comme vous vous en doutez il y aura un lien entre le sport et la musique.

Et pour le lien avec M6 ou plutĂ´t E=M6 et bien vous n'avez qu'Ă  regarder.... Denis DHEAKIER en tant qu'"expert du sport en musique"


 

Les entrepreneurs et l'élection présidentielle

S'il convient d'être prudent avec les sondages (cf. Les sondages politiques: on les critique pour mieux les utiliser), néanmoins celui réalisé par POUEY INTERNATIONAL semble intéressant puisqu'il pointe du doigt le manque de crédit des politiques aux yeux des entrepreneurs.

Sur 365 chefs d'entreprises interrogés il en ressort un certain désappointement, voir beaucoup de scepticisme car:

  • 68 % pensent que l'Ă©lection n'aura aucun impact sur l'emploi,
  • 72 % ne voient pas une augmentation des investissements des entreprises suite Ă  l'Ă©lection,
  • 68 % d'entre eux pensent que la campagne prĂ©sidentielle n'est pas en phase avec la rĂ©alitĂ© des entreprises.

En terme d'attentes et de priorités:

  • 45 % souhaitent une baisse de la pression fiscale et des charges sociales,
  • 37 % souhaitent d'abord l'assouplissement de la loi sur les 35 heures.

Résultats détaillés du sondage (ici)