L'étude réalisée par l'AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital) et PricewaterhouseCoopers auprès des sociétés de capital investissement sur l'année 2007 donne les résultats suivants:

1-Les montants investis sont en augmentation de 24% par rapport Ă  2006; ainsi
1 558 entreprises
se sont partagées 12,6 milliards

2-Progression des montants investis sur chacun des métiers:

  • amorçage et crĂ©ation : + 26% soit 416 entreprises financĂ©es
  • dĂ©veloppement: + 24%
  • transmission (< 100 millions €) : + 22%
  • grands LBO (> 100 millions €) : + 35%
  • retournement ( financement d'entreprises en difficultĂ©) : - 12%

3- Les organismes qui financent les entreprises doivent au préalable également lever des fonds auprès de banques, d'institutionnels, de caisses de retraites, de particuliers d'origines françaises ou étrangères.

L'étude nous indique que 75% des capitaux levés bénéficient aux FCPR et 1,2 milliards € au travers des FCPI et FIP.

Le fait que la plupart de l'épargne qu'elle soit privée ou publique soit captée par les 3 véhicules financiers cités n'est pas pour nous rassurer, car sauf évolution notable en terme de stratégie d'investissement, ces fonds sont peu portés sur le financement de la création d'entreprises.

D'ailleurs sur les 416 entreprises financées en capital amorçage et capital risque il serait intéressant de connaître la répartition entre amorçage et capital risque.

Je suis toujours étonné que cette distinction ne soit pas réalisée...Il faudrait également distinguer les re-financements (deuxième ou troisième tour de table) dans cette phase de création.

De plus pour les opérations dîtes d'amorçage il serait également intéressant de valider qu'il s'agit bien de levée de fonds qui ont permis soit:

  • de concevoir un prototype, une nouvelle application...pour faire simple de rĂ©aliser des opĂ©rations de recherche et dĂ©veloppement,
  • de dĂ©velopper une force commerciale ou la mise en place d'une unitĂ© de production.

En effet une entreprise qui disposerait déjà d'un volant de chiffre d'affaires devrait être comptabilisée en capital risque.

4- Si l'on en croit le tableau ci-dessous il est des régions qui attirent les sociétés de capital risque:

répartitionparrégion



DES INVESTISSEMENTS REALISES DANS DES ZONES A FORTE DENSITE DE PME/PMI









5- RĂ©partition des investissements en fonction de l'effectif des entreprises

6- 66% des investissements sont réalisés auprès d'entreprises qui n'ont pas une activité innovante. Ce point me semble essentiel car on pourrait être tenté de considérer que le capital investissement ne s'adresse qu'aux entreprises menant des opérations de recherche et développement.

Or ce n'est pas le cas; par exemple une entreprise familiale qui fabrique des palettes en bois depuis 15 ans et qui affiche une rentabilité intéressante et constante et qui souhaite acquérir une nouvelle ligne de production trouvera sans problème des capitaux développeurs à ses côtés (histoire vécue bien évidemment).

D'où vient cette vision erronée du capital investissement ?

La responsabilitĂ© est partagĂ©e entre :

  • l'AFIC car dans l'Ă©tude il est indiquĂ© :

" Plus du tiers des entreprises accompagnées développent à caractère innovant et technologique" (me concernant j'insiste plutôt sur les deux tiers restant)

  • les responsables politiques, les mĂ©dias...qui Ă  longueur d'onde insistent sur l'importance de l'innovation.

7-Souvent les entrepreneurs m'interrogent sur les modalités de sortie des investisseurs financiers.

Voici ma réponse pour 2007:

Plus de 80% des sorties sont réalisées en bourse, auprès d'industriels ou du management de l'entreprise. En terme de vente à des industriels nous pouvons citer Doctissimo qui a été cédé au groupe Lagardère pour 138 M €.

Pour lire le document cliquer sur: Activité des acteurs français du capital investissement en 2007 par l'AFIC et PricewaterhouseCoopers

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