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Faire de la publicité sans le dire...attention danger

DollarsComme vous le savez les forums de discussions, les commentaires laissés sur des blogs peuvent constituer des outils commerciaux pour des entreprises.

En effet un commentaire Ă©logieux peut:

  • amener des prospects sur le site de l'entreprise et potentiellement gĂ©nĂ©rer du chiffre d'affaires,
  • aider une campagne de communication destinĂ©e Ă  amĂ©liorer la notoriĂ©tĂ© d'une marque.

Alors on peut très bien imaginer qu'une entreprise mobilise des ressources humaines afin de laisser des commentaires positifs sur un produit, et ce de manière anonyme en ce faisant passer pour un consommateur satisfait par exemple...

Cette politique de communication destinée à tromper les lecteurs d'un média doit être souvent appliquée puisque le législateur a élaboré une loi pour lutter contre cette pratique.

En effet l'Article L121-1-1 (paragraphe 22) du code de la consommation constitue une réponse en condamnant:

  • Une entreprise qui mène une action de communication en laissant croire que celle ci n'est pas rattachĂ©e Ă  son activitĂ© commerciale,
  • Une entreprise ou plutĂ´t son Ă©quipe ou ses partenaires qui se prĂ©sentent faussement comme des consommateurs.

Mais comme vous le savez Ă©galement il n'y a pas que les forums et les commentaires dans la vie... Ainsi il est possible de publier un article dans un journal, un billet sur un blog sans indiquer qu'il s'agit d'une action publicitaire.

Le même article du code de la consommation (paragraphe 11) indique qu' utiliser un contenu rédactionnel dans les médias pour faire la promotion d'un produit ou d'un service alors que le professionnel a financé celle-ci lui-même, sans l'indiquer clairement dans le contenu ou à l'aide d'images ou de sons clairement identifiables par le consommateur est qualifiée de pratique commerciale trompeuse.

Donc amis éditeurs de blogs si vous êtes amenés à faire de la publicité pour une marque, un produit avec une rémunération à la clé...vous êtes obligés de l'officialiser...

C'est d'ailleurs ce que je fais sur ce blog...

 

Problème de trésorerie, les solutions classiques

Carte de la franceA l'heure de cette crise économique la gestion de la trésorerie devient encore plus problématique.

Alors voici quelques informations de bases pour répondre à des trous de trésorerie:

  • Le dĂ©couvert autorisĂ©

il consiste pour votre banquier à faire l'avance de trésorerie, c'est à dire à payer vos fournisseurs alors que vous ne disposez pas sur le compte du montant suffisant (finalement le banquier paye à votre place en échange le taux d'intérêt élevé: de 7% à 13% en moyenne selon le risque que représente votre entreprise).

Ce moyen de financement est délicat à obtenir en phase de création car le banquier ne dispose d'aucune garantie si l'entreprise dépose le bilan. Ce faisant mieux vaut négocier la totalité des besoins de financement de l'entreprise (emprunt, découvert, escompte...) dès le départ plutôt que d'attendre les première difficultés pour de toute urgence aller négocier une solution.

Le découvert autorisé fait l'objet d'un contrat spécifique

  • La facilitĂ© de caisse:

Elle consiste également pour le banquier à faire l'avance de trésorerie par contre sur une période nettement plus courte que celle généralement observée dans le cadre du découvert autorisé.

La facilité de caisse peut être temporaire ou permanente, mais nécessite un accord préalable de votre banque. Dans la pratique, souvent la Facilité de Caisse constitue une avance dans l'attente d'une rentrée.

  • Le crĂ©dit de campagne:

Votre banquier va pendant un temps pré-défini prendre en charge l'ensemble des factures présentées au débit de votre compte. Le crédit de campagne s'adresse aux entreprises qui officient sur des marchés saisonniers et qui ont un besoin de financement en général supérieur à 1 mois.

 

Le régime de l'auto-entrepreneur: 242.000 inscriptions depuis janvier 2009

businessfinanceSur les 242.000 inscriptions depuis le début de l'année à ce statut, 40% des auto entrepreneurs déclarent une activité réelle avec du chiffre d'affaires.

