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Valérie Pecresse, Luc Chatel et Nathalie Kosciusko-Morizet, lancent une consultation publique sur l'Internet du Futur

Carte de la franceValĂ©rie PECRESSE, Ministre de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche, Luc CHATEL, SecrĂ©taire d’État chargĂ© de l’Industrie et de la Consommation, Porte-parole du Gouvernement, et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, SecrĂ©taire d’État Ă  l’Économie numĂ©rique, lancent une consultation publique sur l’Internet du Futur en vue de recueillir l’avis de l’ensemble des acteurs concernĂ©s par ce thème : universitaires, chercheurs, grandes entreprises, PME, sociĂ©tĂ© civile…

Cette consultation porte notamment sur l’identification des thĂ©matiques liĂ©es au concept d’Internet du Futur (technologies du « cĹ“ur de rĂ©seau », rĂ©seaux d’accès, rĂ©seaux spontanĂ©s, Internet des objets, contenus, usages et services…), l’organisation de la recherche en France dans ce domaine, la coordination des plateformes d’expĂ©rimentation, l’organisation des pĂ´les de compĂ©titivitĂ© TICs sur cette thĂ©matique, la normalisation, les actions Ă  mettre en Ĺ“uvre pour prĂ©parer l’industrie française Ă  ces changements importants….

Elle permettra de définir un plan d’actions destiné à positionner favorablement la France dans le développement de l’Internet du Futur, et favoriser ainsi les retombées économiques et industrielles pour notre pays.

Cette consultation, disponible sur le site http://www.telecom.gouv.fr/internetdufutur, et accessible via le site http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr, est ouverte jusqu’au 13 juillet 2009.

Contexte de la consultation:

Internet, infrastructure stratégique pour nos sociétés, sera amené à évoluer profondément dans les années à venir. Les technologies d’Internet devront ainsi permettre une meilleure prise en compte de la sécurité et de la qualité de service et permettre le développement de nouveaux usages (comme la mobilité ou l’interconnexion avec le monde physique avec la montée en puissance de l’Internet des Objets). Ces évolutions devront aussi préserver les principes fondamentaux de neutralité, d’ouverture et d’interopérabilité qui ont permis à Internet de devenir le principal réseau d’échange d’information.

Ces Ă©volutions seront aussi Ă  la base de la crĂ©ation de nouveaux services et de nouveaux modèles Ă©conomiques sur les rĂ©seaux. Les enjeux de ces Ă©volutions Ă  moyen et long terme sont considĂ©rables : essor de nouveaux secteurs d’activitĂ© et de nouveaux acteurs industriels et Ă©conomiques (santĂ©, transport, Ă©nergie, environnement, Ă©volutions majeures de chaĂ®nes de valeurs pour certaines filières existantes).

Face Ă  ces opportunitĂ©s majeures de dĂ©veloppement Ă©conomique, la France et l’Europe doivent, comme le font les États-Unis ou le Japon, structurer leurs efforts dans le domaine de l’Internet du Futur : R&D, enseignement-recherche, plateformes de test, normalisation…

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Commentaires
1.   sismic  â€ş  lundi 1 juin 2009 à 16:41

En répondant à leur questionnaire, j'ai senti qu'ils voulaient nous recréer de nouvelles structures académiques un peu inutiles pour caser des chercheurs en mal de job ou faire mousser la ministre.... Pourquoi ne pas se contenter d'utiliser Cap Digital en France (cela suffit amplement), et les moyens de financement existants (en particulier les aides directes d'oseo anvar) en les adaptant à la spécificité de l'industrie numérique ? Le Sessi du ministère de l'industrie nous réalise déjà de belles études prospectives. C'est bon on va pas en rajouter. A la fin du questionnaire, on nous balance quand même l'éventualité de se faire financer par la Commission européenne. Cela signifierait t-il qu'après ces 50 millions du plan de relance français, il faudra trouver d'autres sources de financement pour les années à venir ???? Ah quelle belle Europe. Regardez déjà le peu d'intérêt pour le vote du 7 juin.
En fait, beaucoup d'effets d'annonce alors que les instruments existent, qu'il suffit de les soutenir humblement mais efficacement, en injectant régulièrement du budget (d'Etat et oui) et en partageant le risque avec le privé.
Si pour chaque nouvelle industrie, il faut tout recréer (structures, réseaux, etc), je ne vois pas comment nous aideront les entrepreneurs à y voir clair. Jouons simples et proches du terrain. Bruxelles c'est un peu loin.

