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Nos universités s'inspirent de ce qui marche chez nos voisins américians

businessfinanceIl y a quelques mois, le 16 octobre 2006 précisément, je vous avez relaté les modalités particulières de financement des universités américaines.

Privées ou publiques, les universités américaines peuvent percevoir des financements provenant du gouvernement fédéral et des Etats et instances locales, directement ou indirectement, sous forme de subventions pour le fonctionnement des établissements, contrats de recherche, ou bourses et autres aides pour les étudiants.

A cela, il faut ajouter deux modes de financement privés, très spécifiques, jusqu'à ce jour, de la culture économique américaine:

1- Le "fund raising", qui consiste à mener de véritables campagnes de levée de fonds auprès d'un large public (anciens élèves, entreprises, et autres), est pratiqué par les universités individuellement ou bien en groupe.

22 établissements d'enseignement supérieur privés et publics ont ainsi déjà recueilli en un mois un total de 256,3 millions de dons et promesses de dons , la somme de leurs objectifs pour l'année en cours est supérieure à un milliard de dollars.

2- Les "endowment funds" correspondent au capital financier des universités, principalement constitués et abondés par les dons collectés et une partie des intérêts de ce capital. Le placement de ces fonds peut engendrer des revenus très appréciables suivant l'importance des sommes placées.

Harvard University, dont les activitĂ©s de "fund raising" sont parmi les plus fructueuses, vient d'annoncer un retour d'investissements de 16.7% sur son capital financier, lequel atteint ainsi 29,2 milliards de dollars, ce qui fait d'elle l'universitĂ© la plus riche des Etats-Unis, très loin devant Yale University, classĂ©e en 2ème position par la National Association of College and University Business Officers (NACUBO), avec un capital nouvellement Ă©valuĂ© Ă  18 milliards grâce Ă  un rendement de 22.9% cette annĂ©e !

Les revenus du considérable patrimoine de Harvard, subdivisé en environ 11.000 différents fonds, lui permettent de couvrir une grande partie de ses dépenses annuelles (aides-étudiantes, salaires des professeurs, maintenances des locaux, etc.).

Et bien excellente nouvelle puisque l'Ecole des Mines de Nantes souhaite mener une étude de faisabilité suivie de la mise en oeuvre d'une campagne de Fund raising...

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Commentaires
1.   LeBeru  â€ş  vendredi 8 juin 2007 à 11:30

Petite faute d'orthographe : Ecole des Mines de Nantes

 
2.   Jean-Philippe  â€ş  vendredi 8 juin 2007 à 12:19

Je crois qu'écrire un billet à 1 heure du matin, ce n'est pas une bonne idée

Merci bien....

 
3.   GaĂŻc  â€ş  dimanche 10 juin 2007 à 05:26

C'est une idée interressante mais en France, je doute de sa popularité. En tout cas, pour les universités où l'individualisme semble le concept premier. Tant que les Unis n'auront pas les mains libres pour recruter professeurs et éleves, il sera difficile de développer un sentiment d'appartenance (à l'exemple de Harvard, Columbia ou Stanford) nécessaire pour une telle campagne. Le succés dépend aussi des salaires des anciens étudiants. Harvard est le meilleur exemple. En France, HEC ou l'ESSEC sont les seuls qui peuvent attendre quelquechose de telles idées. Du moins, pour le moment.

 
4.   Jean-Philippe  â€ş  lundi 11 juin 2007 à 10:48

Il est vrai que le financement en provenance des anciens semble délicat dans la mesure où la France n'est pas en mesure de créer des google...

C'est à dire des entreprises qui ont débuté avec peu pour devenir des géants au niveau mondial.
Ce faisant il est effectivement plus aisé d'aller à la rencontre de ces chefs d'entrperises pour financer les académies de formation.

Par contre la démarche va permettre de favoriser les liens entre les écoles et entreprises...

Donc Ă  suivre....

Mais visiblement GAÏC tu ne vas pas postuler pour réaliser l'étude de faisabilité.....





 
5.   GaĂŻc  â€ş  mardi 12 juin 2007 à 12:31

Jean Philippe,

Honnetement, en France je n'y crois pas. Ce n'est pas dans notre philosophie... Donner de l'argent? A moins d'une reduction d'impots en contre-partie. Reste a savoir, si une classe vaut bien une chambre en Suisse.

 
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