Les auto entrepreneurs qui réalisent une activité économique déclarent en moyenne 4.000 euros par trimestre, soit 1.400 euros par mois.

Sur le premier semestre, les auto-entrepreneurs ont généré un chiffre d'affaires global de 361 millions d'euros. Hervé NOVELLLI pense qu'en année pleine le chiffre d'affaires des auto entrepreneurs au global devrait être proche de 1 milliard d'euros.

 

Comment protéger le nom d’une société ?

businessfinanceTout d'abord distinguons:

  • La protection de la dĂ©nomination sociale:

Vous protégez la dénomination sociale lorsque vous créez l'entreprise. Comment ?: en vous adressant au centre de formalité des entreprises (CFE) pour immatriculer l'entreprise.

Ce faisant avant l’immatriculation d’une entreprise vous devez vérifier que le nom est libre. Il ne faudrait pas que celui-ci reproduise ou imite un nom qui bénéficie d’un droit antérieur pour des activités identiques ou similaires.

Pour vérifier la disponibilité d'un nom de société cliquer ici

  • La protection du nom commerciale:

La protection du nom commercial et de l’enseigne naît du premier usage public et se conserve par l’utilisation sur des documents commerciaux (prospectus, publicités, factures, etc.). Pour plus de protection, le nom commercial ou l’enseigne peuvent être mentionnés au RCS et figurent alors sur l’extrait Kbis.

Si des produits ou des services sont vendus sous le nom de l’entreprise, il est nécessaire de les protéger en déposant une marque.

Pour savoir comment déposer une marque cliquer ici

 

Un sondage auprès des entreprises innovantes organisé par le Comité Richelieu

ComitĂ© RichelieuLe ComitĂ© Richelieu, association française des PME innovantes, a interrogĂ© 1800 PME innovantes (profil : 55 employĂ©s, CA 6 M€ dont 32 % Ă  l’export) sur leur situation actuelle et leurs attentes, en particulier dans le cadre du projet de grand emprunt. Le sondage, ouvert 36 heures les 24 et 25 septembre 2009, a donnĂ© lieu Ă  392 rĂ©ponses.

Attention : les citations en italique n’engagent pas le ComitĂ© Richelieu.

Avez-vous rencontré des difficultés financières pendant la crise ?

57 % OUI, 43 % NON

La crise exacerbe les relations des PME innovantes avec les banques :

Nous avons reçu des refus de prêt de banques, sans motivation alors que nous avions une couverture plus que satisfaisante.

Dès que la crise est apparue ma banque m’a lâché alors que des clients commençaient à me demander de plus en plus.

Ma banque m'a juste informé que bien que j'étais considéré comme un très bon client, mon autorisation de découvert serait réduite et qu'il me fallait étudier une solution d'affacturage qu'ils se faisaient une joie de m'adresser…

Mais la problématique sous-jacente dépasse le strict cadre de la crise actuelle :

Les problèmes rencontrĂ©s avec les banques ne sont pas spĂ©cifiques Ă  la crise mais au financement de l'innovation et plus particulièrement de la R&D. Les banques en effet affirment qu'elles « n’ont pas de produit pour financer de l'immatĂ©riel », rĂ©ponse invoquĂ©e nonobstant l'accord de garantie d'OsĂ©o, de la rĂ©gion et de la garantie personnelle qui complète les garanties du prĂŞt Ă  plus de 120%.

Impossible pour une PME innovante pas encore bénéficiaire d'obtenir un financement de la part d'une banque française.

Nous sommes confrontés à la frilosité des banques qui ont des critères d'analyse trop stricts et n'en sortent pas. Nous avons des fonds propres négatifs et c'est rédhibitoire pour être accompagné par une banque.

1) Avec les banques il est très difficile d'obtenir une ligne de trésorerie en rapport direct avec l'activité. Globalement la ligne de trésorerie n'a pas bougé en 8 ans malgré une multiplication du CA par 4.

2) Il est également difficile d'obtenir un écrit concernant le montant du crédit accordé accepté par la banque.

3) Enfin pour l'obtention du crédit il faut signer des documents manuscrits avec un tas clauses qui me rendent personnellement responsable à vie.

