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Financer la création d'entreprises: une activité pas assez rémunérée

Il est clair, n'y revenons plus, nous avons déjà abordé la question de la défaillance de notre chaîne de financement de la création d'entreprises innovantes et récemment encore .

Donc le financement de la création d'entreprises innovantes par les sociétés de capital risque est quasiment inexistante ou bien en deça des besoins et attentes.

Mais si l'on se place du côté des sociétés de capital investissement il parait clair que le financement de la création d'entreprises ne présente pas beaucoup d'attraction en Europe car:

  • c'est une activitĂ© très risquĂ©e: intervenant pour aider au dĂ©veloppement technologique ou commercial d'un nouveau produit, les financiers prennent le risque de constater: que la demande n'existe pas, que les challenges techniques ne sont pas franchissables dans des dĂ©lais supportables, que l'Ă©quipe n'est pas compĂ©tente....

Effectivement intervenir plus en aval (équipe constituée, produit finalisé, première vente réalisée, première production livrée..) limite fortement les risques d'un mauvais placement.

  • c'est une activitĂ© peu rĂ©munĂ©ratrice voire Ă  perte

Si l'on se réfère à la dernière étude de l'EVCA (association des ventures européens) et de Thomson Financial sur la situation du capital investissement on note plusieurs points:

En tant que financier ces dernières années il valait mieux investir dans le LBO (financer une société qui va racheter une autre) que dans le capital-risque (prise de participation dans des jeunes sociétés innovantes).

Sur les trois dernières années le taux de rentabilité (TRI) affiché par les sociétés de capital risque pour l'activité amorçage (financement pour aider à la conception de nouveau produit, financement des premières actions commerciales...) a été de 2,1%.

Dans le même temps la rentabilité sur les opérations de rachat de société (LBO) affiche 13,2%.

Si aux Etats unis le financement de l'amorçage est plus aisé c'est également parce que les promesses de rémunérations sont importantes. L'activité capital risque affiche une rentabilité de 20.5%.

Ainsi résoudre la problématique du financement de la création d'entreprises en France pourrait consister à réfléchir à deux axes de travail:

  • augmenter la rentabilitĂ© potentielle de ce type d'investissement du point de vue des sociĂ©tĂ©s de capital risque. L'arme fiscale peut elle avoir quelques effets, pas certains car ces structures bĂ©nĂ©ficient dĂ©jĂ  d'amĂ©nagement fiscaux intĂ©ressants.
  • mettre Ă  disposition des sociĂ©tĂ©s de capital risque une enveloppe financière publique dĂ©diĂ©e au financement de la crĂ©ation d'entreprise.Dans ce cadre certaines sociĂ©tĂ©s de capital risque auraient pour mandat de gĂ©rer des fonds publics avec comme avantage d'Ă©viter le clientĂ©lisme (qui a existĂ© et qui existe encore dans certaines sociĂ©tĂ©s de capital risque rĂ©gionales) et d'Ă©viter que ces fonds se transforment en subventions.....

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Commentaires
1.   ...  â€ş  vendredi 26 octobre 2007 à 22:55

Intéressant...

 
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