 
2.   Philippe GAUTIER  â€ş  dimanche 19 juillet 2009 à 20:36

Tout comme la Commission Européenne, le gouvernement Français cherche ici à se projeter dans le long terme pour définir une politique d’accompagnement : en lançant cette consultation il est dans son rôle, qui pourrait le lui reprocher ?...

Cependant, compte tenu du sujet éminemment complexe (Internet), cette démarche consultative – dans sa formulation - n’est-elle pas ambigüe ?
En réfléchissant à ce sujet, j'identifie deux types de réponses possibles :

1)
La première (« gourou ») consiste à développer des visions de l’Internet du futur et, moyennant un «gap analysis», déduire les axes à développer en matière de R&D, investissements, positionnement, formation, etc.
Cette réponse est celle qui, d’ordinaire, préside au pilotage des politiques en matière de R&D des grands états, on la retrouve plus rarement dans l’élaboration des stratégies industrielles des acteurs économiques (plus pragmatiques).
Elle est utile en matière de recherche fondamentale (horizon >5 ans), peu efficace en recherche appliquée (horizon 2-5 ans) et «hors sujet» en deçà de ces délais.
Ce contexte est souvent propice à l’expression initiale des «gourous» qui disposent de la «vision du futur» (ou de bons appuis politiques) et nécessite de parier sur le futur.
L’histoire nous enseigne que la majorité de ces prédictions sont souvent réfutées par la suite…
Les réponses jugées les plus pertinentes (ou les mieux soutenues) sont alors utilisées comme objectifs et la politique mise en œuvre s’attache à définir les réponses – souvent normalisées ou standardisées - permettant de passer des «savoirs et moyens existants» aux «projections retenues comme objectifs».
Cette approche peut brider la créativité de certains concepteurs mais permet à tout un écosystème (officines de R&D, grands acteurs économiques, spécialistes du lobbying, associations, organismes de normalisation, etc.) de prospérer et (sur)vivre.
Elle occulte néanmoins une réalité souvent observée : celle de l’émergence d’innovations latentes qui créent des ruptures et se traduisent – dans le secteur marchand – par des success stories et des «standards de fait» (je ne donnerai pas de noms).

Je cite pour l’exemple l’analogie suivante : «Un enfant naît en 1950. Ses parents prédisent qu’il voudra devenir écrivain. Ils mettent donc tout en œuvre pour améliorer les moyens existants : stylo encre, papier, etc. En 1978, l’ordinateur se généralise et, qui plus est, l’enfant préfère danser plutôt qu’écrire des romans…»

2)
La seconde, plus pragmatique, consiste à faire observer par des experts objectifs les développements déjà engagés par les acteurs de l’Internet (acteurs directs et indirects).
En fonction de la pertinence de ces développements et selon un constat « a posteriori » (et non « a priori »), il s’agit donc de verser des aides adaptées (déconnectées de tout clientélisme ou lobbying) et se référant à une grille de lecture faisant référence (système de valeurs communes).
Il ne s’agit là que de favoriser des évolutions « systémiques » (ou Darwiniennes) de sélection et d’auto-organisation naturelles : les idées inadaptées ou farfelues disparaissant d’elles-mêmes.
Cette réponse (approche) est plus axée sur les écosystèmes relatifs à l’entrepreneuriat et un peu moins sur ceux qui relèvent de la « voyance ».

En parallèle, la question à poser n’est pas :

« Que deviendra l’Internet dans X années » ?

Mais :

« Comment, en avançant, nous allons identifier les bonnes opportunités et gérer la cohésion d’ensemble (sécurité, déontologie, …) » ?
Pour les lecteurs empreints de « systémique », la question est donc « comment allons-nous piloter (gérer, assister…) l’auto-développement de l’Internet » ?

Je reprends, pour l’exemple, l’analogie suivante : « Comment – en tant que parents – allons-nous piloter (assister) le développement de notre enfant ? Quelles valeurs allons-nous lui transmettre ? Comment allons-nous développer ses capacité d’adaptation ?, … »

Notre objectif est en effet de l’autonomiser afin qu’il puisse donner, une fois adulte, le meilleur de lui-même…

Philippe GAUTIER (www.business2any.com)

 
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