D’après les PME, le problème central provient de ce qui est perçu comme une incapacité des banques à prendre des risques :

Les banques, d'une façon générale, répugnent à prendre des risques dans l'industrie. Elles savent pourtant en prendre dans la finance.

Pour ce qui concerne un éditeur de logiciel je peux vous dire que les banques ne savent toujours pas lire un bilan aux normes IFRS IAS 38 et que l'immatériel est aussi virtuel qu'un courant d'air. Elles utilisent OSEO pour réduire leur risque mais elles ne prennent aucun risque.

Reproches qui nous sont faits : endettement dĂ©passant les fonds propres, alors que notre sociĂ©tĂ© est en constante progression en termes de CA.

Elles exigent donc des résultats et un niveau de fonds propres, souvent incompatibles avec la nature spécifique des PME innovantes :

Il y a une grande difficulté de l'environnement financier à comprendre que l'innovation ne génère pas immédiatement du chiffre d'affaire.

Comme toutes les jeunes entreprises innovantes, nous dépensons beaucoup d'argent en R&D, propriété intellectuelle, droits d'auteurs, développement informatique, et bien sûr, nous ne sommes pas des entreprises rentables à court terme. Il est indispensable de mieux soutenir ces entreprises, qui créent la richesse de demain.

Le manque de fonds propres est sans cesse un frein vis à vis des banques et de l'administration française. Il faut en finir avec cette approche totalement archaïque de l'innovation.

Que les banquiers cessent enfin de jouer à faire de l'arithmétique avec les bilans passés sans faire l'effort (ou se donner les capacités ?) d'appréhender le potentiel des projets. Qu'ils s'engagent davantage sur les hauts de bilan, éventuellement par des prêts participatifs Qu'ils remplacent leurs décideurs ne regardant que dans leur rétroviseur par de vrais entrepreneurs dotés de vision et capables de se projeter dans l'avenir sur les projets soumis.

Cette situation dépasse le strict cadre des relations avec les banques et s’étend également aux aides publiques à l’innovation ou à l’exportation :

Nous demandons une meilleure aide à l'export, sous forme de prêts à l'export accordés plus facilement que ce que fait Oséo qui ne prête qu'à des sociétés *très* rentables depuis *très* longtemps.

Il faut lever la condition de fonds propres pour les PME souhaitant bénéficier des aides OSEO ou des pôles. Les PME dites innovantes ont souvent à financer un programme de R&D avant d'obtenir des résultats commerciaux, et cette condition de fonds propres est un obstacle à la conduite des ces programmes, pour celles qui n'ont pas levé (ou peu) d'argent.

Dans ce contexte, les réponses déjà mises en place par les pouvoirs publics ne semblent pas suffisantes :

Si vous avez rencontré des difficultés financières, avez-vous utilisé les services du médiateur ?

13 % OUI, 87 % NON

Si vous avez utilisé les services du médiateur, en êtes-vous satisfait ?

46 % OUI, 54 % NON

Quand une banque ne veut pas prĂŞter elle ne le fait pas peu importe l'intervenant.

Le médiateur, malgré sa bonne volonté, n'a pas les moyens juridiques d'imposer aux banques une modification de leur comportement.

Pas de solutions apportées. Bon contact, mais finalement aide plus psychologique qu'autre chose.

Les banques sont maintenant organisées pour répondre et mener en bateau le médiateur. Elles ont décorrelé l'opérationnel (les gens de terrains qui sont quand même proches de l'entreprise) de ceux qui analysent les risques et discutent avec le médiateur (sans même connaître la société).

Si vous avez rencontré des difficultés financières, votre banque vous a-t-elle proposé les services d’OSEO ?

34 % OUI, 66 % NON

Si oui, en ĂŞtes-vous satisfait ?

48 % OUI, 52 % NON

Selon les PME, OSEO applique aujourd’hui les mêmes règles que les banques :

MĂŞme principe que les banques, si vous n'avez pas assez de fonds propres on ne vous aide pas.

On utilise déjà OSEO au maximum des possibilités (1 € d'endettement OSEO pour 1 € de fonds propres).

