DollarsNeuf cents entreprises en danger ont obtenu un crédit bancaire après intervention du médiateur du crédit, selon les chiffres publiés le 12 janvier sur le bilan des neuf premières semaines de ce dispositif. Cela représente 63 % des 1 426 dossiers instruits, sur 3 727 reçus par les services du médiateur du crédit, René Ricol, depuis fin octobre.

"Toutes les banques jouent le jeu, sans exception", a indiqué René Ricol. Le plan français d’aide aux banques donne aux médiateurs "la faculté de négocier, car les mises de fonds sont progressives".

Ainsi, les banques peu coopérantes risqueraient de se voir refuser la possibilité de bénéficier du nouveau prêt de 10,5 milliards d’euros, annoncé mercredi par le président Nicolas Sarkozy.

"On peut se poser la question de savoir pourquoi les banques qui sont prêtes à accepter les dossiers en médiation ne les acceptent pas avant médiation", s’est néanmoins interrogé René Ricol dans un discours devant les sept médiateurs délégués et 105 médiateurs départementaux, en présence de Christine Lagarde.

"Le succès de la médiation (...) signifie quelque part l’échec de l’appréciation des risques par les banques, puisque les banques ont accepté de réviser leur jugement (...) dans 60 % des cas traités", a déclaré la ministre de l’Economie.

"Si le succès (des médiateurs) c’est leur échec, cela signifie (...) que les directions générales des banques (..) doivent se réorganiser, doivent mieux apprécier la dimension de risque à l’aune de votre succès (...). Très clairement il y a un réajustement qui devra s’effectuer", a affirmé la ministre à l’adresse des médiateurs.

Christine Lagarde a par ailleurs salué la rapidité - neuf semaines - de la mise en place du réseau des médiateurs du crédit, un taux de traitement des dossiers efficace et un bon taux de résolution des dossiers traités.

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