DollarsLe Directeur de la pépinière d'entreprises de Revel (membre du réseau Interfaces) attire mon attention sur un article fort intéressant de Mme Christine Lejoux paru dans le magazine La Tribune sous le titre évocateur " Et si les investisseurs étrangers étaient ceux qui croyaient le plus dans les start-up françaises ?"

Malheureusement depuis trop longtemps j'écris sur une des problématiques bien Française: la difficulté que nous avons à financer nos entreprises en phase d'amorçage technologique ou commerciale.

Cet article va dans le mĂŞme sens:

En 2013, le capital risque a investi 642 millions d'euros, un montant "très insuffisant, qui ne permet pas de faire face aux enjeux du financement de l'innovation en France", regrette l'Afic.

Et d'insister : "A titre de comparaison, ce sont 21,3 milliards d'euros qui ont Ă©tĂ© investis par le capital-innovation aux Etats-Unis, soit 33 fois plus !".

Rapporté au poids des économies respectives, le capital-risque pèse donc 5,7 fois moins en France qu'aux Etats-Unis.

La conséquence, notamment, des nouvelles réglementations de Bâle III et de Solvabilité II, relatives au renforcement des fonds propres des banques et des assureurs, et qui restreignent la capacité de ces derniers à continuer à jouer leur rôle de pourvoyeurs traditionnels du capital-investissement français.

A quoi s'ajoutent les coups de rabot portés ces dernières années aux incitations fiscales dont bénéficiaient les particuliers investissant dans des FCPI (fonds communs de placement dans l'innovation) et des FIP (fonds d'investissement de proximité). Un manque de ressources qui conduit le capital-risque français à ne plus être en mesure de financer les start up hexagonales, un comble.

Aussi l'Afic et l'Association française de la gestion financière réclament-elles "le rétablissement d'une fiscalité incitative" dans ce domaine. Un débat bien français.

Tout est dit!!!

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