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60,4 % des entreprises exportatrices sont innovantes

businessfinance Les données douanières et l’enquête européenne Innovation CIS réalisée par l’INSEE indique que:

L’innovation est un plus pour les entreprises qui se développent à l’international. Leur chiffre d’affaires à l’exportation et la progression de leurs ventes sont supérieurs à ceux des entreprises non innovantes.


Les entreprises qui innovent exportent davantage, surtout les plus grandes:

Les résultats de l’enquête Innovation confirment donc que les entreprises qui s’engagent dans l’innovation en termes de produits, de procédés, d’organisation ou de marketing sont plus présentes à l’exportation.

L’enquête montre aussi que la capacité à créer est bien plus présente dans les entreprises de 250 salariés et plus. Dans cette catégorie, 85 % se déclarent innovantes contre seulement une sur deux pour les moins de 20 salariés, ceci s’expliquant par leur capacité à supporter les coûts d’innovation qui sont souvent importants.

Les entreprises innovantes sont aussi plus performantes et plus résistantes:

Sur la pĂ©riode 2006-2010, les entreprises exportatrices innovantes affichent de meilleures performances :

  • leur CA moyen Ă  l’export est plus Ă©levĂ© : 4,6 millions (contre 1 million pour celles qui n’innovent pas)
  • leurs exportations progressent plus rapidement : + 1,7 % par an en moyenne (contre - 2,1 % pour celles qui n’innovent pas)

Les innovations sont constatées surtout dans le domaine organisationnel…:

Les travaux innovants engagĂ©s par les entreprises ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s dans 4 domaines :

  • produits
  • procĂ©dĂ©s
  • organisation
  • marketing

60 % du total des entreprises interrogées déclarent procéder en priorité à des innovations de type organisationnel.

Les grands exportateurs combinent les différents types alors que les plus petits d’entre eux recourent moins souvent aux innovations en produits et en procédés.

…Et dans les secteurs à forte intensité technologique

80 % des entreprises innovantes se concentrent dans les secteurs suivants : pharmacie, informatique, chimie et automobile. Innover permet aussi de conquĂ©rir davantage de marchĂ©s

Les entreprises innovantes exportent vers plus de pays : 8 pays en moyenne, contre 5 pour les non innovantes. Elles sont Ă©galement plus prĂ©sentes sur les marchĂ©s lointains, notamment l’Asie (11 %, contre 6 % pour les non innovantes) et l’AmĂ©rique (11 %, contre 5 %), oĂą la croissance est plus dynamique.

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La Bibliothèque nationale de France, Google et Nathalie Kosciusko-Morizet

Carte de la franceRappelez vous il y a deux mois environ la La Bibliothèque nationale de France (BNF) brandissait la hache de guerre contre Google qui souhaitait numériser le plus de livre possible.

Il est vrai que le business model de Google étant basé sur la gratuité des informations rendre l'accès à tous les livres (pas seulement à ceux tombées dans le domaine public) pose des problèmes en terme de droit d'auteur.

Néanmoins nous assistons à un virage à 360 degrés puisque la BNF n'exclut plus un accord avec Google pour l'aider à numériser son fonds de bibliothèque.

Dans un interview publiée par le quotidien la Tribune Denis Bruckmann,directeur général adjoint de la BNF, indique que des négociations sont engagées.

Pourquoi un tel changement ?: simplement parceque Google offre son service de numérisation gratuitement pour la BNF.

Pour rassurez la BNF Google a du insister sur les bibliothèques qui utilisent déjà leur services:

  • la bibliothèque de Lyon avec 510.000 documents numĂ©risĂ©s.
  • le Congrès amĂ©ricain
  • Harvard
  • Oxford

Au total ce sont plus de 30 bibliothèques internationales qui sont accessibles sur Google search book.

Ce qui interpelle dans cette annonce c'est plutôt le commentaire de la secrétaire d'Etat au numérique Mme Nathalie Kosciusko-Morizet qui déclare que le coût de la numérisation qui serait à la charge de la BNF (car Google n'est pas appelé à tout scanner) pourrait être intégré dans le cadre de l'emprunt national.

Déjà que de nombreux doutes existent sur l'opportunité du Grand Emprunt, car à ce jour les marchés financiers prêtent sans difficulté au navire France, donc pourquoi utiliser une autre source de financement ?. De plus pour être attractif il est fort probable que le taux d'intérêt proposé soit supérieur à celui pratiqué par les marchés financiers.

Ce faisant avec un emprunt qui risque de coûter très cher, autant s'assurer que l'effet de levier sera considérable...et là encore une question se pose sur l'impact de la numérisation des archives de la BNF sur la création d'emploi ou le soutien à l'innovation...

 

A propos de la rémunération des « patrons et autres dirigeants»…

Remi Guillet Cet article a été écrit par Rémi GUILLET aujourd’hui retraité.

Ingénieur de l’Ecole Centrale Nantes (ex ENSM promotion 1966) il est aussi Docteur en Mécanique et Energétique (Université H. Poincaré-Nancy 1-2002) et diplômé en Economie/Gestion (DEA Université Paris 13-2001).

