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Le web 2: une nouvelle langue étrangère pour beaucoup

webCe qui est étonnant avec les projets internet c'est souvent le manque total de pédagogie de la part des concepteurs.

Pour utiliser toute la puissance des services web 2 et donc bénéficier de toutes les fonctionnalités offertes, il faut en général disposer au préalable d'une certaine culture technologique, de savoir faire, de réflexe pour comprendre comment cela fonctionne.

Je vous propose le test suivant: expliquer Ă  votre maman ce qu'est NETVIBES.

Déjà cela n'est pas évident. Prévoir 45 minutes plutôt vers 10 heures du matin où les neurones sont les plus actifs afin d'expliquer ce qu'est un portail internet, puis un blog, puis un fil RSS à ne pas confondre avec un fil atom.....

Après le troisième cafĂ© vous pouvez passer Ă  la deuxième phase : taper l'adresse du site: www.netvibes... et une fois la page d'accueil lancĂ©e.. vous sautez par la fenĂŞtre avec un grand " BONNE CHANCE!!!!".

Bon... si après cela elle continue de vous parlez c'est déjà bien.

En effet compte tenu de mon profil plutôt agnostique je doute que malgré les 6 heures passées sur l'ordinateur votre maman a eu une révélation.. celle du parfait GEEK.....

Alors je vous le demande pourquoi cette absence d'accompagnement dans l'appropriation du service?

Est-ce une maladie généralisée: si l'on quitte le monde virtuel pour celui plus terre à terre des biens de consommation courants (hifi, machine outil pour le bricolage) on note souvent que les notices de montage ou d'utilisation sont comment dirais-je... compliqués.

Est ce une volonté inconsciente de créer une communauté? Au-delà d'une culture et des valeurs partagées le meilleur moyen de créer une communauté (et donc d'exclure les autres) c'est de parler une langue étrangère...

Est ce de la fainĂ©antise ?

 

Audience des sites internet par Médiamétrie

l'institut Médiamétrie qui analyse entre autre l'audience des sites internet vient de publier son classement pour janvier 2008.

On y retrouve les 50 premiers sites avec des chiffres assez extraordinaires comme:

  • Google qui comptabilise 24 millions d'internautes (80% des 31 millions d'internautes français)
  • Microsoft (23 M),
  • Orange (18 M),
  • Ebay (12,8 M)
  • Yahoo! (12,7 M),

Le plus simple consiste Ă  lire le tableau ci-dessous:

 

Des start-ups s'unissent sur internet pour Ă©valuer leurs investisseurs



Etant un adepte de la recherche de l'équilibre par l'existence de contre pouvoir (à la manière de Montesquieu) je suis très intéressé par la démarche du site "TheFunded". Cette plateforme Web regroupe des dirigeants de start-ups qui peuvent échanger des informations sur les investisseurs.

Ce site qui au départ est plus un forum a été créé par Adeo Ressi pour aider les entrepreneurs à choisir le bon financier, la société de capital risque qui respectera l'intégrité du créateur et de son entreprise.

Le rapport de force étant délibérément du côté des investisseurs il fallait trouver un moyen d'informer la communauté des entrepreneurs sur le comportement plus ou moins sain des sociétés de capital risque.

Ce faisant sur "TheFunded.com", les entrepreneurs (plus de 6 000) notent les sociétés de capital-risque et partagent leurs expériences.

Certains se plaignent sur ce site internet du fait que les investisseurs sont arrogants, hypocrites ou parfois même leur volent leurs idées.

Une société est par exemple décrite comme "futée, mais dangereuse (...) Les roues du bus sous lequel ils vous jetteront risquent de faire mal", écrit un intervenant.

Certaines sociétés de capital risque voient d'un très mauvais oeil cet outil de notation et d'évaluation:

  • Elles dĂ©noncent le manque de crĂ©dibilitĂ© des commentaires anonymes, et l'absence d'un droit de rĂ©ponse sur le site
  • Les crĂ©ateur peuvent avoir une approche Ă©motionnelle de leur projet ce faisant comme l'explique un porte-parole de la National Venture Capital Association "Leur sociĂ©tĂ© est leur bĂ©bĂ© et quand vous dites Ă  quelqu'un que son bĂ©bĂ© n'est pas joli, ça devient une affaire personnelle"

D'autres investisseurs considèrent que ce site est "une bonne source d'informations anecdotiques qui aide les entrepreneurs inexpérimentés à en savoir un peu plus sur la façon dont fonctionne la Silicon Valley", dixit Drew Lanza, membre de la société de capital-risque Morgenthaler Ventures.

