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Capitaux-risqueurs et Business Angels s'adaptent à la crise financière

usaLes capitaux risqueurs et les business angels made in USA sont également impactés par la crise actuelle.

Si l'on en croit la NVCA (National Venture Capital Association) qui étudie le comportement des sociétés de capital risque et les business angels, les investissements réalisés par ces derniers sur le troisième trimestre 2008 ont baissé de 10% par rapport au troisième trimestre de 2007. Ceci est la plus importante baisse constatée sur ces 5 dernières années (pour obtenir des résultats aussi problématiques il faut revenir à l'explosion de la bulle internet en 2002-2003)

Cette baisse s'explique par :

  • une vision plus critique des investisseurs financiers dans la capacitĂ©s des start up Ă  gĂ©nĂ©rer du cash rapidement, Sequoia Capital et Benchmark Capital deux sociĂ©tĂ©s de capital investissement qui comptent dans la planète finance conseillent Ă  leurs entreprises en portefeuille de limiter les charges fixes voir de limiter la voilure en terme d'effectif.
  • mais Ă©galement par la difficultĂ© qu'ils auront une fois investis de sortir... c'est Ă  dire de trouver des acquĂ©reurs de leurs actions permettant de gĂ©nĂ©rer une plus value. Par exemple lors du troisième semestre 2008 il y a eu seulement 58 acquisition par des groupes contre 102 sur la mĂŞme pĂ©riode en 2007.

De plus les sortis en bourse sont très rares ( 7 jusqu'à septembre 2008).

Dans cette situation les capitaux risqueurs amplifient un tendance de fonds chez eux: ré-investir dans des entreprises déjà en portefeuille plutôt que d'investir dans de nouvelles start up. La filière la plus touchée est celle des NTIC qui affiche une baisse de 36% des investissements en fonds propres par rapport à 2007.

Cette situation reste problématique lorsque l'on sait le poids important des VC et des business angels aux USA: 23 milliards d'euros investis en 2007 pour les premiers et 20 milliards d'euros pour les seconds.

Comme l'indique le Bulletins électroniques autant d'argent en moins c'est autant d'entreprises et de projet en R/D non financés.

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Commentaires
1.   MKL  â€ş  mardi 4 novembre 2008 à 11:06

Ceci n’est pas une crise financière !
A lire, l'analyse de cette crise par l'économiste Pierre Larrouturou (auteur du « Livre noir du libéralisme ») : "Ceci n’est pas une crise financière ! On en est là après trente ans de productivité mal gérée. La part de salaire a baissé, la dette a augmenté. C’est une crise sociale !"
marianne2.fr/Ceci-n-est-p...

DĂ©jĂ  18000 lectures !

Cet argumentaire est également disponible, de manière plus détaillée, sous forme d’une interview video réalisée par Respublica :
www.dailymotion.com/playl...

nouvellegauche.fr

 
2.   David C.  â€ş  mercredi 5 novembre 2008 à 23:53

L’enjeux du Nouveau Breton woods est sur la table!

L'économiste Jean-Luc Gréau dans un interview donner au Nouvel Obs du 30 octobre, dénonce le Faux Nouveau Bretton Woods de la City.

« N. O. - Que peut-on attendre d'un nouveau Bretton Woods ? Quels rôles peuvent jouer les pays émergents ?
J.-L. Gréau. - De deux choses l'une. Ou bien le nouveau Bretton Woods s'inscrit dans la lignée du précédent, qui tendait à stabiliser le monde du point de vue économique, monétaire et financier pour favoriser la prospérité, l'emploi et le progrès matériel, intellectuel et moral des populations. Ou bien il procède d'une tentative de soumettre, plus encore que ce n'était le cas au moment où la crise a surgi, les entreprises et les populations aux exigences maintenues des opérateurs financiers préalablement sauvés par les Etats. Les pays émergents ont un rôle à jouer dans la mesure où ils favoriseront la naissance de ce monde multipolaire, plus équilibré et plus stable, dont nous avons besoin. »


Face à la situation historique et révolutionnaire que nous sommes entrain de vivre, il ne faut pas céder à la tentation de certains agitateurs qui pensent que du chaos naitra une plus belle société. Du Chaos sortira qu’une autre loi de la jungle ou le plus faible sera toujours le perdant.

Nous devons aussi dire non au faux nouveau bretton woods proposé par Gordon Brouwn et ses amis, qui essayent d’imposer brutalement un contrôle totale sur l’économie par la haute finance international de la City et Wall street.

Nous devons au contraire nous mobiliser autour de la mise en faillite du système actuel.

Pour aiguiser vos convictions politiques et économique afin de rentrer dans la bataille, je vous propose la lecture du dernier tract de solidarité et Progrès, L’indispensable rupture avec l’empire financier, par Jacques Cheminade : solidariteetprogres.org/I...

« L’avantage des crises est qu’elles changent les règles du jeu. Il dépend de nous que ce ne soit pas pour le pire, mais pour le meilleur. »

La France doit peser sur le G20, et nous, citoyens, devons tout faire pour influencer nos Ă©lites.

La révolution passera par une réforme profonde du système monétaire et financier international, et non par de vaines révoltes violentes.

David C.
david.cabas.over-blog.fr
leretourdusillon@gmail.com

 
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