''Les critères de fonds propres sont rigoureusement identiques pour les banques et Oseo.''

De plus, comme pour le médiateur, certaines PME souhaiteraient que l’impact d’OSEO sur le fonctionnement des banques puisse être encore plus important :

Cautions personnelles de toutes les façons même via OSEO.

Garantie Oséo de rang insuffisant pour prendre le risque de monter un dossier par la banque.

Les banques ne financent pas l'innovation même lorsque la garantie Oséo est acquise.

Longueur d'instruction et le banquier utilise cette possibilité pour se couvrir. Cela lui permet de ne prendre aucun engagement (sachant bien que le risque n'est pas le métier du banquier mais la gestion de la trésorerie, oui).

Enfin, plusieurs PME réagissent sur le coût des interventions d’OSEO :

Nous avons été satisfait de la réactivité d'OSEO, de leur garantie ayant facilité le prêt bancaire mais les services d'OSEO sont très coûteux.

OSEO malgré une approche très commerciale reste cher par rapport aux prêts proposés par nos banques en direct.

Que pensez-vous des prĂŞts participatifs ?

60 % intéressants, 10 % pas intéressants, 30 % ne sait pas

Il faut absolument augmenter les quasi fonds propres et fonds propres. En période de crise ce type d'outil à le mérite de découpler réels besoins de fonds propres des aspects spéculatifs liés à la valorisation d'une société au temps de crise.

Equivalent d'une dette mezzanine assimilable Ă  des fonds propres : toujours très intĂ©ressant, cela Ă©vite la dilution des fondateurs !

Le prêt participatif est très intéressant et compte en quasi-fond-propre, en plus d'un cautionnement à 100%. C'est un outil très efficace, dont l'usage devrait encore davantage se développer.

Le prêt participatif semble être une alternative à une levée de fonds (forcément dilutive). Il faut bien sûr que ce prêt soit d'un montant significatif, sinon cela n'a pas de sens (si c'est juste pour pallier à un bref trou d'air de trésorerie, un prêt classique suffit).

Nous nous sommes intéressés à ce type de prêt depuis la tentative avortée de l'ANVAR, à l'époque, puis à celle de la BCE qui n'a pas vu le jour. Nous pensons que c'est un excellent levier pour stimuler l'Innovation et la Recherche ainsi que de permettre aux PME de développer des projets "ambitieux". Notre suggestion est qu'il soit pris en compte dans la décision du financeur autant les critères financiers que l'innovation et le contenu qualitatif du projet. Ceci afin de ne pas exclure d'emblée les entreprises dont les fonds propres sont limitées.

Cela parait extrêmement intéressant sous réserve d'organiser la distribution de tels produits pour éviter le même blocage. Il conviendrait donc d'obliger les banques à distribuer une quote part du produit ci-dessus en pourcentage des produits distribués sous peine de sanctions qui leur rendrait la résistance à la mesure plus coûteuse...

Enfin, les PME interrogées ont été nombreuses à souhaiter mentionner la dimension clé de leur relation avec leurs clients :

Besoin de plus de travail donc de commande il n'a pas que la finance, votre questionnaire ne parle que de finance On veut de l'activité pas des sous Les PME veulent sous forme de commandes une part très significative de ce grand emprunt (exemple le small act américain quoiqu'en pense Barroso).

Ce n'est pas de l'argent que l'on souhaite, c'est du chiffre d'affaire avec des résultats net positif !!

Nous revenons toujours à la même chose: proposer des mesures incitatives pour garantir un minimum de commandes sur les grands projets aux PME compétitives pour leur permettre d'avoir de bonnes références nationales et de développer de nouveaux produits/services acceptés et approuvés par le marché.

Ce dont on a besoin c'est de CA, avec un vrai Small Business Act. C'est l'attente essentielle vis à vis du gouvernement et du pacte PME. L'article 26 de la loi de modernisation va dans le bon sens, mais il n'est pas suffisant pour éliminer l'inertie et l'irresponsabilité dans les services archi-conservateurs que sont les achats publics et les DSI.

Ce sujet sera abordé prochainement par le Comité Richelieu, avec la présentation du bilan des trois premières années du Pacte PME.

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