Côté entrepreneur le discours est positif:

Pour Brady Brim-DeForest, fondateur de Human Global Media, qui en est à sa quatrième start-up, The Funded "pousse les groupes d'investissement à rendre des comptes pour la façon dont ils font des affaires". "Nous avons créé un sens de la communauté et élevé un peu le niveau", ajoute-t-il.

A ce jour peu de commentaires sont laissées par des français.

Je reste assez partagé sur cette plateforme sur le marché français:

- Beaucoup de sociétés de capital investissement sont généralistes donc il peut être intéressant pour un entrepreneur de disposer d'une grille d'évaluation,

- S'il est vrai que d'une manière générale je trouve le comportement des investisseurs français plutôt respectable j'ai quand même quelques anecdotes à signaler sur les 10 dernières années:

  • Faire dĂ©placer une Ă©quipe en leur faisant faire des centaines de kilomètres pour s'apercevoir que le chargĂ© d'affaires ne connaĂ®t pas ou presque pas le Business plan.
  • Assister Ă  un round de nĂ©gociation oĂą le chargĂ© d'affaires "joue au quitte ou double" en lançant une valorisation "dĂ©lirante" (dans le sens d'une sous Ă©valuation manifeste)
  • Une Directrice de participation me contacte pour un projet afin que l'on organise un dĂ©placement de l'Ă©quipe (Marseille/Paris). Sauf qu'en lui re-exposant le dossier elle s'aperçoit que la sociĂ©tĂ© est en phase d'amorçage et que ce type d'intervention ne rentre pas dans leur stratĂ©gie....
  • Suite Ă  l'envoi d'un dossier ou mĂŞme d'une rĂ©union de prĂ©sentation vous n'obtenez jamais de rĂ©ponse (ni par courrier, ni par tĂ©lĂ©phone)

D'une manière générale lorsqu'un chargé d'affaires contacte l'entrepreneur pour un rendez vous, le réflexe de ce dernier est d'accepter de peur qu'il soit annulé.

A mon sens il faut profiter de ce contact téléphonique pour rappeler l'intérêt du projet et les risque inhérents afin d'être certain que le déplacement est valable et éviter qu'après l'entretien on vous indique:

  • l'amorçage, on ne fait pas
  • votre secteur d'activitĂ© ne fait pas partie de nos axes d'investissement
  • par rapport au montant demandĂ© nous ne pouvons pas suivre....

Sauf une exception, les contacts téléphoniques ou en face à face sont toujours cordiaux et respectueux de la personne humaine....pourvu que cela dure.....

 

Danger pour nous blogueurs car les internautes n'aiment pas la pub

point interrogationComme vous le savez de nombreuses plateformes WEB ont adopté comme business model: un financement par la publicité.

Si l'on en croit une l'Ă©tude Ipsos et Australie il y a peut ĂŞtre quelques soucis Ă  se faire....

Il ressort de l'étude plusieurs éléments:

  • Les internautes assidus, ceux qui vont sur la toile plusieurs fois par semaine et qui achètent rĂ©gulièrement des produits via le net, et bien tenez vous bien..ces derniers ne supportent pas la publicitĂ©,
  • 35% de ces passionnĂ©s du net dĂ©clarent ĂŞtre publiphobes,
  • la qualitĂ© des publicitĂ©s sont de plus sĂ©vèrement jugĂ©es,
  • Plus la publicitĂ© est intrusive plus l'internaute dĂ©veloppe de l'urticaire. Ainsi sont dĂ©testĂ©s les pops up (petites fenĂŞtres publicitaires qui apparaissent et dont il faut souvent cliquer dessus pour les faire disparaĂ®tre.

    A titre personnel lorsqu'un pop up montre son bout de nez j'ai des réactions verbales du genre: #&-#!!!

Ensuite les bannières sont également peu appréciées de même que la publicité ciblée sous la forme e-mailling

Si l'on quitte le monde de l'internaute pour celui du consommateurs classiques on remarque :

  • 79% des consommateurs jugent la publicitĂ© envahissante

Entre 2004 et 2007 le pourcentage de publiphobes est passé de 25% à 30%....

 

L'Etat pourrait garantir vos emprunts

businessfinance
A l'occasion d'une table ronde portant sur les difficultés des entreprises en milieu rural, qui s'est tenue le 26 février 2008 à Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier), le président de la République Nicolas Sarkozy, a évoqué la mise en place d'une "caution publique" pour aider les entrepreneurs.

"L'Etat pourrait mettre sa caution à certaines conditions pour aider celui qui a un projet d'entreprise", a t-il ajouté.

Bercy a précisé "qu'un tel mécanisme existe seulement en partie, avec OSEO garantie, dans un cadre très différent car limité dans sa portée. L'objectif est de donner une nouvelle portée aux cautions sur prêts".

A suivre...

Source : DĂ©pĂŞche AFP