Son activitĂ© professionnelle l’a amenĂ© Ă  travailler essentiellement en recherche appliquĂ©e dans le domaine de la combustion. Il s’est fait notamment connaĂ®tre pour ses travaux sur la « combustion humide », recevant un Prix « Montgolfier » des Arts chimiques en 2002 (Prix dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© d’Encouragement de l’Industrie Nationale). Il a Ă©tĂ© en charge du secteur Energie/BTP au siège de OSEO entre 1995 et 1998…Ce qui suit est la proposition faite dans mon ouvrage (« Pour plus de solidaritĂ© entre le capital et le travail ou de nouvelles chances pour l’emploi ed. l’Harmattan ») et consĂ©cutive Ă  mes travaux sur « les conditions du resserrement des liens entre actionnaires et salariĂ©s »…

Selon l’esprit du modèle dĂ©veloppĂ©, les dirigeants constituant un « troisième acteur » Ă  cĂ´tĂ© des actionnaires et des salariĂ©s ont naturellement une rĂ©munĂ©ration faite de trois Ă©lĂ©ments : une part qui leur est spĂ©cifique et selon les cas (grandes entreprises, PME, TPME…), prĂ©dĂ©terminĂ©e de type salaire… ou variable avec les rĂ©sultats (avec la valeur ajoutĂ©e crĂ©Ă©e par l’entreprise) Ă  laquelle s’ajoutent deux « primes » l’une indexĂ©e sur la masse salariale, l’autre sur les dividendes(1)…

Quant aux stocks-options elles sont non souhaitĂ©es car trop enclines Ă  favoriser le « capital » et ses dĂ©tenteurs dans un contexte oĂą l’emploi restera longtemps une problĂ©matique majeure.

Si néanmoins elles existent, les stocks-options doivent alors concerner l’ensemble salariés et dirigeants, voire les actionnaires fidélisés …

De leur cĂ´tĂ© et toujours respectant l’esprit du modèle proposĂ©, les « golden parachutes » ne peuvent qu’être une prime nĂ©gociĂ©e entre tous les acteurs et essentiellement Ă©tablie sur les bases de la valeur ajoutĂ©e produite par l’entreprise au moment du dĂ©part du dirigeant…




L’auteur : RĂ©mi Guillet




(1) voir diverses publications ed. L’Harmattan ou autres sites

 

Les PME innovantes privilégiées lors de marchés publics

businessfinanceL’expérimentation prévue pendant 5 ans pour la passation des marchés publics de haute technologie avec les PME innovantes, est entrée en vigueur.

Afin de faciliter le développement des PME innovantes, en leur accordant un droit de préférence dans le cadre des marchés publics, elle permet aux pouvoirs adjudicateurs de réserver un montant au plus égal à 15 % de leurs marchés de haute technologie aux PME.

Par exemple : si un acheteur public a consacrĂ©, en moyenne, sur les 3 dernières annĂ©es 1 M€ Ă  des petits marchĂ©s technologiques par an, il pourra en rĂ©server pour un total de 150 000 € Ă  des PME innovantes.

Cette mesure est incitative : elle ne crĂ©e pas d’obligation pour les acheteurs publics, mais leur offre une simple facultĂ©.

Ceci participe ainsi à l’objectif du gouvernement de générer, d’ici 2012, plus de 2000 nouvelles entreprises de taille intermédiaire, qui puissent devenir les leaders mondiaux de demain... un pas supplémentaire dans la construction d’un véritable Small Business Act à la française.

Les contrats doivent concerner uniquement des marchés de haute technologie, de R&D et d’études technologiques (travaux, fournitures ou services), d’un montant inférieur aux seuils des procédures formalisées (133 000 € pour l’État ou 206 000 € pour les collectivités territoriales).

Ces règles sont applicables aux marchés pour lesquels un avis d’appel à la concurrence a été publié ou pour lesquels une négociation a été engagée depuis le 6 août 2008.

Pour bénéficier de la préférence les entreprises devront pouvoir répondre à l'un des filtres ci-dessous:

  • les sociĂ©tĂ©s doivent avoir engagĂ©, au cours de l’exercice prĂ©cĂ©dent, des dĂ©penses de recherche reprĂ©sentant au moins 15 % des charges fiscalement dĂ©ductibles ( comme pour les entreprises bĂ©nĂ©ficiant du statut de jeunes entreprises innovantes -JEI- ) ,
  • Pour les sociĂ©tĂ©s industrielles le taux de dĂ©penses passe de 15% Ă  10 %,
  • Le plus simple, peut ĂŞtre, consiste Ă  se rendre au sein des bureau d'OSEO afin qu'après expertise il qualifie l'entreprise comme innovante. Cette qualification existe dĂ©jĂ  pour les entreprises qui souhaitent ĂŞtre financĂ©es par un FCPI.

Le dispositif a pour but de stimuler la croissance et l’innovation des PME, en leur offrant une première référence publique et en faisant croître leur chiffre d’affaires.

Le dispositif est rĂ©servĂ© aux PME innovantes dĂ©finies par l’article L. 214-41 du code monĂ©taire et financier : celui-ci dĂ©crit les critères que doivent remplir les sociĂ©tĂ©s pour ĂŞtre qualifiĂ©es d'innovantes et donc ĂŞtre Ă©ligibles au dispositif.

Décret n°2009-193 du 18 février 2009, JO du 20 février 2009

 

"Les entrepreneurs" sur M6

Réalisée avec le soutien du Ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, "Les entrepreneurs", est un programme court inédit conçu par la productrice Nora Barsali dans l'objectif de donner à tous l'envie de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale.

Ce programme, diffusé les samedis à 19h45 et dimanches à 20h35 sur la chaîne M6, donne la parole à des chefs d'entreprise de tous horizons.